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Jui
2012
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2012
Doudou Ndiaye Rose
Centre Culturel International de Hammamet
Mardi 24 Juillet 2012
Festival International de Hammamet
Doudou Ndiaye Rose est né à Dakar le 28 Juillet 1930. Il est issu d’une famille griotte Wolof. Ses arrières grands-pères sont tous deux des batteurs, mais son père, El Hadji Ibrahima NDIAYE, est un comptable et il interdit à Doudou de jouer du tambour. Ce dernier a donc appris malgré lui le métier de plombier, qu’il a exercé jusqu’en 1960, tout en ayant depuis l’âge de sept ans une grande passion pour le tambour sabar.
Pendant sa jeunesse, il va jouer en cachette et fait l’école buissonnière.
Doudou s’est formé au tambour auprès de El Hadji Mada SECK, animateur de radio et batteur très connu. A l’âge de trente ans son maitre quitte le Sénégal pour la Cote d’Ivoire ; Doudou est désormais en mesure de diriger un groupe de percussionnistes.
Une fois autonome, il a l’idée de doubler certains tambours de l’ensemble, en obtenant ainsi sept tambours au lieu de quatre prévus habituellement..
A cette époque, il se consacre à sa propre recherche personnelle, il sillonne tout le Sénégal et beaucoup de pays d’Afrique pour appréhender de nouveaux rythmes.
En 1959 la rencontre avec Joséphine Backer sonne une prémonition. Lors d’un concert à Dakar Doudou joue avec son groupe la première partie et la grande chanteuse la deuxiéme.Doudou contribue aussi à la création de l’hymne nationale du Sénégal .Les paroles sont tirées du poème de Senghor.
En 1965, il participe à l’inauguration du théâtre national Daniel Sorano. Une année plus tard, il assure le défilé d’ouverture du premier FESMAN (festival des arts négres).
Doudou fera de même pour les autres FESMAN organisés en 1977(au Nigeria) et 2010 (au Sénégal).
Doudou Ndiaye Rose est professeur de rythme à l’Institut National des Arts de Dakar et chef tambour majeur du ballet national du Sénégal. C’est ainsi qu’il est remarqué en 1977 par Maurice Béjart qui lui confie la tache de batteur au sein de l’école de danse Mundra-Afrique dirigé par la danseuse et chorographe Germaine Acogny.
Doudou compose aussi l’indicatif du journal télévisé de la Radio télévision du Sénégal et anime aussi des émissions culturelles à la radio.
En 1971, il collabore avec Julien Jouga, directeur de la chorale paroissiale Saint Joseph de Médina.
En 1984, les scénaristes Béatrice Soulé et Eric Millot réalisent un film documentaire sur Doudou. L’enregistrement est assuré par Eric Serra, compositeur de Luc Besson et bassiste de Jacques Higelin. Ce film permet Doudou de se faire connaître sur la scène internationale.
En 1985, il participe au festival de Jazz de Nancy et enchaîne ainsi ses collaborations notamment avec France Gal, les Rolling Stones, Peter Gabriel, Miles Davis, Dizzy Gillespie, Mory Kanté ou encore Youssou Ndour en se produisant ainsi sur les scènes mondiales les plus prestigieuses.
A partir de 1987 Doudou enchaîne les tournées mondiales avec sa formation de percussionnistes (entre 15 et 30 personnes) composée exclusivement par les membres de sa famille.
En 1989,il défile avec son groupe sur les Champs-Elysées à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française .
Son engagement culturel et ses qualités artistiques lui valent la nomination par le Président François Mitterrand au rang de Chevalier des Arts et des Lettres de la République Française. Dans son pays, le Président Abdou Diouf va l’élever au même titre, ensuite ça sera le Président Abdoulaye Wade qui va le nommer Chevalier de l’Ordre National du Lion et Grand Croix de la Légion d’honneur.
En Mai 2012, le Japon lui délivre la Médaille Soleil levant
L’Unesco le nomme également Trésor humain vivant.
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