Inscrivez-vous et recevez régulièrment la Jetset newsletter :
FermerLoadingEnvoyer cet article à un ami
Votre message a bien été transmis.
Jetset Magazine vous remercie de votre fidélité.
Problème lors de l'envoi
Nous nous excusons, réessayez plus tard.
FermerLoadingRéagir à cet article
Votre commentaire a été envoyé
Votre commentaire a été envoyé à notre équipe de modération, il sera publié après sa validation.

Nous nous réservons le droit de le modérer s'il ne respectait pas notre charte.
Problème lors de l'envoi
Nous nous excusons, réessayez plus tard.
FermerCollez le code ci-dessous dans votre page Web :

Festival de musique spirituelle — 4e édition Darya Dadvar (Iran)

La Presse | Publié le 23.09.2008

Festival de musique spirituelle — 4e édition Darya Dadvar (Iran) L’alchimie des sentiments
Le Festival de musique spirituelle a proposé au public, friand d’un genre qui gagne du terrain et fait de plus en plus d’adeptes, un spectacle qui a produit l’effet voulu à cause des qualités de l’artiste Darya Dadvar, la nouvelle voix de l’Iran.

C’était dimanche dernier à la basilique Saint-Louis de Carthage. Si le public est venu en grand nombre, c’est bien à cause de la réputation des Persans en matière de musique traditionnelle et spirituelle. Il faut croire qu’ils ne l’ont pas volée.

Darya Dadvar dont le prénom signifie «mer» se présente ainsi : «Je me vois comme une goutte d’eau qui atteindra peut-être un jour la mer». Elle réside depuis 1991 à Paris où elle mène une vraie carrière de soprano qui lui a fait sillonner le monde. Ses concerts sont très courus. En 2003, elle a reçu un accueil triomphal à l’Opéra de Téhéran. Accompagnée de 125 instrumentistes, européens et américains, elle a chanté un opéra inspiré du Chah-Nameh (Le Livre des rois) de Ferdowsi.

Ancrée dans la tradition du chant iranien, elle a élaboré un développement original qui génère des sonorités inédites. Son succès en Occident réside dans le fait qu’elle a su concilier et fusionner les diverses formes musicales dans un style qui lui est propre. Elle a établi une passerelle entre musique folklorique et spirituelle et chant classique européen.
Elle amène parfois à l’intérieur d’une chanson différents styles musicaux, rapproche les époques, traverse les langues et les dialectes. Elle suit avant tout ses propres instincts. Bref, elle a osé créer un nouveau style de chant.

La voie de l’esprit
Contrairement à la musique occidentale qui a développé depuis la Renaissance des harmonies tonales, la musique classique iranienne est modale et repose sur douze modes «maqam» qui, à leur tour, forment deux grands systèmes mélodiques. Tout l’art de la ravissante Darya Dadvar consiste à suivre les séquences mélodiques des modes et à improviser leur épanouissement. Selon son inspiration et en fonction de son auditoire, sélect et distingué, à Carthage, elle peut varier à volonté ses intonations, ses effets et sa virtuosité, afin de revêtir le squelette des modes d’une chaire musicale. Chaque mode chez Darya correspond à un type de personnalité, de contemplation et de sentiments et se joue en certaines circonstances et possède sa vertu propre sur l’auditoire. Les noms des mélodies interprétées évoquent la lamentation, la mélancolie ou la voie de l’esprit.
Le choix des comptines françaises “Au clair de la lune” et “Frère Jacques” chantées en persan paraissait pour certains saugrenu, sauf que Darya ne chante pas seulement avec ses lèvres mais aussi avec son cœur. On y sent une absence totale d’emphase ou de maniérisme. Très naturelle et toute en spontanéité, Darya a poursuivi avec le grand poète persan Hafiz, maître de la poésie lyrique, auteur d’un divan considéré aujourd’hui encore comme la principale nourriture spirituelle et poétique des Iraniens. Elle a poursuivi avec le grand poète iranien du XVIIIe siècle Iradj Mirza qui s’est largement inspiré de Shakespear pour son opéra “Vénus et Adonis”. Darya a chanté dans plusieurs langues et dialectes, promettant au passage de chanter du tunisien lors de sa prochaine tournée en Tunisie, spécialement Taht el Yasmina de Jouini.

Sur les registres de l’âme
Darya Dadvar était accompagnée dans ce récital par l’Américain Jacy Desmond au piano, le Français Jean-Luc Chavannes à la contrebasse, l’Australien Steve Shehan à la percussion et l’Irlandaise Susan MC Carthy à la flûte qui, chacun à sa manière, ont œuvré pour faire de ce récital un moment de pur enchantement et de partage d’une même connivence de cœur et d’attitude. Darya a emporté le public de la basilique dans une dramaturgie intérieure, jouant sur plusieurs registres de l’âme et actualisant une alchimie des sentiments.
Michael Douglas 'Les cigarettes et l'alcool à l'origine de mon cancer'

Michael Douglas 'Les cigarettes et l'alcool à l'origine de mon cancer'

Michael Douglas a tenu à parler de son combat lors d'une interview accordée à... Lire la suite

Kate Moss : le mannequin et la marque de vêtements stoppent leur collaboration

Kate Moss : le mannequin et la marque de vêtements stoppent leur collaboration

Le travail de styliste chez Top Shop? C'est la fin d'une histoire pour Kate... Lire la suite

photo soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soiree
Jetset Mag
Soirées
Sorties
Culture
Potins et news
Jetset Guide
Powered by SAME TEAM Valide XHTML 1.0