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Nous nous excusons, réessayez plus tard.Festival du rire 2008 Anthony Kavanagh
La Presse | Publié le 02.02.2008
Un showman qui décoiffe Plus de cheveux rasta mais son humour décoiffe toujours autant. Jeudi soir, l’humoriste canadien Anthony Kavanagh a réalisé un parcours sans faute sur les planches du théâtre municipal de Tunis. Depuis cinq ans qu’il préparait son retour, on n’en attendait pas moins d’un artiste de sa trempe.
«Il est strictement interdit de prendre des séquences photo ou vidéo au cours de ce spectacle. Tous les contrevenants seront lourdement sanctionnés», prévient une voix off juste avant le lever de rideau. Avec les nouvelles technologies d’aujourd’hui, il est facile de filmer, même à partir d’un portable, de télécharger le tout sur Internet et des milliers de personnes pourront suivre des séquences du spectacle «d’Anthony Kavanagh à Tunis» dans les heures qui suivent. Justement, c’est, entre autres, à propos de toutes ces nouvelles technologies que le Canadien d’origine haïtienne veut nous parler : «Depuis cinq ans que je n’ai plus joué sur scène, signale-t-il, le monde a beaucoup évolué.. Surtout la technologie. C’est comme l’autre jour, je suis allé acheter un portable et tout de suite le vendeur m’a demandé dans quel but je comptais l’utiliser ?!». Mais avant de continuer sur sa lancée, il s’est aussi renseigné sur les changements entrepris depuis cinq ans en Tunisie. «Il y a cinq ans vous aviez du bon football et aujourd’hui vous avez Lemerre. Au niveau du code de la route j’ai aussi constaté que vous n’utilisiez plus le clignotant pour tourner mais plutôt le klaxon avec des codes morse si c’est pour tourner à droite où à gauche».
Anthony Kavanagh est lancé et son humour enchaîne gag sur gag. Il affirme ne pas aimer les Parisiens car ils sont trop snobs d’après lui : «Tu vas jouer à Tunis, mais c’est où Tunis !?» il nous parle aussi du racisme qui vient de l’atteindre depuis qu’il s’est coupé les cheveux : «Dès que j’ai éliminé mes rastas on s’est finalement aperçu que j’étais noir. Du coup, les douaniers sont beaucoup plus suspicieux avec moi, on ne me laisse plus rentrer aussi facilement en boite; lorsque je me rends au restaurant on ne me met plus dans le coin réservé aux VIP…». Sur la politique française actuelle il dira : «Aujourd’hui, Rachida ça fait de droite et Ségolène, de gauche». Enfin depuis 5 ans, Anthony Kavanagh vit avec la même femme. Du coup il a pris du ventre et rêve aussi d’avoir un enfant. Comme à son habitude, il «bruite» ses sketches tout en les accompagnant de pas de danse.
Lors de la petite réunion avec les journalistes, juste avant le démarrage du spectacle, Anthony Kavanagh nous avait assuré : «J’ai retrouvé mes vraies bases d’artiste lorsque je monte sur scène. Je suis seul maître à bord et si je me plante, je ne le devrais qu’à moi-même. Il faut savoir que pour réussir il faut 5% de chance et 90% de sueur». Des sueurs, il en a lâché au cours de son spectacle de jeudi soir. Le public présent l’a bien senti et c’est sans doute pourquoi il lui a réclamé un bis après 01h15 de show. Kavanagh au Théâtre municipal de Tunis était donc une bonne affiche. Et tout comme l’a fait Yves Lecoq avant lui, Kavanagh va sans doute entreprendre une bonne promotion de ce festival du rire 2008 auprès du monde du show-biz français.
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