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Riadh Fehri: «Awtar tonik», un rêve vibrant

Le Quotidien | Publié le 29.08.2008

Riadh Fehri: «Awtar tonik», un rêve vibrant A quoi pourrait ressembler «Awtar tonik 2008» de Riadh Fehri qui aura lieu le 5 septembre à Carthage? La réponse est claire comme l’eau de roche : c’est un peu comme les autres créations montées pour les nobles causes et, bien sûr, des notes enthousiastes.

Des répartitions qui serviront de pont pour le meilleur des peuples du monde. Mais l’éventail de ce concert variété s’annonce plus élargi et encore plus étoffé avec d’autres arts et des surprises.
C’est à petits pas mais des pas sûrs et fondés que l’enfant de Sidi Bou Saïd continue à signer de sa présence et à persister dans le paysage de l’art et de la musique. Après, ses «Minaret et la Tour», «Kantara», «Vents 440», des succès qui ont fait le tour du monde et constellé à souhait d’autres cieux, le tour est à Awtar tonik. Cette dernière création en date, que les mélomanes tunisiens auront la primeur de découvrir sur scène, aura tout pour plaire. C’est un concert complet. «C’est le sillon que j’ai choisi et que je vais continuer à creuser. Toute ma passion est d’être au service de la musique. Une musique que je veux pour tout le monde…», pense à haute voix notre luthiste compositeur. Et il n’a absolument pas tort (et sans exagération aucune), quand il dit que sa musique est destinée à tous les citoyens du monde. Car elle est vraiment faite pour être écoutée par les gens de diverses origines. C’est une musique qui rime avec tous les langages et qui se marie à et sur tous les tons. Dans le métissage de son clavier musical, il y a beaucoup d’art et de savoir-faire. Pour ce, il parvient, à chaque fois, à inviter à son orchestre, des monstres sacrés connus et reconnus sur la scène mondiale et qui ont leur poids en or. A chacun certes son authenticité et ses pépites et à chacun son propre jeu. Son imaginaire. Son rêve. Mais le fait de picorer de tous champs les plus belles fleurs et les meilleures variations, cela donne quelque chose d’agréable à écouter et résonne outre les frontières sans difficultés et sans contrainte.

Ses «Awtar tonik» sont inscrits dans et sur la même ligne des clefs que notre artiste fabrique. Et ses solfèges sont comme à chaque fois les bons à prendre et à conserver pour parler en musique de la cohabitation heureuse entre les hommes et les femmes. Mélangeant ainsi les différences et en faire, un sacré diadème d’amitié en guise de rassemblement. Afin de rayonner sur le nouveau monde. Pour ce, Riadh Fehri a encore une fois invité toute une armada de fins connaisseurs. Il y a les anciens, des fidèles convaincus de son rêve réel ou de sa réalité rêvée. Mais à chacun son outil de passage et de sensibilité.

Déambuleront donc le soir du 5 septembre prochain sur la scène de l’amphithéâtre romain pas moins de 24 artistes, de grosses pointures, représentant pas moins de 11 nationalités. Et pas seulement ! Car dans l’air il y aura plein de surprises. Outre les quatorze morceaux qu’a mis en forme le directeur du conservatoire de Sidi Bou Saïd, il y a un peu de lumières, un trait de théâtre à la Hichem Rostom, une pincée de peinture à la nipponne et une bonne dose d’art et de créativité pour faire toute une variété au complet. Et il faut un peu de tout pour faire un monde. Et ce ne pas encore fini. L’Orchestre de l’Armée nationale quitte ses casernes le temps d’un soir d’été qui coïncide avec un des premiers jours du mois Saint, et il investira l’espace de son lot de sons et de «cloches» entre les passages, donnant ainsi un peu plus de reflet et de relief au reste des couleurs de Fehri. Un must de l’année qui n’a rien à voir ni avec le 44e Festival international de Carthage ni avec le festival de la Médina ou d’autres manifestations qui vont meubler nos interminables soirées ramadanesques. Ceci n’est qu’une petite idée sur ce qui va se faire avec Riadh Fehri et une pléiade d’artistes «non mercenaires» pour ne pas répéter les dires du musicien de Sidi Bou Saïd et locataire de son conservatoire. Et c’est bien ce qui va faire vibrer les gradins du théâtre romain, toucher et envoûter le monde.
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