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Alice au pays des Merveilles de la Haute Couture Tendances parisiennes automne-hiver 2011-2012

Beauté et mode | Publié le 02.08.2011

La mode est un peu une maison de poupées du monde moderne. Nous aimons habiller et être habillées. La vie moderne d’une femme tourne au conte de fée quand elle se donne chaque jour une personnalité différente et qu’elle s’entoure de mystère ou attire à elle l’attention. Nous n’aimons pas être la même chaque jour. Et notre terrain de jeu va bien au-delà de l’imagination masculine… S’ils changent d’avis très vite, nous sommes encore plus rapides et nous arrivons à prévoir leurs réactions, et à jouer avec leur surprise et leurs attentes.

La Haute Couture – le sur-mesure, les robes et les créations d’exception – sont une fusion de ce terrain de jeu moderne. Les couturiers apportent à chaque saison leur imagination, la portant à un niveau artistique exquis au travers de vêtements exécutés avec une adresse qui tient parfois de la pure magie. Cette saison, c’est la magie du bonheur qui fut à l’honneur. Des silhouettes drôles et élégantes d’Alice courant dans l’hiver après le lapin blanc, portant des chapeaux cubiques, et jouant avec des flamants roses dans la neige – des images de cette saison d’hiver, déclinée en différents tons et différentes humeurs.

La nouvelle collection de Chanel nous propose des géométries translucides, des boas et des silhouettes dignes de péplums. Cette collection faite de blanc, de noir, de gris et de couleurs neutres est une approche de Karl Lagerfeld lui-même – Monsieur Lapin Blanc.
La petite fille curieuse se balade toujours autour de la place Vendôme, se perdant dans des sphères magiques et scintillantes…

Le “Mondrian Day” de la collection Dior : des robes droites qui sont un champ idéal pour les couleurs et motifs. Basée sur les coupes rectilignes des années 60 dont les motifs étaient dus à des artistes contemporains dans la lignée de Mondrian, la nouvelle collection de Dior arbore une grande sensibilité artistique, donnant à l’hiver un parfum de mélanges variés et colorés.
Evoluant dans un champ irradiant de couleurs, de rayons de soleil se reflétant dans tout ce qu’elle voit, de lignes architecturales, de surfaces vitrées ou de formes scintillantes, l’Alice d'Elie Saab est la perle de la couronne du Pays des Merveilles, qui crée la magie par sa seule présence, appuyée de lumière, drapée de tulle, de soie, de tissus et de dentelle.
Des rubans en boucle transformés en élégantes silhouettes – telle est la magie de l’Alice de Stéphane Rolland. Elle sort tout droit de la mer. Plus sirène qu’être humain, et qui ne cherche pas à cacher sa queue. Elle flotte dans des arabesques voluptueuses et sans limite. Elle rêve de Dodo, créature préhistorique qui a conservé son épine de dinosaure et des mouvements ondulants. Et ces rêves sont tatoués sur sa peau.

La fable merveilleuse créée par Alexis Mabille au sujet de Sa Majesté : une reine Alice toute de plumes vêtue, irradiante de mystère et proposant une vision très personnelle du monde. Boas et plumes, manches et épaules de fourrure – le tout réfléchissant les courbes, les couleurs, les lumières, tout autour d’elle.
Alexandre Vauthier nous offre une Alice rouge cerise, emballée comme un paquet cadeau, telle une reine de cœur. Elle s’improvise une image inspirée en transparence des différentes rencontres faites lors de son voyage dans la vie. Ces personnages sont encore présents en elle, et apparaissent et disparaissent de sa silhouette au gré des humeurs. Manteaux de fourrure, boléros aux ailes de plumes, armures aux larges épaules, en forme de pétales de rose géants tout droit venus du jardin de la Reine. Ultra séduisant à tous points de vue.

L’Alice de Tang Dynasty, puissante et excentrique, flottant dans la soie, dégoulinante de douceur en chemin – telle est l’image dessinée par Zuhair Murad dans sa nouvelle collection. Il a fait le tour et a tiré le meilleur des variantes de la soie pour créer cette femme parfaite : crêpes satinés, organdi, tulle soyeuse, mousseline, gaze et dentelle. Des broderies savamment plissées telles des plantes, du bambou, des oiseaux exotiques, tout cela est dans la meilleure tradition de Tang Dynasty. Une histoire de quête de l’harmonie entre le Ying et le Yang. Extravagance surréaliste, la plus osée de la contrée, viola l’Alice d’Iris Van Harpen. De l’art en soi, dont le brio s’expose en 3D. Des éclaboussures d’eau cristallisées, tombant au long des épaules en collerettes d’écume, des ailes de sucre, des toiles d’araignée de cuir enroulées autour du corps – Alice se transformant d’elle-même dans ses propres reflets quand le temps presse et qu’il faut aller plus vite que la réalité des choses. Au travers du savoir-faire et des innovations, tant dans les techniques que dans les matériaux, Iris Van Herpen explore ici de nouveaux chemins d’expression individuelle pour son Alice.

Néo-futuriste et enneigée, l’Alice de la maison On aura tout vu s’entoure de miroirs. Elle y cherche le reflet du monde, y projette sa grâce, sa vie et son univers.
Forêts colorées, cette Alice de Franck Sorbier aux allures un peu curieuses est de son côté en contradiction avec le solide petit soldat à la parade de Maxime Simoens.
Un succès espagnol pour l’Alice de Jeremy Bueno, sur la scène de Wonderland. Impératrice des montagnes de saphir, que posséda Basil Soda, elle a quitté son monde de strass pour la vie réelle, partageant ses reflets avec les pierres et tout ce qui l’entoure.

Fragile, imitant les mythes imaginaires, juvénile, l’Alice de Georges Hobeika marche sur les nuages, telle une déesse grecque, répandant sa force gracieuse.
Des ligaments de métal aux joints complexes forment l’Alice de Christophe Josse. Elle est aux antipodes de l’Alice de Didit, avec sa délicatesse torturée et sa sur-fragilité, magnifiée de pétales et de plumes d’autruche.
Un pays vraiment magique, ce monde merveilleux de la Haute-Couture, où tout est possible, où tout change de dimensions et de forme, et se transforme pour devenir autre chose. Des moments magnifiques, qui flottent encore devant mes yeux, comme un jeu de cartes, imagination ultime du raffinement, dont l’étrange paradoxe est d’être déjà un modèle à suivre pour le monde de la mode.

Eleonora de Gray

Photo:
©Simon Ackerman
©Leah McQueen
©Chanel
©Dior
©Didit
©GeorgesHobeika
©Maxim Simoens
©Zuhair Murad
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