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Nous nous excusons, réessayez plus tard.Basculer de l’amour à la haine !
Méli Melo de pensées | Publié le 25.10.2011
Chacun de nous a dû au moins une fois dans sa vie aimer puis détester une même personne, et nous savons tous à quel point la frontière entre ces deux sentiments peut être infime et perméable. Le revirement peut parfois être d’une brutalité surprenante, un passage primitif de l’angélisme au démonisme. La mutation que notre cerveau est capable de faire dans ces moments-là m’a toujours paru ahurissante et bien loin de toute conception pompeuse de l’être humain souverain au royaume des bêtes. Cependant, ces observations ainsi couchées sur une page blanche relèvent surtout du réalisme, une vision personnelle élaborée selon les aléas de la vie.
Ces deux sentiments qui paraissent complètement opposés et bien souvent irrationnels peuvent d’un coup changer une personne, sa vision de la vie et sa conception des priorités d’un claquement de doigts, il suffit d’une seconde ou de quelques années mais si l’on bascule, il est pratiquement impossible de revenir en arrière. Je m’explique : depuis petits, ce sont la plupart du temps les choses qui nous ont fait mal qui nous marquent le plus, on s’en rappelle, on s’en méfie et on finit par les détester, c’est un instinct primitif de protection ; mais si nous aimons une chose ou une personne qui finit par nous blesser, cela peut aller au-delà de la haine car la déception et le ressentiment s’y ajoutent.
On commence par s’en vouloir à soi-même, on se dit qu’on aurait pu s’éviter ce mal, on se reproche de ne pas avoir su se protéger, de ne pas l’avoir vu venir, on culpabilise et on finit par se dire que c’est entièrement de notre faute…
Par la suite et avec un peu de recul, on commence à analyser les choses plus logiquement, on les décortique et on entre petit à petit dans la phase du pourquoi, du comment, celle qui nous aide à nous relever. Mais cela peut parfois durer longtemps, le temps de réaliser comment on a pu se tromper autant sur une personne, une personne qui était censée vous aimer. On se repasse les événements dans la tête des milliers de fois, et on réalise en fin de compte que les personnes évoluent différemment, qu’elles ont tout simplement une conception de l’amour ou de l’amitié complètement différente de la nôtre… Plus l’amour pour une personne est fort, plus le sentiment de haine peut l’être autant, ce sont deux choses qui malgré leur absolue différence sont exactement sur la même longueur d’onde, surtout si cela implique un changement radical dans notre vie, donc un chamboulement parfois total et non voulu.
Le fait de le vivre implique une forte personnalité mais nous ouvre par la même occasion une porte de sortie, celle qui nous permettra par la suite de passer de la haine à l’indifférence totale. C’est un processus compliqué, difficile, mais si on y arrive, c’est d’un soulagement extrêmement jouissif ; l’envie d’explorer de nouvelles pistes, de nouveaux chemins parsemés de surprises, bonnes ou mauvaises, peu importe. Alors, essayons de voir le côté positif de la chose, l’inconnu, ce sentiment de découverte palpitant qui redonne vie à cette belle sensation de s’ouvrir à de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives dont on ne soupçonnait même plus l’existence.
On s’habitue à tout dans la vie, l’essentiel étant de ne pas se perdre, d’avoir toujours confiance en soi, en ses capacités afin de pouvoir surmonter les problèmes avec le plus de sérénité possible. Nous le savons, la vie est dure, mais quand elle nous sourit, il n’y a rien de plus merveilleux.
Jetez le passé loin derrière vous et avancez avec vos maux et vos souffrances bien en tête, cela vous servira à détecter les signes avant-coureurs et les fautes à ne pas refaire, ce n’est pas pour rien qu’on dit : ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort !
Sacha Guitry a dit : Rien n'est plus proche de l'amour que la haine.
A bon entendeur…
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