Inscrivez-vous et recevez régulièrment la Jetset newsletter : Inscrivez-vous
FermerLoadingEnvoyer cet article à un ami
Votre message a bien été transmis.
Jetset Magazine vous remercie de votre fidélité.
Problème lors de l'envoi
Nous nous excusons, réessayez plus tard.

Interview avec Brad Pitt

Interviews | Publié le 19.11.2011

Brad Pitt est le genre de garçon qui se bonifie avec l’âge. Je me souviens, à mes débuts, d’un entretien avec l’acteur dans le cadre de la promo du film « Légendes d’Automne ». Brad était timide au point de ne jamais s’exprimer devant une caméra sans avoir une deuxième personne avec lui, dans ce cas le réalisateur Edward Zwick. C’était en 1994. Presque 20 ans plus tard, Brad Pitt s’est transformé en philanthrope, père de famille nombreuse et, beaucoup plus dur pour nous, l’homme qui partage la vie d’Angelina Jolie. La presse « pipole » a beau annoncer leur séparation quasiment toutes les semaines, le couple est toujours aussi uni. Brad Pitt n’a plus rien à prouver. Il est excellent acteur, il peut choisir les rôles qu’il souhaite, et lorsqu’il aime un projet, il n’hésite pas à le produire lui-même. C’est le cas de Stratège, son nouveau film, l’histoire vraie de Billie Beane, ancien joueur de base-ball qui a complètement changé les règles du recrutement. Au lieu de jouer le jeu de l’habituel Mercato, Billie a misé sur des joueurs sous-évalués, laissés le plus souvent sur la touche. En étudiant leur point fort, il les a engagés à bas prix et mis à des postes où ils auraient dû exceller depuis longtemps. Résultat : l’équipe de Billie Beane, celle d’Oakland en Californie, a remporté le championnat. Un exploit que Brad raconte dans son nouveau film. Brad joue Billie Beane avec une justesse et une simplicité qui montrent qu’il mérite sa place parmi les grands d’Hollywood. Brad Pitt se confie à Jet Set Magazine.

Ramzy : Le sport a beaucoup changé ces dernières années. Il s'agit plus souvent d'argent que de sport. Ce film est une belle leçon pour tous ceux qui ne vivent qu’à travers le Mercato.

Brad Pitt : Ce qui m’a plu, c’est de voir que les joueurs qui ne sont pas forcément les meilleurs sur le papier ont eu leur chance. Cela met un coup de projecteur à la valeur que nous donnons au succès. Ces joueurs pensaient qu'ils ne réussiraient jamais et donc ils n’ont eu pas d'opportunités. Tout d'un coup, certains gars sont arrivés et ont changé les règles en leur donnant enfin l’occasion de jouer. C'était leur tour d’entrer sur le terrain.

Ramzy : A Hollywood aussi, il y a des stars qui gagnent énormément d’argent. Tu penses que ce principe de faire jouer tout le monde peut marcher ?

Brad Pitt : En faisant ce film, je me suis posé des questions sur mes décisions. Tous ces gars-là m'ont inspiré. Ils se sont battus contre le système et ont tenté leur chance. Mais pour revenir au sport, les autres équipes ont depuis adopté cette théorie, même les grandes équipes qui ont beaucoup plus d'argent. Il faudra à un moment donné que les choses changent dans le sport. Dans le football anglais, il y a beaucoup d'inégalité dans le championnat car certaines équipes ont beaucoup plus d'argent que d'autres. Ce sont toujours les mêmes équipes qui sont en tête. C'est un peu pareil dans le cinéma, je voyage dans le monde et je constate que les gens n'ont pas tous les mêmes opportunités. Mais avec le cinéma numérique, tout est en train de changer et on voit beaucoup de nouveaux visages qui montent grâce à cette technologie. Des talents que nous n’aurions jamais découverts s’il n’y avait pas eu cette facilité de communiquer.

Ramzy : L’histoire de Billie Beane est celle d'un outsider. Tu te reconnais en lui ?

Brad Pitt : Oui. On oublie parfois que je viens de l’Oklahoma et du Missouri. Deux endroits où faire du cinéma n’est pas vraiment au programme ! J'ai commencé dans la figuration et progressivement, j'ai appris le métier. Mais je suis toujours fan des outsiders. Je dois en être un d'une certaine façon. Quand on démarre un projet en tant que producteur, on se retrouve aussitôt face à une énorme responsabilité. Il faut que beaucoup de choses fonctionnent ensemble pour qu'un film se fasse. Oui, je me sens souvent comme un outsider.

Ramzy : Et le Brad Pitt âgé de 16 ou 17 ans, c’était aussi un outsider ?

Brad Pitt : Il n'y a que les bagnoles et les filles qui m'intéressaient à l’époque ! Je ne pensais pas vraiment à l’avenir mais dès que j’ai commencé à faire ce métier, je me suis retrouvé dans la situation suivante : imagine un gosse qui a 17 ans. Quelqu'un vient le voir et lui dit "Tu vas jouer dans une série et on va te donner plein d'argent". Ce n’est pas forcément ce qui peut t'arriver de mieux. Ce n’est pas non plus ce que tu aurais voulu faire de ta vie. C'est un moment où tu n'as pas suffisamment d'expérience pour prendre toi-même ce genre de décision. Dix ans plus tard, tu te retrouves avec cette impression d'être enfermé et tu as envie de faire autre chose. Pour moi, c'est exactement ça. Sauf que je ne vois pas cela comme un échec où tout est fini. Je vois plutôt cela comme le commencement de la prochaine victoire.

Ramzy : Ça veut dire que, pour toi, c'est plus libérateur ou suffocant ?

Brad Pitt : Cela peut être les deux. Libérateur dans le sens où tu as pas mal d'opportunités. Tu vas aux quatre coins du monde pour rencontrer des gens qui ont vu Troy ! Hier soir, à la première de Stratège, il y avait une femme qui attendait pour nous voir et elle pleurait. Je croyais qu'elle se faisait bousculer par les gens. Son amie m'a dit qu'elle adorait Angie et qu'elle voulait la voir ! Elle a pu la rencontrer et c'est un moment qu'elle n'oubliera pas ! Il y a quelque chose de très positif et instructif quand tu vis cela. D'un autre côté, cela peut être très réducteur. Cela fait 15 ans que je ne peux plus passer par l’entrée principale d'un hôtel. Je dois toujours passer par une porte annexe. Mais c’est comme tout le monde, il y a toujours le bon et le mauvais côté des choses.

Ramzy : On peut parler de ton projet de construction à la Nouvelle-Orléans ?

Brad Pitt : Nous en sommes à la moitié. Nous construisons des maisons à coût réduit pour prouver que nous pouvons le faire malgré la crise économique. Après, nous n’aurons plus d'excuses !

Ramzy : C'est à cause des ravages de l’ouragan Katrina que tu as décidé de reconstruire une partie de la ville ?

Brad Pitt : J'ai toujours aimé la Nouvelle-Orléans. C'est une ville unique qui ne ressemble à aucune autre. J'y suis retourné après Katrina et c'était complètement dévasté. Je me suis dit que je connaissais pas mal de gens dans le métier et qu'ils pourraient m’aider à reconstruire une partie de la ville. A travers ce processus, on a découvert toute l'injustice qui est liée à la reconstruction d'immeubles pour les plus démunis. L’utilisation de matériaux de construction qui n’isolent pas et qui augmentent donc les notes de chauffage. Egalement les constructions qui ne sont pas aux normes et qui rendent les enfants malades. C'était inacceptable. On s'est donc intéressés à reconstruire dans un environnement vert. On a réussi à bâtir des maisons où les gens se sentent bien et peuvent payer leurs factures à la fin du mois.

Ramzy : Parlons un peu de Brad Pitt, le père de famille. Vous avez la télé à la maison ?

Brad Pitt : Oui. C’est surtout pour montrer aux enfants à quoi ressemble un  film complètement fini, car maintenant, ils viennent avec nous sur les tournages. C'est comme si tu dessinais ou si tu écrivais une histoire. Ça ne veut pas dire grand-chose pour eux. Ils veulent voir le résultat. Je pense que quand ils seront plus grands, leurs copains leur parleront de nous et de ce qu’ils lisent dans la presse. On aura quelques conflits ! Mais pour l'instant, tout va bien !

Ramzy : A quel âge, d’après toi, un enfant doit avoir un téléphone portable ?

Brad Pitt : Notre aîné en a un. C'est marrant de le voir au téléphone avec ses copains, surtout qu'on voyage beaucoup. Le téléphone sonne et il répond "Hé, ça va ? Non, je suis juste assis ici. D'accord, cool... On se voit plus tard" (rires…). C'est vraiment super pratique pour qu’il reste en contact avec ses amis. Après, il y a certaines restrictions. On surveille tout ça de près.

Ramzy : C'est bien de voir une famille heureuse...

Brad Pitt : On en a toujours parlé avec Angie. On a fait cette promesse d'avoir une famille ensemble. Tout le reste est secondaire.

Propos recueillis par Ramzy Malouki

La chanteuse libanaise Sabah décède à 87 ans

La chanteuse libanaise Sabah décède à 87 ans

La célèbre chanteuse et actrice libanaise Sabah, considérée comme une icône dans le monde... Lire la suite

Lady Gaga sauvée par Elton John

Lady Gaga sauvée par Elton John

Lady Gaga affirme qu'Elton John l'a sauvée lorsqu'elle était en train de sombrer dans... Lire la suite

photo soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soiree
Jetset Mag
Soirées
Sorties
Culture
Potins et news
Jetset Guide