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Exposition « Portraititudes » à l’Espace « Ain » aux jardins de Salammbo

Arts et culture | Publié le 13.03.2018

Une invitation à la méditation

C’est une exposition placée sous le thème de : « Portraititudes » d’un groupe de jeunes enseignants à l’Institut des Beaux Arts de Sousse et non moins artistes plasticiens qu’accueille l’Espace « Ain » aux Jardins de Salammbo, jusqu’au 17 mars 2018.

Et ce sont, comme l’indique le titre de l’expo, des portraits et des attitudes de personnages parfois hors du commun que présente cette exposition pour raconter en filigrane des situations surtout aberrantes que nous vivons sous nos latitudes depuis une certaine révolution. Un ensemble de travaux savamment réalisés pour dépasser la conception classique du portrait sous différentes techniques et imaginations. Avec sa « Poupée d’argile », le photographe et maitre des lieux Mohamed Ayeb participe à cette belle rencontre picturale. C’est une photographie plastique sur papier argentique qu’il nous propose de découvrir en continuant dans le même style et la même recherche qui lui tient à cœur.

La poupée de Sejnane est donc mise en évidence. Celle-là-même qui appartient à notre patrimoine et qui est travaillée et conçue par les femmes de ce village du Nord de la Tunisie. Pour sa part, Yosseur Halloul, une habituée de cet espace, et en technique mixte sur papier, raconte six histoires de lieux du centre du Tunis moderne menacés d’écroulement, car laissés abandonnés à leur sort. De la « First », à la « Sixth story », c’est un cri d’alarme en faveur de la préservation de ces lieux de l’histoire contemporaine de la capitale. Quant à Rim Ben Cheikh, elle sur Raku sur surface émaillée et sur céramique avec pate, elle aborde le thème de la liberté d’expression à travers deux travaux.

De son coté, Nader Boukadi, qui expose pour la première fois chez « Ain », il aborde à travers deux tableaux en technique mixte sur papier le sempiternel problème du transport en commun sous nos cieux qu’il présente sous une forme caricaturale et exagérée. Pour Yousra Chouchene, qui expose également pour la première fois dans cet espace en pastel sur Canson, elle nous offre à découvrir un rendu photographique classique. Imen Elloumi, une autre nouvelle venue à « Ain », revient et revisite en peinture numérique sur la chirurgie plastique et esthétique qui est un produit des effets de la mondialisation et qui préoccupe une bonne frange des femmes actuellement en Tunisie. Pour cela, elle « refait » les visages de pièces de musée pour les rendre actuels.

Sonia Fersi Feres travaille le Fusing avec fil de cuivre sur fer et pate de verre. Elle dessine au fil de cuivre à la place du crayon et fusionne les deux matières. Quant à Maroua Ben Halima, elle réalise des « portraits-délire » à la main d’après G. Lino. Un véritable régal pour les yeux ! Enfin, Ahlem Mahjoub, elle propose des photomontages numériques sur bois sous le titre identique de « Balade perpétuelle en zone interdite. » Elle explique ainsi son travail : « Une série de figures énigmatiques et insolites qui surgissent de nulle part à travers un jeu infini de superposition et d’association de plusieurs photos détournées de leur cadre initial…Afin de les ressusciter et leur donner une nouvelle vie…Ces figures impénétrables nous invitent à vivre une situation singulière et intermédiaire entre la veille et le sommeil, le réel et l’imaginaire. »

Une exposition qui ne laisse pas indifférent et qui vaut le déplacement pour découvrir les travaux d’un groupe de jeunes artistes plasticiens enseignants en Beaux Arts.



B.L.

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