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Interviews | Publié le 05.08.2008
Jet Set : Vous êtes né en 1957 à Halfaouine, et vous avez découvert très tôt votre passion pour la musique. Racontez-nous comment ça s’est passé ?
J’ai commencé à m’intéresser à la musique dès l’age de 7, 8 ans ; Ne sachant pas qu'il existait un conservatoire, j'ai demandé à mon père de me trouver un professeur. Et un jour, à l’âge de 10 ans, en rentrant du lycée Carnot pour aller à la boutique de mon père qui se trouvait au centre-ville, j’ai décidé de faire un petit détour et là, je vois une bâtisse sur laquelle il y avait écrit « Conservatoire de musique ».
Je suis allé voir mon père en courant pour l’informer qu’il y avait un conservatoire et que je voulais m'y inscrire, et c’est comme ça que j’ai commencé à faire de la musique.
Jet Set : Vous avez commencé directement par le luth ?
Oui, mon intérêt s’est porté depuis le début sur cet instrument. Le luth m’a toujours attiré, je ne peux pas dire pourquoi. C'est mon père qui m’a offert mon premier luth.
Jet Set : Vous vouliez être seulement musicien, pas chanteur ?
Je m'intéressais à la musique en générale. La musique arabe étant principalement chantée, je me suis bien sur beaucoup intéressé au chant. J'écoutais en boucle Abdelwahab, Salah Abdel Hay ect mais je ne chantais pas moi-même, je préférais jouer du oud. Plus tard mon intérêt pour la musique instrumentale est devenu tel que j'ai fini par me rebeller contre la domination du chant dans la culture musicale arabe et le fait que la musique instrumentale soit reléguée au second plan. Quand je me suis consacré à la musique j'ai fait de la musique instrumentale mon cheval de bataille. Et j'ai décidé de m'y consacrer. Il me semble avoir été le premier compositeur tunisien à avoir présenter des concerts de musique instrumentale exclusivement.
Jet Set : Vous faisiez ça en tant que loisir, ou vous vouliez depuis le début en faire un métier, une carrière ?
À cet age-là, on n’a pas vraiment la notion de hobby. On le fait parce qu’on aime ça, puis c’est devenu la chose qui m’intéressait le plus… Plus qu’aller à l’école en tout cas ! Mais il fallait quand même faire des études… je les ai faites parallèlement à la musique.
Puis, à l’âge de 17, 18 ans c'est le moment où j’ai fait mon choix. Mais à l’époque, j’avais du mal à imaginer une carrière de musicien : « awadji », c’était faire partie d’une « awada ».
Jet Set : Et de 10 à 18 ans, avez-vous quand même fait partie d’une troupe, ou joué sur scène ?
Oui. À l’époque, je faisais partie de l’orchestre de musique amateur de la maison culturelle Ibn Khaldoun. C’étaient des jeunes comme moi, beaucoup d’artistes qui font partie de la scène musicale d'aujourd'hui, comme Lotfi Bouchnak, Adnen Chawachi, Bjaoui… Cet orchestre donnait des concerts hebdomadaires ou mensuels, ce qui me permettait de monter sur scène.
Jet Set : Et vous, vous avez décidé de prendre un autre chemin, celui du musicien compositeur pur et dur ?
À l'époque ou j'étudiais la musique mon unique ambition était de devenir un interprète de la musique classique arabe, celle que j'ai étudiais auprès de mon maître Ali Sriti, les adwars , les Mouachahat, les Samaï etc .Je m'étais promis de me consacrer à cette musique et de participer à la faire connaître. Avec la déferlante de la musique commerciale de moins en moins de monde écoutait cette musique et s'y intéressait et je trouvais cela désastreux pour l'avenir de la musique arabe. Donc jusqu'à l'age de 20 ans je me suis consacré entièrement à l'étude de cette musique. Mais petit à petit j'ai commencé à découvrir l'art contemporain et j'ai commencé à m'intéressé moi-même à la création et à la composition pour finir par m'y consacrer entièrement
Jet Set : Racontez-nous votre première fois sur scène avec un concert composé uniquement de musique instrumentale ?
J'avais décidé en tant que musicien professionnel de me produire en ne jouant que de la musique instrumentale et que mes propres compositions. C’était une première à l'époque car le public ne s'était jamais déplacé pour écouter un compositeur / luthiste tunisien jouant ses propres compositions instrumentales pendant tout un concert.
Ma première apparition a eu lieu en 1980 au festival de Carthage. Raja Farhat jeune directeur du festival à l'époque, m'avait proposé de passer en première partie du concert de Hedi Guella. J'avais préparé un programme composé exclusivement de pièces instrumentales de ma composition.
Ça s'est très mal passé. En fait le contexte ne s’y prêtait pas. Les gens ne s'attendaient pas à écouter cette musique. De plus ils étaient venus pour écouter leur idole, Hedi Guella, chanteur engagé interdit à l’époque à cause de ses chansons politiques, ce qui a faisait de son concert un évènement que tout le monde attendait.
Par la suite quand j'ai donné des concerts en solo, dans les centres culturels devant un public plus averti, les choses se sont beaucoup mieux passées.
Jet Set : Vous êtes par la suite allé à Paris. D’ailleurs, on se demande toujours pourquoi vous êtes parti : par envie de découvrir d’autres horizons ou pour échapper à un public qui ne vous comprenait pas vraiment ?
Avant de partir, j’avais donné des concerts qui s’étaient plutôt bien passés. J’ai commencé à avoir un petit public et un début de reconnaissance. Certaines critiques étaient dithyrambiques d'autres, très négatives mais ce n'est pas cela qui m'a poussé à partir.
Je suis parti parce que j’avais envie de vivre d'autres expériences, de rencontrer d’autres musiciens. Tunis était petite et Paris était la ville cosmopolite où il se passait plein de choses, où je pouvais connaître de nouvelles perspectives.
Il faut dire que je ne m’intéressais pas qu’à la musique, mais aussi à la peinture, au cinéma, à l’art contemporain, à la danse, au théâtre, choses que je pouvais trouver plus facilement à Paris.
Ça a été pour moi une expérience fantastique. Je continuais à travailler parallèlement pour le cinéma tunisien. Je n'avais pas donc entièrement coupé les ponts avec Tunis.
Jet Set : Qu’avez-vous fait à Paris ?
J’ai débarqué avec mon luth mais contrairement à la plupart des musiciens arabes qui arrivent à Paris, je n’ai pas joué dans les cabarets arabes, ce n’était pas du tout ma tasse de thé.
À l’époque, il y avait un petit intérêt pour ce qu'on appelait les musiques ethniques ; on s’intéressait à toi si tu jouais la musique traditionnelle de ton pays, mais ce n’était pas ce que je proposais. Je voulais jouer ma propre musique, mes compositions, et ça n'intéressait pas grand monde à l'époque.
Jet Set : Et revenant à Tunis, vous avez monté un spectacle ?
Oui, j’ai monté « Rencontre 85 » que Tawfik Jebali et Mohamed Driss ont accepté de produire. Ils venaient à peine de créer leur nouvelle boite de production Sinémart. Rencontre 85 est une création pour laquelle j'ai fait appel à des musiciens tunisiens, turcs, et des musiciens de jazz français, notamment Abdelwaheb Berbech, les frères Erkose, François Jeanneau, Jean-Paul Celea, François Couturier…voir des musiciens tunisiens, turcs et de jazz jouer ensemble était une première pour le public tunisien
A ma grande surprise l’accueil a été fabuleux. Il n’était pas évident que le public réponde à ce genre de musique, mais il se trouve que lors des concerts que j'ai présenté, chaque fois, le public était présent, curieux de voir et d’écouter… Ce public m’accompagne maintenant depuis des années.
Je ne suis pas revenu tout de suite à Tunis, je tâtonnais un peu, puis la Municipalité de Tunis m’a proposé de prendre la direction de l’orchestre Musical de la Ville de Tunis, une proposition assez saugrenue car je n’avais pas vraiment envie de devenir directeur de quoi que ce soit.
À l’époque, c’était un ensemble de 40 musiciens dirigé par Mohamed Garfi, une grande troupe qui correspondait à la vision musicale de son directeur mais qui n'était pas du tout la mienne. J’étais plus porté sur les ensembles plus restreints et je ne voulais pas de musiciens fixes car je voulais avoir la possibilité de changer de combinaisons orchestrales à chaque nouvelle création.
Je leur ai fait part de mes desiderata, ils les ont acceptées, et c’est comme ça que je me suis embarqué dans cette aventure qui a duré quelques années. Le premier concert que nous avons donné était un concert de musique chantée. Moi qui m’étais rebellé contre la chanson, et qui ne voulais pas composer pour la chanson car je trouvais qu'elle reléguait la musique instrumentale au second plan, je me trouvais en train de monter un concert de musique chantée !
Mais comme je commençais à être reconnu en tant que musicien à part entière, ma rébellion s’est étiolée. Il se trouvait aussi que Ali Louati, ami et poète amateur de musique, avait les mêmes préoccupations artistiques que moi. Je lui ai proposé qu'on monte un spectacle ensemble. C'est comme ça qu'est née « Naouara El Ashka »., le premier spectacle de cet orchestre rebaptisé Ensemble Musical de la ville de Tunis, auquel ont participé Nabiha Karaouli, Lotfi Bouchnek et Raouf Ben Amor.
Jet Set : Ensuite vous décidez d’enregistrer votre musique et de faire des albums, notamment avec un grand label allemand ?
Comme tout artiste, après avoir monté plusieurs spectacles à Tunis, j’avais le sentiment d'avoir fait le tour du pot. Je ne ressentais plus le même challenge. J’ai donc voulu repartir pour avoir de nouvelles perspectives.
Il y avait aussi la frustration par rapport au manque de producteurs : je passais une année à monter un spectacle pour le présenter seulement quelques fois et le voir disparaître après. Je pensais que c'était le moment de repartir et prendre des risques et ne pas rester prisonnier d'un poste. Je crois que j’ai très bien fait.
Certains pensent que j’ai quitté parce que j’avais des perspectives, mais c’est exactement le contraire : je me suis mis dans une situation de risque, et c’est ce qui m’a donné l’élan pour avancer.
J’ai d'abord commencé à avoir des contacts avec un label anglais avec qui j'ai failli signé mais j'ai finalement décidé de renoncer. Tant mieux, car quelques mois plus tard, j’ai été contacté par Manfred Eicher - patron du label discographique allemand ECM Records, producteur de plusieurs artistes que j’estime. Après avoir écouté une bande que j’avais envoyée, il m’a appelé le jour même et m’a demandé de venir enregistrer quand je voulais.
Quelques mois après, je suis parti à Oslo et j’ai sorti mon premier album avec ECM. Du coup, j’ai continué à vivre à Tunis tout en ayant une carrière internationale, et je n’avais plus besoin de partir puisque j’accomplissais ce que je voulais tout en étant dans mon pays, auprès des miens.
ECM est un label considéré comme légendaire dans le domaine du Jazz et des musiques contemporaines, pour la qualité de ses productions et aussi pour la qualité extraordinaire d’enregistrement. À la fin des années 70, il a véritablement révolutionné l’enregistrement de la musique acoustique. C’est une grande chance de pouvoir travailler avec un tel label.
J’ai enregistré à ce jour 8 albums avec ce label, et le 9e est en cours de préparation.
Jet Set : Vous avez des dates programmées un peu partout dans le monde, mais vous faites très peu de concerts en Tunisie. Pourquoi ?
Je joue à Tunis quand j'ai quelque chose de nouveau à présenter et quand on m'offre les conditions techniques que je demande. J’aurais bien aimé jouer dans toutes les villes de Tunisie mais malheureusement, les salles dans lesquelles on peut trouver les conditions requises sont très rares, voire inexistantes. L'organisation est aussi souvent bancale.
J’ai arrêté de donner des concerts à Tunis pendant quelques années parce que je ne voulais plus m’occuper de l’organisation. J’ai repris quand j’ai trouvé en Mourad Mathari un partenaire de choix, capable d'organiser professionnellement un concert de musique.
Jet Set : Quel est votre public ? Est-ce un public essentiellement arabe ou est-il diversifié ?
Aussi bien en Europe, qu’aux USA ou au Japon, je me produis devant le public local, contrairement aux autres artistes arabes qui jouent pour la communauté arabe de ces pays. C’est un public qui me connaît surtout à travers mes disques. Cela dit il y a toujours une petite proportion de public arabe qui vient me voir.
Jet Set : N’avez-vous pas essayé de vendre vos disques en Tunisie, avec des maisons comme Phony par exemple ?
La maison de disque qui me produit est distribuée presque partout dans le monde. Grâce à elle et a l'intérêt suscité par ma musique mes disques sont vendu dans un grand nombre de pays et ont souvent figuré en tête des ventes Jazz dans des pays comme la France, l'Allemagne, les Etats-Unis, la Suisse. Malheureusement il n'y a aucun circuit de distribution et d'importation de disques en Tunisie. Vous pouvez acheter une Mercedes ou une Hammer mais vous ne pouvez pas acheter de disques. Je parle de disques originaux et de copies légales, bien sur. Le seul marché de la musique existant est celui de la piraterie et on ne fait rien pour changer la situation. C'est un drame pour la musique. Résultat, mes disques se vendent partout dans le monde, sauf dans mon pays. Une aberration que j'ai du mal à accepter. C’est quand même aberrant de trouver mes disques à Vancouver et pas à Tunis !
Jet Set : Parlez-nous de vos projets à venir ?
J’ai sorti mon dernier album « Le voyage de Sahar » en 2006 et là, je reprends la préparation d’un autre projet que j’ai arrêté un moment pour me consacrer au tournage d’un film documentaire qui parle du Liban et des intellectuels libanais juste après la dernière guerre.
Le film a été présenté lors de l’ouverture de Doc à Tunis. Ce projet m’a pris une année de travail. Là, je me suis remis à mon nouvel album.
Jet Set : Comment s’intitule-t-il ?
Je ne sais pas encore. J’écris la musique, j'enregistre ensuite je donne le titre.
Jet Set : Comment faites-vous pour composer, d’où vous vient l’inspiration ?
Il n’y a pas de recette. La création est liée à l’inspiration certes, mais il ne faut pas rester là à attendre que l'inspiration vous tombe sur la tête. Il faut travailler quotidiennement, je dirais même plus, il faut être habité par la musique pour pouvoir créer.
Jet Set : Quand sortira votre nouvel album ?
Je ne suis pas très loin de l’enregistrement. Quand à la sortie de l'album elle devrait se faire l’automne 2009.
Jet Set : Prévoyez-vous de refaire l’expérience d’un concert avec chant ?
Il m'arrive d'y penser. J’ai parfois des propositions de la part de chanteurs et chanteuses connues de la scène arabe, mais pour le moment, le système qui gère l’univers de la chanson arabe me laisse indifférent, je n’en fais pas partie.
C’est dans les normes de production et les normes artistiques que réside le problème, il n’est pas directement lié aux artistes. La place du créateur ou du compositeur dans l’univers de la chanson arabe n’existe pas vraiment. Les droits de l'auteur sont totalement bafoués.
Jet Set : Pensez-vous que la Tunisie a régressé ou évolué ?
C'est une schizophrénie totale dans notre pays, qui a à la fois évolué et régressé. Le Tunisien peut être ouvert, moderne, et en même temps, renfermé et très conservateur. Cette contradiction tunisienne touche tous les domaines. La Tunisie se cherche encore, c'est un pays jeune.
Propos recueillis par Neïla Azouz
Le bonheur parfait selon vous?
Le bonheur n’est jamais continu, ce sont des moments dans la vie. Je ne parlerais pas de bonheur mais de moments de bonheurs. Se sont pour moi toujours des moments furtifs où je me sens en adéquation avec la nature, ou la musique, ou la famille etc.
Où et à quel moment vous êtes-vous senti le plus heureux?
Je me sens peut être plus heureux aujourd'hui que quand j'étais plus jeune. Peut être parce que j'arrive parfois à être plus apaisé.
Votre dernier fou rire?
Ça doit remonter à quelques mois. J'en aurais bien besoin
La dernière fois que vous avez pleuré?
Je suis quelqu'un de pudique je n'aime pas parler de mes émotions.
Le principal trait de votre caractère?
Maladivement perfectionniste.
Celui dont vous êtes le moins fier?
Etre perfectionniste dans son travail est plutôt une qualité. Mais pour vos proches et les gens qui vous entoure, c'est une tare.
La qualité que vous préférez chez un homme?
Celle que l'on ne retrouve pas généralement chez un homme
La qualité que vous préférez chez une femme?
Celle que l'on ne retrouve pas généralement chez une femme
Votre plus grande peur?
J’avais une phobie de l’avion que je suis heureusement arrivé à dominer.
Que possédez-vous de plus cher?
Mes enfants et ma famille et la musique
Que détestez-vous par-dessus tout ?
La mauvaise foi.
Qu'est-ce qui vous exaspère chez les autres?
Le manque de civisme. Les gens qui balancent des canettes de bière dans la rue, ceux qui conduisent des Mercédes et qui jettent leur paquet de cigarettes par la fenêtre, ou encore ceux qui jettent leurs poubelles devant la porte des voisins.
Qu'appréciez-vous le plus chez vos amis?
Qu’ils soient mes amis.
La ville où vous aimeriez vivre?
Il y a tellement de villes magnifiques dans le monde mais pour l'instant aucune ne me tente vraiment pour que je décide d'y vivre. Pour l'instant c'est Tunis qui me retient
Quel est le comble de la misère pour vous?
La famine. Chaque 4 secondes une personne meurt de faim dans le monde. Cela ne devrait plus exister.
Quel est le comble de la bêtise?
Par exemple: enlaidir un pays qui au départ est magnifique par une architecture de mauvais goût et un urbanisme sauvage.
Votre devise?
Je n’ai aucune devise parce que je pense qu’on doit toujours changer. Cela pourrait être une devise, effectivement !
Si vous étiez un sens?
L’ouïe bien sur.
Si vous étiez une chanson?
Une chanson pas encore composée.
Si vous étiez un endroit?
La Mesquita à Cordoba
Si vous étiez un film?
Le Voleur de bicyclette de Vittorio de Sica
Si vous étiez un livre?
L'accompagnatrice de Nina Berberova
Si vous étiez un mot?
Sérénité
À quoi avez-vous renoncé pour faire votre métier?
Je n'ai pas renoncé à quelque chose de particulier mais j'aurais été prêt à tout pour faire de la musique
Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire?
Je déteste les anniversaires.
Votre dernière bêtise?
Ce n’était certainement pas la dernière.
Votre dernière pensée de la journée?
J’essaie justement de ne penser à rien.
Le mot que vous détestez?
Je le déteste tellement que je ne veux même pas le dire.
Le métier que vous n'auriez jamais voulu faire?
Tortionnaire
Qu'avez-vous réussi le mieux dans votre vie?
Je vous le dirai à la fin de ma vie.
Quelles sont les trois choses que vous emporteriez sur une île déserte?
Un oud me suffit
Quel défaut doit avoir une femme pour vous plaire?
Ce n’est pas une question que l’on doit poser à un perfectionniste. Elle doit être parfaite (rire)
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