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interview Christina Aguilera

Interviews | Publié le 13.12.2010

Christina Aguilera est arrivée avec une dizaine d’attachés de presse, sans compter l’équipe de stylistes qui l’accompagnait. Dès qu’elle s’est installée sur sa chaise, après un petit sourire timide, on me glisse à l’oreille qu’elle porte, je cite, une chemise Prada, une ceinture Balenciaga, une jupe Hervé Leger, des bottes signées Christian Louboutin et qu’elle porte des bijoux créés par Stephen Webster. Ma première réaction est d’additionner les prix. Puis, j’ai vite abandonné. Il faut que je reste concentré. Christina Aguilera fait du cinéma, et il va falloir comprendre comment elle a fait sa transition. Je ne me pose même pas la question du “pourquoi”, car ses anciens collègues, Justin, Britney, Ryan, ont tous plus ou moins réussi leur transition. Mais contrairement à eux, Burlesque, le premier film de Christina Aguilera a été écrit spécialement pour elle. Sachant qu’elle n’a aucune expérience dans ce domaine, à part les tournages de vidéoclips, les producteurs ont fait appel à une légende, Cher, pour lui donner les quelques répliques nécessaires à la compréhension du film.

Ramzy : dans Burlesque, tu joues une jeune femme qui cherche à faire ses premiers pas dans le “showbiz”. Tu te souviens de tes propres premiers pas ?

Christina Aguilera : je ne me souviens pas très bien de mes débuts, car je chante depuis que j’ai 6 ans. Je pense que Star Search a été ma première apparition publique. C’était très important à l’époque. C’est l’équivalent de La Nouvelle Star aujourd’hui. Ensuite, j’ai été engagée par Disney pour leur émission Mickey Mouse Club. Je pense que tu connais les autres artistes qui ont présenté cette émission : Justin Timberlake, Ryan Gosling’s, Britney Spears et Keri Russell. Beaucoup d’entre nous sont issus de ce club. C’était une expérience incroyable. Pour la première fois, j’étais avec d’autres enfants qui adoraient chanter et danser. Je n’avais jamais connu ça dans mon patelin. On était vraiment une famille. C’est le Mickey Mouse Club qui m’a aidée à avoir un manager. Donc, je pense que c’est vraiment cette émission qui m’a donné ma chance pour faire ce métier.

Ramzy : Burlesque est ton premier film.

Christina Aguilera : Oui.

Ramzy : tu as toujours produit ta musique et tes clips. C’est différent cette fois

Christina Aguilera : complètement. Mais comme c’était mon premier rôle dans un film, j’ai vraiment voulu avoir l’avis de tout le monde. J’étais ouverte à toutes les critiques et à tous les conseils. Je voulais tout absorber. Une vraie éponge (rires…). Ils n’ont même pas voulu engager quelqu’un pour me guider dans mon jeu. Ils cherchaient à faire ressortir ma vulnérabilité. Je l’ai été. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Mais je voulais que mes larmes soient réelles. Je voulais ressentir la douleur de mon personnage et devenir Ali.
C’est tellement différent des clips où c’est simplement une expression visuelle de ma musique. Et justement, je peux ressortir les émotions de ma musique très facilement.
Mais dans le cas de Burlesque, il fallait que je devienne quelqu’un d’autre et que je mette Christina la chanteuse en veilleuse. Ce n’était pas facile. Car ce personnage me ressemble quelque part, et il a provoqué en moi des émotions très fortes. Il fallait apprendre à les gérer pour les intégrer dans le personnage lorsque c’était nécessaire.

Ramzy : quand tu es en tournée, tu attaques le concert et c’est parti jusqu’à la fin. Alors que dans un film, tu tournes par petits bouts et pas forcément dans l’ordre. Cedoit être frustrant, non ? Et qu’est-ce que tu as appris en tournant ce film ?

Christina Aguilera : la patience (rires…). Tourner un film, et particulièrement un film musical, est épuisant. Toutes les scènes avec Cher ont été placées vers la fin du tournage. Donc, au début, il n’y avait que mes scènes à tourner. J’ai travaillé de longues heures, parfois tard dans la nuit. Tu as raison, c’est complètement différent. Quand je suis sur scène, j’attaque et une fois que j’ai le groove, je sais exactement où je suis. Une chanson se termine, une autre commence. Sur un tournage, tu es en pleine course, et le réalisateur dit : “Coupez !” alors que la scène n’est pas finie. Tout cela parce qu’il faut changer la pellicule. Tu perds ton groove et il faut que tu le retrouves au moment où on reprend. Mais j’ai appris énormément sur ce film. Et puis, je ne peux que remercier Cher et Steven Antin (réalisateur, NDLR) de m’avoir guidée. Leurs conseils valaient de l’or.

Ramzy : quelles sont les actrices qui t’inspirent ?

Christina Aguilera : j’adore et j’admire Cate Blanchett. Kate Winslet aussi. J’aime ces actrices qui deviennent vraiment leur personnage. J’ai adoré Angelina dans une Une vie violée. Ça demande tellement d’énergie car tu n’entres pas dans ton personnage une seule fois. Il faut constamment en sortir et y entrer à nouveau. Il faut un effort considérable pour trouver à chaque prise l’honnêteté et la réalité du personnage.

Ramzy : Ali dans Burlesque vient d’un petit patelin, comme toi. Tu peux partager avec nous ton enfance ?

Christina Aguilera : je ne viens pas d’une grande ville comme New York ou L.A. J’ai grandi dans un petit patelin et je viens d’une famille modeste. Mon père était militaire. On a beaucoup bougé. Mon enfance n’a pas été très facile. Il y avait beaucoup de violence conjugale à la maison. Mais j’ai utilisé tous ces souvenirs pour construire le personnage d’Ali dans Burlesque. Même si elle et moi n’avons pas la même histoire, j’ai tout de suite compris ce qu’elle avait enduré. Sa mère est morte alors qu’elle n’avait que 7 ans. Elle a grandi dans des maisons d’accueil. Elle a très vite assumé ses responsabilités. Je me suis inspirée de mon passé pour la construire. On a également beaucoup de choses en commun. L’innocence que j’avais à mes débuts est la même, mais aussi sa persévérance. Comme elle, je n’ai pas accepté le mot “non” (rires…).

Ramzy : tu as tourné Burlesque alors que tu venais d’avoir un enfant. Aujourd’hui, ton fils a presque 3 ans. Comment tu gères ta vie d’artiste avec celle de maman ?

Christina Aguilera : j’avoue que ce n’est pas facile. Mais je savais que dès que j’allais être maman, il fallait que je porte plusieurs casquettes. Mais cela ne change rien à ma volonté de continuer à travailler. Je vois tellement de femmes qui changent leur vie lorsqu’elles ont un enfant et qui laissent tomber leur rêve. Ce n’est pas mon cas. J’ai plusieurs facettes. Il y a ma vulnérabilité, ma sexualité en tant que femme, et mes objectifs. J’espère que je donne le bon exemple à mon fils pour qu’il puisse à son tour tenter l’aventure et trouver sa voie à la fois en tant que personne et éventuellement en tant qu’artiste.

Ramzy : à la différence d’autres stars qui ont commencé très jeunes comme toi, tu n’as jamais fait la une de la presse à scandale. Comment as-tu réussi à gérer ta célébrité ?

Christina Aguilera : c’est ma mère. Depuis mon plus jeune âge, elle me dit que rien n’est acquis et que tout ce que j’accomplis peut disparaître en un instant. De ce fait, j’ai toujours été très portée sur le travail. De plus, je voyais ma mère tellement vulnérable car elle ne pouvait pas quitter mon père à cause de notre situation financière. Je me suis juré de ne jamais être dépendante d’un homme. C’est peut-être ça qui m’a poussée à me donner à fond et ne voir que le chemin qui me conduirait au succès. Je me suis donné des objectifs à atteindre. J’ai vu moi aussi des jeunes artistes de mon âge boire et se droguer. Ça ne m’a jamais intéressée. J’étais concentrée sur ma carrière et rien d’autre ne pouvait me distraire et m’éloigner de ce que j’avais en tête.

Ramzy : tu te souviens de la première fois où tu as entendu parler de Cher ?

Christina Aguilera : j’ai grandi dans une maison où nous n’avions pas le droit de regarder Madonna ou Cher à la télé. Mes parents étaient très conservateurs et les chanteuses étaient légèrement vêtues (rires…). Ensuite, en grandissant, j’ai découvert Cher et j’ai tout de suite adoré cette femme qui a une très forte personnalité. J’aime ces chanteuses qui n’ont pas peur de dire ce qu’elles pensent sans se soucier des réactions du public. Cher fait ce qu’elle veut, et si elle a envie de se présenter à une cérémonie avec une robe extravagante, ça ne regarde qu’elle. Elle est unique en son genre et c’est ce que j’admire chez elle.

Ramzy : quand on voit le côté provocateur de certaines chanteuses, comme Lady Gaga, est-ce que tu ressens une pression quelconque d’avoir un look qui sorte de l’ordinaire, voire qui soit choquant ?

Christina Aguilera : pas du tout. Pour moi, ce n’est pas important. C’est exactement comme les styles musicaux que j’aborde. Par exemple, mon dernier album est beaucoup plus électronique que les précédents. Après la naissance de mon fils, c’est cette musique qui m’a le plus influencée. En fait, je pense à présent aux prochaines générations. Avant, j’étais beaucoup plus blues, jazz et soul music, surtout dans Back to Basics. Donc, je change de style musical comme de look. Tout ce qui m’entoure m’inspire. Mes voyages, mes rencontres avec d’autres cultures, mon environnement. En revanche, je regarde rarement la télévision et je n’écoute quasiment pas la radio car je ne veux pas être influencée par la musique qui passe.

 

Propos recueillis par Ramzy Malouki

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