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Interview exclusive de Blake Lively

Interviews | Publié le 11.07.2011

Je me suis trompé concernant Blake Lively. J’ai eu tout faux et je le reconnais. Je pensais que la jeune Serena van der Woodsen, star de « Gossip Girl », le « Dallas » des ados, comme on le surnomme, ne ferait pas long feu. Mais c’est en voyant ce superbe film intitulé « The Town » que j’ai réalisé à quel point cette grande blonde est une excellente actrice. Réussir à jouer avec l’accent pourtant très spécifique de Boston, alors qu’on est une pure californienne est déjà un exploit en soi. Interpréter une mère célibataire des bas fonds de la ville est un autre exploit, surtout qu’à l’époque, Blake tournait en même temps « Gossip Girl » et « The Town ». Autant dire qu’aujourd’hui, je suis persuadé que Lively ira loin. Très loin. Blake Christina Lively a commencé sa carrière à l’âge de 11 ans. Ses parents sont tous deux acteurs, des seconds couteaux, comme on les appelle, c’est-à-dire des comédiens qui vivent parfaitement de leur métier sans forcément être des stars. C’est le frère de Blake, Eric, qui a convaincu son agent de représenter sa sœur. Et c’est ainsi que tout a commencé. Tiens, la voici Blake, le sourire aux lèvres. Les questions fusent dès son entrée dans la salle. On connaît son goût prononcé pour la mode. Avant même que je pose la question, elle a la réponse : « Chloé ». Les bijoux ? Lorraine Schwartz. Merci, Miss Lively. Place au portrait. Blake présente « Green Lantern », une adaptation de B.D. au cinéma, avec Ryan Reynolds dans le rôle du super-héros. Blake joue ce qu’on appelle dans le jargon hollywoodien son « love interest ». Mais loin d’être une victime sauvée par son chevalier, comme dans les autres histoires de super-héros, elle est pilote de chasse. Tout un programme. Voici la nouvelle égérie de Chanel. Oui, Chanel. Retenez son nom : Blake Christina Lively.

Ramzy : De Gossip Girl à Green Lantern, en plus d'être une icône de la mode, c'est un sacré parcours...

Blake Lively : C'est incroyable ! Je ne savais pas que je voulais être actrice. Mon premier job a été dans « 4 filles et un jeans » il y a 7 ans. Au début, je ne faisais qu'essayer et puis au fur et à mesure, j'ai vraiment découvert ce monde. Maintenant avec Green lantern, je me dis que j’ai toujours autant de chance car jusqu’ici, tous mes rôles ont été différents. A l’époque de « 4 filles et un jeans », je ne m’imaginais pas que ce métier était aussi important. Pour moi, c’était aller sur un tournage, voyager et manger gratuitement ! Mais c’est en faisant des films indépendants que j'ai vraiment découvert ce métier. Bien sûr, « Gossip Girl » m'a ouvert toutes ces portes et m'a permis surtout d’aller vivre à New York. Ensuite, Warner m'a demandé de faire Green Lantern. Warner est un studio légendaire qui croit beaucoup en ses films, surtout ceux tirés des bandes dessinées. Je n’arrive toujours pas à y croire. Croire que je fais partie d'un projet aussi important et aussi ambitieux. Quand mes neveux iront voir « Green Lantern », je vais enfin paraître « cool » à leurs yeux !

Ramzy : Surtout que tu joues le rôle d’une pilote de chasse. C’était comment, cette expérience ?

Blake Lively : C'était très excitant. Si j'avais des super pouvoirs, ce serait voler. Dès que j'ai su que j'avais eu le rôle, j'ai appelé Ryan (Ryan Reynolds, NDLR) et je lui ai dit : "Allons prendre des cours de pilotage". Je croyais que Warner nous laisserait piloter des avions de chasse ! Mais finalement, on s'est rabattus sur des simulateurs de vol. On a passé pas mal de temps dans ces simulateurs pour nous habituer à l'équipement et au fonctionnement. En plus, on devait porter ces combinaisons qui ont trois couches d'épaisseur. Il y a même une couche qui doit être gonflée avec de l'air pour ne pas que le pilote explose dans le ciel. C'est très laid à porter (rires…), on ressemblait à G.I. Joe. Martin Campbell, le réalisateur, a commencé par me dire : "J'aime bien ta façon d'être sûre de toi quand tu marches, mais essaye quand même d'être plus relax". Je lui ai répondu que ce n’était pas voulu ! Je ne le faisais même pas exprès (rires…). On avait aussi de vrais pilotes de chasse qui nous entrainaient sur le tournage pour que l’authenticité s'incorpore à cet univers supernaturel qui est celui de « Green Lantern ». Quand j’y repense, on était un peu comme de vrais héros.

Ramzy : Tu as rencontré des femmes pilotes ?

Blake Lively : Non, il n'y en avait pas, mais ça me plairait bien.

Ramzy : Quand on s’est rencontré la dernière fois sur « the Town », tu disais que tu tournais en même temps « Gossip Girl » et le film de Ben Affleck. C’était aussi le cas sur « Green Lantern ».

Blake Lively : Pas tout à fait. Pendant toute la période des répétitions, je terminais « Gossip Girl » vers une heure du matin à New York, je prenais aussitôt l’avion et j'arrivais à la Nouvelle Orléans à 6h du matin pour Green Lantern. J’ai fait ça tous les week-ends jusqu’au moment de tourner, c’est-à-dire le dernier jour de « Gossip Girl ». J’avais 4 mois de libres. On a tourné tout le temps. Le jour où on a fini « Green Lantern », j’étais dans un avion à destination de Paris pour tourner la nouvelle saison de « Gossip Girl ». Tout a été magnifiquement organisé.

Ramzy : Je ne peux pas m’en empêcher, il faut qu’on parle « mode ». Comment définirais-tu ton style ?

Blake Lively : Je suis une grand fan de tout ce qui est classique. Tu sais, ce que portaient les stars de l’âge d’or d’Hollywood. J'ai grandi en regardant les classiques en noir et blanc avec Grace Kelly, Audrey ou Katharine Hepburn. J’adore leur féminité, leur grâce et leur élégance. J'aime aussi ce côté androgyne qui donne à une femme la force d'un homme. En ce qui me concerne, J'aime porter une jupe haute avec une ceinture fine et une paire de talons hauts. J'adore Christian Louboutin, mais je pense que chacun doit porter ce qui reflète sa personnalité. C'est là qu’on définit un style unique. On peut regarder les autres pour s'en inspirer mais pas pour les copier. Quand je voyage, je reviens toujours avec quelque chose, j'ai ramené des bracelets et des jupes d'Afrique du Sud. Ce qui m'entoure est toujours une source d'inspiration. C'est pour cette raison que je ne donnerai aucun conseil en matière de mode. Il faut juste trouver son style à partir de ce qui nous inspire.

Ramzy : Mais Louboutin a créé une ligne de chaussures à ton nom, non ?

Blake Lively : Juste une paire de chaussures, pas une ligne entière ! Mais déjà, je trouve ça dingue. Je visitais son atelier à Paris avec une amie. C’est incroyable de voir à quel point ses créations sont soignées. Il y avait une personne qui était chargée de marteler toutes les semelles rouges par le dessous. Une autre personne les collait ensuite une à une. C'était magnifique. J'ai vu une paire de chaussures et j'ai tout de suite dit que c'était la plus belle paire de chaussures que j'avais jamais vue. J’étais complètement fascinée par l'ombre des couleurs et cette forme unique. Une couleur qui saute aux yeux et une boucle qui passe par dessus. Christian Louboutin m'a dit : "Tu les aimes ?". Je lui ai répondu : "Je veux dormir avec tous les soirs !". Il m'a dit : "D'accord, je vais les appeler comme toi". Il a pris un stylo et un morceau de scotch où il a marqué "Blake" dessous. J'ai même pris une photo, c'était incroyable. Elles sont en vente maintenant. D’ailleurs, les stocks sont épuisés à New York. C'est dingue, non ? Je me dis que c’est peut-être parce que je les ai toutes achetées ! Elles dorment avec moi ! (rires…)

Ramzy : Je peux me permettre de te demander combien tu possèdes de paires de chaussures ?

Blake Lively : Je ne devrais pas te le dire. Je dois en avoir 300 mais j'ai un endroit qui leur est spécialement dédié. Une amie m'a dit que je devais stopper ! A chaque nouvelle paire, je lui dis que j'en ai besoin. Je ne sais pas ce qui va m'arriver. Un jour, je serai comme cette folle avec tous les chats chez elle. Mais au lieu des chats, j'aurai des chaussures partout !

Ramzy : Ta définition du luxe ?

Blake Lively : chaussures ! Louboutin, Chanel... et puis, les macarons de Ladurée. Ça aussi, c'est du luxe !

Ramzy : Quelles sont les choses que tu aimes le plus… en dehors des chaussures ?

Blake Lively : Mon petit chien. Je l’adore. J'adore aussi les vêtements Chanel qu'ils me font porter sur « Gossip Girl ». Lorraine Schwartz et ses bijoux me rendent également très heureuse ! Mais plus que ça, il y a mes amis et ma famille. Ils ont toujours été là depuis le début et ils me traîtent toujours de la même façon. C’est ce qui rend tous ces privilèges encore plus appréciables. Tous les jours, on se dit entre nous : "Tu imagines qu'on les a tous bernés ? Tu t’imagines que je porte du Chanel ? Moi ? La fille qui vient de Burbank !" (une banlieue de Los Angeles, NDLR)

Ramzy : Et ce que tu détestes le plus ?

Blake Lively : Les paparazzis. On pourrait s'en passer. On devrait les envoyer sur une île, les envoyer dans la prison d’Azkaban, si ça existait vraiment comme dans Harry Potter. Ce serait tellement bien.

Ramzy : Chanel et Gossip Girl ont fait de toi une véritable marque. Comment est-ce que ça t'affecte au quotidien ?

Blake Lively : Il est difficile pour moi de me considérer comme une marque. J'espère ne jamais l’être. C'est pour cette raison que je voulais travailler pour une maison comme Chanel. Je ne voulais pas mettre mon nom sur une marque quelconque, je voulais travailler pour des gens que je respecte. Des gens qui font ça depuis des années. On m'a dit "quand tu représentes un produit, c'est commercial, et quand tu fais des films, ce sont des films". Je ne suis pas d'accord. Chaque décision peut avoir une raison artistique. Chanel, c'est le top ! Ils sont sophistiqués, c'est la classe ! Tu sais, ils n'ont jamais employé d'Américaines avant moi. C'est super de travailler avec eux et avec Karl Lagerfeld, qui est pour moi le meilleur styliste au monde. Rien que le fait de passer du temps avec lui, on voit tout de suite que c’est un génie. Ce sont ces moments-là qui me semblent être uniques. C’est une expérience exceptionnelle. Je ne le fais pas du tout pour ouvrir un magazine et voir ma photo.

Ramzy : Retour au cinéma. Maintenant que tu as le choix, avec quels réalisateurs souhaiterais-tu travailler ?

Blake Lively : Je travaille en ce moment avec Oliver Stone et c'est assez excitant. C'est un très bon scénariste et il a des opinions biens précises sur tout. Je regardais ce documentaire qu'il a réalisé sur l'histoire oubliée des USA, c'est incroyable. On tourne « Savages » avec John Travolta et Salma Hayek. C'est l'histoire de deux cultivateurs de marijuana. Je joue leur copine commune et je me fais kidnapper par un cartel mexicain. Quand j'étudiais le français, je rêvais de rencontrer Jean-Luc Godard. Je suis une de ses plus grandes fans. Il fait un film par an. Peut-être que je pourrais faire ma propre version de « A bout de souffle ». Tu imagines ? (rires…)

Ramzy : Tu serais parfaite. Et Hollywood, comment tu vois ça ?

Blake Lively : J'ai grandi à Los Angeles. Toute ma famille est dans le cinéma. J'ai toujours été entourée par ça. Mais ça n'a jamais été pour moi ce monde glamour et fantastique car ma famille a toujours traité Hollywood différemment. Mes parents sont acteurs. C’est leur métier, pas leur vie. Il est important d’avoir cette philosophie. Si on transforme son métier en une vie entière, ça peut mal tourner. J’ai apprécié le fait de grandir de cette façon.  Mais je dois avouer une chose : lorsque j’arrive dans un grand studio hollywoodien pour un tournage et que je me retrouve devant un batiment art déco  dans lequel Rita Hayworth a tourné, je suis aux anges ! J'adore cette période hollywoodienne. J'aurais tellement voulu être une mouche sur un mur pour être témoin de cette époque.

Propos recueillis par Ramzy Malouki

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