Inscrivez-vous et recevez régulièrment la Jetset newsletter : Inscrivez-vous
FermerLoadingEnvoyer cet article à un ami
Votre message a bien été transmis.
Jetset Magazine vous remercie de votre fidélité.
Problème lors de l'envoi
Nous nous excusons, réessayez plus tard.

K ou C ?

Méli Melo de pensées | Publié le 03.03.2011

Depuis le fameux et libérateur 14 janvier 2011, nous avons tous vécu une joie incommensurable. Fatalement, cette joie s’est repliée un peu sur elle-même, laissant la place à des journées et des nuits difficiles. Nous avons entendu des tirs, vu l’armée envahir les rues, un climat d’insécurité et de peur s’est installé petit à petit dans nos vies, et le pire reste à venir, car malheureusement ce valeureux peuple tunisien qui a insufflé son courage à tout le monde arabe pour qu’il se réveille enfin et dise stop à toute dictature et répression est maintenant déchiré.

Ce peuple qui a mérité une standing ovation aux Etats-Unis, celui qui a exporté sa révolution jusqu’au Japon, celui qui a mis à genoux Ben Ali et Hosni Moubarak, celui qui a fait peur à tous les dirigeants arabes qui se sentent obligés de baisser leur caquet pour ne pas se faire dégager.

Ce peuple dont nous faisons partie et dont nous sommes fiers est aujourd’hui divisé, scindé en deux, lacéré, entre l’envie d’avancer et l’envie de voir des solutions rapides et apaisantes. Ce peuple qui par sa division a ouvert une grande brèche à tous ceux qui attendaient ce moment fatidique pour semer la terreur et nous faire replonger dans des journées sombres à l’avenir incertain, où personne ne sait de quoi demain sera fait…

C’est avec un profond chagrin que j’écris cet article, et je pense qu’on en est tous là, on est triste de voir des violences gratuites, des jeunes qui devraient construire et qui ne font que détruire tout, absolument tout, sur leur passage, des gamins perdus qui se croient tout permis, qui volent, cassent et pillent sans aucun état d’âme, des jeunes qui nous offrent des scènes d’horreur, des témoignages qui nous hérissent le poil… Alors, la vraie question est : qu’est-ce qui se passe ??

Comment pouvons-nous avancer et faire prévaloir des droits quand on nous montre une image aussi dégoûtante de notre jeunesse, celle qui par sa détermination a pu briser le mur du silence… ce mur qui se dressait devant nous comme un volcan en pleine éruption… ces jeunes que j’ai vu le 14 janvier crier en toute sincérité vouloir un nouveau départ !

Ce qu’il faut savoir, c’est que dans toute chose, il y a le bien et le mal, le bon et le mauvais. A La Kasba aussi, il y a ceux qui demandent des faits, des résultats concrets, des choses évidentes, des changements simples et efficaces. Ces gens-là savent de quoi ils parlent et tiennent bon pour ne pas se faire évincer et perdre en route leurs convictions, je les respecte et je l’assume, je n’oserai jamais leur enlever le mérite de nous avoir libérés tous autant que nous sommes.

On n’arrête pas de nous matraquer avec des vidéos et des reportages de gens qui sont là sans savoir pourquoi, sans savoir ce qu’ils veulent vraiment, ils sont là parce qu’on leur a dit qu’il fallait y aller…

Du coup, un autre genre de manifestation est né, celui qui se fait entre 17h et 19h, après l’école et le travail, un mouvement qui se regroupe à la coupole d’El Menzah pour ne déranger aucune activité économique ou politique. Ce rassemblement a du bon, il est très organisé et veut coûte que coûte que le calme revienne et que la quiétude se réinstalle dans la vie tunisienne, il veut arrêter toute grève et toute manifestation ; ils veulent tout simplement avancer et laisser le gouvernement de transition travailler.

Mais il faut soulever un point assez important : à la coupole aussi, on retrouve des gens qui sont là sans savoir en réalité pourquoi ils sont là. Il y a ceux qui viennent, se regroupent, reprennent les slogans et restent, regardent qui il y a, qui connaît qui, qui est venu avec qui, il y a aussi ceux s’instruisent progressivement dans la foule, ils écoutent et trouvent que la logique de ce regroupement tient la route, mais il y a aussi ceux qui n’écoutent pas, ceux qui ne comprennent pas vraiment, ceux qui veulent seulement que tout ça s’arrête, pour reprendre une activité normale. Tout ce que je veux dire, c’est qu’il y a le même problème partout, à La Kasba ou à la coupole. Le peuple en définitive veut la même chose, mais les avis divergent quant aux moyens utilisés pour le faire.

Du coup, nous nous retrouvons devant un problème encore plus important : celui de l’union, l’union du peuple pour le pays. On dit que l’union fait la force mais je sens qu’on commence vraiment à la perdre.

Je ne peux pas tolérer un gouvernement qui connaît bien les problèmes et qui ne fait rien pour les résoudre, d’autant plus qu’il maîtrise bien les solutions, des problèmes simples qui peuvent se dénouer seulement et tout simplement grâce à la bonne volonté, ce gouvernement a saccadé les cris de détresse, il les a même oubliés par moment.
Alors, je trouve normal qu’il s’en aille, laissant j’espère la place à des personnes qui auront pour but de faire bouger les choses, de faire bouger les manifestants de La Kasba pour qu’ils rentrent enfin chez eux, confiants et remplis d’espoir, ces manifestants qui ont passé des nuits et des journées pénibles sous un froid glacial, et je vous assure que ce n’est pas une partie de plaisir, ce ne sont pas deux heures par jour mais 24/24.

Je respecte et je comprends tous les points de vue, mais je crois avoir la liberté de cautionner certains ou pas. Je respecte les gens de la coupole mais je ne regrette en aucun cas un gouvernement qui s’est avéré faible et flasque devant tout un peuple déterminé et prêt à voir la vérité.

Il est maintenant mal vu de parler pour les autres, mais je vais quand même me permettre de le faire car nous voulons tous la même chose, un gouvernement qui se mette au même rang que le peuple, un gouvernement qui parle, qui explique chaque étape, chaque décision, en somme un gouvernement qui arrête d’insulter notre intelligence, qui nous montre des résultats concrets mais aussi les problèmes qu’il rencontre et les solutions pour les résoudre, voilà ce que veut le peuple tunisien. Il veut rester libre, digne et avancer vers une nouvelle ère où tout est mis à nu afin de pouvoir clairement se tourner vers l’avenir ; alors coupole ou Kasba, cela importe peu.

Le plus important c’est de se serrer les coudes pour essayer de relever la Tunisie sur ses pieds, notre pays qui est maintenant à genoux, nous suppliant de le sauver… Voila ce qui importe !

Jules Renard a dit : Le projet est le brouillon de l'avenir. Parfois, il faut à l'avenir des centaines de brouillons.

N. A
Rihanna frappe violemment un fan en plein concert

Rihanna frappe violemment un fan en plein concert

On ne rigole pas avec Rihanna ! Très discrète sur sa vie privée depuis... Lire la suite

Robert Pattinson : L’acteur très proche d’un joli mannequin pour une publicité

Robert Pattinson : L’acteur très proche d’un joli mannequin pour une publicité

Rien d’officiel encore quant au rôle de Robert Pattinson pour Dior, mais à en... Lire la suite

photo soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soireephoto soiree
Jetset Mag
Soirées
Sorties
Culture
Potins et news
Jetset Guide
Powered by SAME TEAM Valide XHTML 1.0