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Nos années mauvais goût... Ou comment avons-nous pu mettre ça ?

Méli Melo de pensées | Publié le 14.04.2010

Nos années mauvais goût... Ou comment avons-nous pu mettre ça ? Il y a eu une époque où, du haut de nos 15 ans, les horreurs ne nous effrayaient pas. Pire, elles étaient même nos alliées…
Ça vous est sûrement arrivé un jour où vous avez voulu revoir les photos de vos « plus belles années », celles de l’adolescence, l’âge de l’inconscience où tout était léger, possible… C’étaient aussi les années où on se cherchait, avec notre style, notre façon de nous habiller, et là on se rend compte que nos parents nous aimaient trop pour nous dire qu’on était ridicule !

Vous souvenez-vous des merveilles de la mode des années 80-90, quand l’extravagance était à son comble, les couleurs flashy, les vêtements amples et les motifs qui, rien qu’à les regarder, provoqueraient aujourd’hui une migraine instantanée… ?

Faisons un petit tour en arrière et rappelons-nous nos désastres vestimentaires :
Le jean : must de la mode qui se déclinait dans toutes les couleurs, les coupes et les longueurs, vêtement incontournable dans nos placards, filles comme garçons !
Il y avait ce jean taille haute à pinces, revers pliés et assez court pour laisser délicatement entrevoir des chaussettes de tennis fièrement assorties à la chemise à motifs, large comme un sac de patates enfilée dans le même jean qui descend en largeur côté hanches, nous faisant ressembler à une cruche digne de ce nom… mais le comble, c’est qu’on était convaincu d’être les dieux de la mode !

Il y avait aussi les jeans de toutes les couleurs, du vert, du rouge, du jaune, de l’orange et bien sûr le fameux bleu clair virant vers le turquoise et j’en passe… Des jeans qui signalaient notre présence à un kilomètre à la ronde, qu’on mariait avec grande conviction et assurance à des chemises imprimées aux couleurs multiples pouvant laisser croire qu’on venait d’atterrir directement du carnaval de Rio… !

Puis il y a eu les jeans larges, très larges, trop larges mais aussi très longs. On pouvait nettoyer le quartier rien qu’en marchant, notre silhouette ressemblant étrangement à celles de pauvres créatures portant les vêtements des autres. Rien ne pouvait suggérer un tant soit peu qu’on ait eu le courage d’essayer et de payer une horreur pareille, tout était démesuré, même les T-shirts qu’on portait au-dessus et dont les manches arrivaient aux coudes, avec la photo du fameux basketteur Michael Jordan et son incontournable langue tirée… !

Et le meilleur pour la fin : les jeans déchirés au cutter, que nos grands-mères voulaient absolument jeter car elles ne comprenaient pas qu’on puisse porter de telles horreurs, elles avaient honte de nous voir habillés tel des mendiants, mais on était heureux, heureux de mettre en pièces un vêtement flambant neuf pour montrer qu’on était cool !

La chemise : je m’en souviens comme si c’était hier, elle aussi sinon plus a eu ses moments de gloire, un accoutrement digne du plus folichon des clowns… !

Rappelez-vous les chemises imprimées : il y avait le fameux motif cachemire, grand, petit, moyen ou les trois ensemble, les nuances changeaient et se multipliaient comme les guirlandes d’un sapin de Noël, tous les mélanges étaient possibles et imaginables, et on les adorait, on les portait avec la fierté d’un soldat novice portant son uniforme difforme pour la première fois, l’air ridicule mais néanmoins digne et sûr de lui… !

Il y avait aussi les chemises « Vichy », une des plus grandes modes jamais vues, les chemises à petits carreaux qu’on pouvait confondre avec la nappe de la table de cuisine s’il n’y avait pas les manches pour nous le rappeler. Un savant mélange de blanc et d’une autre couleur, allant très bien avec les fameux jeans flashy, nous faisant un look de fonctionnaire associé à celui d’un enfant de 5 ans qui, lui, peut se permettre de faire des fautes de goût… Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Puis on arrive à la chemise en soie, large et collante à la seconde où l’humidité pointe le bout de son nez, changeant de couleur suivant l’orientation de la lumière, tantôt plus foncée, tantôt plus claire, petit col et larges manches, un modèle cruellement moche et désespérément abominable ! Comment pouvait-on se déguiser ainsi ? Je plaindrai toujours les pauvres vers à soie qui se sont sacrifiés pour créer un tel désastre…

Les chaussures : plus elles étaient grosses, mieux c’était !
Les Caterpillar, chaussures d’ouvriers qui arrivent en haut des chevilles, se fermant grâce à dix mètres de lacets, résistantes au froid quand on travaille sur un engin à -15°, mais brûlantes et désespérément inconfortables dans des pays plus chauds… un problème en soi, une calamité qu’on aimait tous porter, mais le plus grave, c’était la couleur jaune moutarde qui brillait telle une ampoule de 150 watts, un véritable crime contre les pieds !
Il y avait aussi les espadrilles à options, celles qui se gonflent et se dégonflent grâce à une pompe à air orange, celles qui possèdent des ressorts, les aérodynamiques, et toutes étaient voyantes et imposantes, comme si on portait une motte de coton gigantesque à chaque pied. La finesse et l’élégance ont déserté nos pieds pendant pas mal de temps, laissant place à « ça », blanc et truffé de mécanismes dont l’efficacité reste encore douteuse !

Dernier détail mais pas des moindres :

Les cheveux :
Ou devrais-je dire les crinières ? Les filles adoraient se crêper les cheveux pour arriver au fameux bombé qui allait jusqu’à 10 cm de haut, les visages semblaient longs et entourés d’un chapeau fait de cheveux, l’arrière était rebelle et partait dans tous les sens, comme si elles avaient mis le doigt dans une prise avant de sortir. Un subtil mélange entre grand-mère et Tina Turner, sans oublier les barrettes en forme de fleurs toutes de couleurs vêtues…
Les garçons, eux, avaient une obsession pour le gel crasseux qui finissait par ressembler à du fromage râpé. Ils en mettaient des quantités faramineuses sur la tête et avaient une peur bleue des contacts humains. Une fois, j’ai réussi à sortir un garçon de la classe rien qu’en faisant semblant de vouloir toucher ses cheveux ! Le culte du poil gominé était né. Ils étaient tous amoureux fous de cette substance gluante qui leur donnait des airs de mafieux ou de mauvais garçon loin d’être crédibles… !

Les exemples et les souvenirs se bousculent dans ma tête. Quand je pense à tout ce qu’on a pu se mettre sur le dos ou suivre comme tendance sans pour autant ressentir le moindre sentiment de honte ou de gêne, je pense aussi à cette insouciance qui caractérisait une période importante de nos vies, pendant laquelle on a connu nos plus chers amis et nos premières expériences vers une vie qui j’espère sera aussi variée, folle et colorée que la mode de ces années-là !

N. Azouz
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