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Vernissage au Musée du Bardo de l’exposition de Faten Rouissi « L’Aboyeur du Bardo »

Arts et culture | Publié le 13.03.2018

Pour une communication rationnelle et apaisée

Il y avait du beau monde au musée du Bardo en cette fin d’après-midi du 10 mars à l’occasion du vernissage de l’exposition : « L’Aboyeur du Bardo » de la plasticienne Faten Rouissi. Une exposition qui sera visible jusqu’au 12 avril 2018 et qui investit plusieurs salles du musée. Un projet d’art contemporain réalisé en partenariat avec le ministère des affaires culturelles, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle et plusieurs autres partenaires.

Cet événement fait suite au succès de la première édition de « L’Aboyeur » qui a eu lieu le 5 août 2017 au Colisée d’El Jem dans le cadre du festival international de musique symphonique et à l’occasion du spectacle de l’Orchestre du Bal de l’Opéra de Vienne. En 2018, l’ « Aboyeur » était dans son fief, là où il a pris plusieurs formes et visages. C’est ainsi que dans le hall du musée, c’est « L’Aboyeur Géant », une sculpture de cinq mètres de haut qui nous accueille en son et lumière. Et ce soir-là, il introduisait l’événement qui s’était prolongé durant des heures. Un DJ y donnait de l’ambiance. Mais en fait, que représente « L’Aboyeur » ?


Faten Rouissi, qui a conçu ce travail « fou » l’explique ainsi : « La muselière sur le plan artistique est une image, un symbole et une métaphore. C’est un instrument de mesure et de modération pour celui qui prend la parole d’une manière intempestive et en abuse. » « L’Aboyeur » est venu « habiter » le musée du Bardo. Il permet désormais une visite différente du plus grand musée de la Tunisie où le patrimoine côtoie l’art contemporain. Car depuis la révolution de 2011, le Bardo est devenu le symbole de l’expression libre, celle où les intervenants en abusent pour accaparer la parole. Une parole qui a été muselée durant plus de cinquante années.

A la Driba du musée du Bardo commence la visite pour découvrir plusieurs facettes de « L’Aboyeur » comme celui Principal, Nourrisson, Junior, Fauviste, Caméléon, ou Soleil. C’est aussi « L’Aboyeur » et « L’Aboyeuse » en Noces d’Or, avec 50 ans d’aboiement superflu, dans le sens du chien qui aboie, alors que la caravane passe. A la salle de Constantin, c’est Lisa, « L’Aboyeuse » qui s’y installe, alors que dans la salle de Carthage, c’est « L’Aboyeur Fêtard » qui s’y trouve. A la salle de Dougga, c’est « L’Aboyeur Mosaïque », alors que dans la salle des mosaïques marines, nous rencontrons « L’Aboyeur Mobile. » Et cerise sur le gâteau et à l’alcôve de Virgile, c’est « L’Aboyeur » qui rencontre Virgile pour lui offrir la Médaille du Mérite Culturel !

Et en retournant dans le hall du musée, c’est une performance théâtrale mimée et chorégraphique qui était offerte à voir par un groupe formé par quinze jeunes comédiens et danseurs. Il portaient tous une muselière et étaient habillés tout en blanc. Une belle performance pour le démarrage d’un événement culturel majeur. Et avant de quitter les lieux, il ne fallait pas rater de voir l’exposition de bijoux d’Amel Henchiri, une créatrice invitée par Faten Rouissi à penser une collection de bijoux dédiée à « L’Aboyeur du Bardo. » Une exposition à visiter sans hésitation.


B.L.

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