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Voyage au Sénégal par Ahmed Ferchichi : gagnant du Concours Emirates

Voyages | Publié le 24.05.2011

Le Sénégal a été ma première destination vers l’Afrique subsaharienne, et c’était plus qu’un simple voyage, c’était tout simplement une expérience humaine riche en émotions.

Après un vol d’une durée de 05 heures, je suis arrivé à l’aéroport de Léopold Sédar Senghor de Dakar ou j’ai retrouvé mon hôte, mon guide et mon nouveau frère au Sénégal Abdoulaye. Accueil plus que chaleureux, et j’ai eu déjà un avant gout de la Teranga. Nous sommes sortis de l’aéroport et nous avions pris un taxi vers Pikine (quartier Khournar), après quelques longues minutes de négociations, on a pris la route pour le prix de 3000 CFA (presque 9DT).

-Visite de Dakar et ses alentours
Le lendemain, on se réveille presque à 06h pour une longue mais riche journée. On a commencé par faire un petit tour de la banlieue Pikine précisément au quartier Khournar, avant de prendre un taxi brousse (taxi collectif) vers les cotes de Ngor. Tout en passant par des quartiers loin d’êtres classés touristiques, riches en rencontres et découvertes.

Nous avions repris une autre fois le taxi collectif (ça ne coute pas plus que 200 CFA=600 millimes Tunisiennes généralement), direction le Phare des mamelles et le fameux monument de la renaissance Africaine.

Dans les taxis brousses, j’ai remarqué que contrairement à ce que je pensais, le foot n’est pas le sport N°1 au Sénégal, mais c’est la lutte Sénégalaise qui l’est. Les posters et les photos des lutteurs sont accrochés partout, ainsi que celles des Talibe Cheikh (chef religieux influents).

Après une pause déjeuner et une première découverte culinaire, le Thiebou yap (plat typique sénégalais), dans un des restaurants de coins de Dakar, nous avons pris la route pour découvrir les rues, et les coins de la ville, depuis le marché, l’atlantique, la porte du troisième millénaire, le marché des poissons

-Visite de l’ile de Gorée
Nous avions pris le bateau, direction l’île de Gorée, et j’avais de la chance d’être Tunisien pour ce coup, car les africains, avaient des prix largement inférieurs que les autres touristes européens ou américains. Après 20 minutes de traversée dans l’atlantique nous étions arrivés à destination, pendant un moment, je ne me croyais plus en Afrique en passant par ces rues dont les murs sont teints en rose…j’ai été agréablement surpris par la beauté des lieux, mais tout a changé une fois que j’ai franchi la porte de la maison des esclaves, à ce moment la, d’autres sensations, que je ne pouvais décrire, ont pris le dessus, mais j’en avais la chair de poule et les larmes aux yeux, je ne pouvais imaginer ce que des humains avaient enduré entre ces 4 murs dont l’un portait cette citation « Seuls ceux qui ont vécu entre ces murs, connaissent le prix de la liberté ». Après la maison des esclaves, j’ai continué la visite de l’île. Emporté par la beauté de l’ile de Gorée et l’accueil des gens j’avais oublié le temps et j’avais raté le bateau qui devais me ramener à Dakar, celui de 19h00 et j’ai du attendre celui de 20h30, mais ce n’était pas aussi désagréable surtout quand c’était la première fois de ma vie que j’admirais un coucher de soleil sur l’Atlantique.

-Baignade et départ au Nord
Le lendemain, je suis allé à l’une des plages de Pikine, et c’était ma 1ère baignade dans un océan. Sur la plage, j’ai remarqué plusieurs jeunes s’entraîner pour la lutte, avec qui j’ai sympathisé et j’ai même engagé quelques combats, et je ne vous raconte pas mon état après allongé sur le sable.

Après un déjeuner en famille à Pikine, nous avions pris la longue route vers le nord (Oréfondé village à 20 kilomètres de la Mauritanie et du Niger), un voyage qui a bien duré presque 24 heures non stop, et qui était ma première expérience désagréable et interminable avec les transports publics au Sénégal.

-Village Dialagnol / Oréfondé
Arrivé à ce lieu oublié, j’ai été accueilli comme un prophète et je suis loin d’exagérer, ces gens si aimables, m’avaient tellement bien comblé et accueillis. Mon passage par ce village était un détour de mon circuit de voyage, j’y suis passé pour apporter de l’aide à des gens qui veulent construire une école et qui manquaient de moyens et d’outils et je leur avais apporté ce que je pouvais, récoltés avec l’aide de mes amis et d’autres inconnus Tunisiens.

J’ai eu la chance de rencontrer le Chef du village « Diom Osman Ba », d’être adopté et baptisé comme étant l’un d’eux et nommé « M’Bedi ». Au début j’avais du mal à m’intégrer, surtout que les conditions étaient extrêmes, aucun confort, ni eau potable, ni électricité ni rien de ce que les gens de grandes villes connaissent. Mais tellement mis à l’aise tellement bien accueilli, sans m’en rendre compte je me suis retrouvé en train de les aider à la pêche, l’agriculture et à même traire une vache.

-Départ de Matam vers Tambacounda

La distance était moins que 600 kilomètres vers le sud mais quand même j’y avais passé plus que 24 heures d’un transport à un autre, et dormant dans la rue avec des gens que je ne connaissais pas. Arrivé à Tambacounda, j’ai rencontré des voyageurs Polonais qui avaient le même circuit que moi. J’en avais donc profité pour mieux négocier les prix avec les taxis collectifs, et nous avions même engagé un guide pour 2 jours en se partageant les frais.

-Parc Niokolo Koba et Pays Bedik
Avec ces polonais nous sommes partis à Dar Salem, nous avons passé la nuit dans un campement et le lendemain partis faire un petit safari dans le Parc Niokolo Koba à la recherche des animaux et des paysages tropicaux. L’après midi nous sommes partis à Kédougou sur les frontières guinéennes, ou nous avions passé la nuit dans le campement Nieriko. Le lendemain matin nous avions visité la tribu Iwol, l’une des plus anciennes et des plus coupées du monde moderne.

Après avoir fait mon cuisiner chez les Iwol (comme dans la vidéo), nous avions traversé la jungle sur les frontières guinéennes pour se retrouver dans un endroit plus que magique, des chutes d’eau de plus que 300 mètres d’altitudes dans le cœur des tropiques, sauf que cette joie n’avait trop duré. Une tempête tropicale nous avait surpris, et nous étions obligé de décamper et chercher un abri inquiets pour nos affaires, papiers, appareils photos etc.

-Soirée SDF et retour à Dakar
Fautes de temps perdu à cause des transports publics lors des premiers jours de mon séjour au Sénégal, j’ai du annulé ma visite en Casamance, et j’ai décidé de rentrer à Dakar. J’ai donc quitté Kédougou pour arrivé le soir à Tambacounda, je n’y trouvé aucun refuge pour dormir, donc j’ai squatté la station du fameux train Dakar-Bamako, protégé par ma moustiquaire et ma crème anti piqures, essayant d’y dormir en attendant de trouver un bus ou un taxi collectif pour retourner à Dakar le lendemain matin.

-Cap sur Dakar et encore malchance avec le transport public
Après une nuit blanche en SDF, je ne pouvais dormir dans la station de train, tout simplement il n’a pas cessé de pleuvoir toute la nuit, donc je suis parti à la station de bus à 06h00 du matin et comme chez nous en Tunisie, ces taxis ne partent avant de remplir toutes les places, donc le dernier client n’est venu que vers midi pour partir à Dakar. Entre temps, j’en ai profité pour dormir un peu, et aussi faire une étrange découverte, un vendeur ambulant m’avait vendu un paquet de biscuit Tunisien quand j’avais faim sauf qu’il été périmé. Je n’étais pas au bout de mes surprises, le bus était tombé en panne quelques kilomètres après la ville Kaolack, et j’ai du faire de l’autostop pour rentrer à Dakar.

-Dernière soirée à Dakar
De retour à Pikine, j’avais retrouvé les autres mecs du quartier qui m’avaient adopté pour une dernière soirée au tour d’un bon thé sénégalais, pour parler de tout et de rien, puis l’un d’eux m’a invité dans une soirée Reggae privée de quoi reprendre le bon sourire avant de rentrer sur Tunis espérant retourner vite au pays de la Teranga.
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