www.jetsetmagazine.net : Premier magazine people Tunisienhttp://www.jetsetmagazine.netPremier magazine people tunisien retrouvez les informations culturelles et nocturnes en tunisie, programme des soirées, photos et vidéos exclusives, agenda culturel, revue de presse culturelle, potins et news, bonnes adressesfr-FRDroits de reproduction et de diffusion réservés © jetsetmagazine.netcontact@jetsetmagazine.net (jetset magazine)contact@sameteam.com.tn (SAME TEAM)Sat, 23 May 2015 00:09:35 +0100Sat, 23 May 2015 00:09:35 +0100Premier magazine people tunisien : Articles exclusifs, soirées, sorties, culturehttp://www.jetsetmagazine.net/rss/magazine.php?categorie=11www.jetsetmagazine.net : Premier magazine people Tunisienhttp://jetsetmagazine.net/rss/logo_jetset.gifhttp://www.jetsetmagazine.netPremier magazine people tunisien retrouvez les informations culturelles et nocturnes en tunisie, programme des soirées, photos et vidéos exclusives, agenda culturel, revue de presse culturelle, potins et news, bonnes adresses<![CDATA[Interview du styliste tunisien Hichem Naffati ]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-du-styliste-tunisien-hichem-naffati.16.3314.htmlHichem Naffati jeune styliste Tunisien, doué d’une sensibilité et d’un gout raffiné hors du commun. Il porte aisément plusieurs casquettes, celle du journaliste, du styliste, de l’artiste et même celle du « Marketteur dans les produits de luxe », il avance à pas de géant dans le monde de la mode, rencontre et habille des stars. Son compte de fée commence à l’âge de 17 et il continue à se réaliser grâce à l’envie et à la passion qui ne quitte jamais ce prodige de la mode. Il nous en parle dans cette interview réalisée à l’occasion de la sortie de sa dernière collection.



JSM : Vous êtes un styliste très connu en Tunisie mais aussi à l’étranger. Comment vous est venu l’amour de la mode, comment êtes vous tombé dedans ?

HN : Ma mère était journaliste et travaillait aussi dans la pub, j’ai toujours adoré la voir se préparer le matin, elle avait une style très particulier, et c’est ce qui m’a attiré vers la mode depuis mon plus jeune âge. 

Ce sont aussi les personnages des dessins animés, en particulier les princes et les princesses de Disney qui ont inspiré ma première collection et qui m’ont fait aimer la mode.

A l’âge de 17 ans pendant l’année de mon bac, j’ai décidé de réaliser ma première collection, avec le soutien de mes parents et de mes amis qui ont vu le potentiel et m’ont encouragé à me lancer.


JSM : Vous n’avez pas fait d’études ou pris des cours de stylisme ?

Non, j’ai toujours été passionné par le dessin, je n’arrêtais pas de dessiner des croquis, jusqu’au jour ou j’ai réalisé que les dessins s’accumulaient et qu’avec, je pouvais réaliser une collection. C’est comme ça que j’ai commencé ma carrière dans la mode.

JSM : Quel a été votre parcours après votre première collection ?

Par la suite j’ai réalisé mes propres évènements, je me suis passionné pour le journalisme et j’ai eu pas mal d’opportunités qui m’ont permis de partir renforcer mon expérience à l’étranger.

Dans mon cursus universitaire je n’ai pas fait d’études de mode, j’ai fait des études d’anglais et là je fais des études de marketing de luxe tout en m’occupant de ma carrière dans la mode. J’essaie d’avoir une vision globale du domaine pour mieux m’en sortir et comprendre le côté business à part le côté artistique qui sont aussi importants l’un que l’autre.

JSM : Et maintenant ?

Je suis installé entre la Tunisie et Bruxelles, tout se fabrique ici en Tunisie et je fais aussi un peu de vente à Bruxelles et sur Paris dans des concepts store et j’organise des ventes privées dans mon appartement Showroom en Belgique.

JSM : Comment définiriez-vous votre style ?

Mon style est très large, je ne saurai pas moi-même le définir. Pourquoi ? Parce que mon but c’est que toutes les femmes s’y retrouvent. Le long, le court, le sexy, le pudique… Qu’elle puisse s’identifier et se sentir à l’aise dans mes créations.

JSM : Vous faites aussi l’homme ?

Oui, j’ai commencé l’homme depuis 2012, d’ailleurs beaucoup de personnes préfèrent ce que je fais pour l’homme, ce qui me touche beaucoup car c’est une expérience inédite pour moi, je suis heureux qu’on apprécie.

Faire des vêtements pour homme est parti d’une frustration personnelle, puisque je ne trouvais pas beaucoup de choix pour m’habiller comme je veux, au début j’ai commencé à créer des vêtements pour moi et j’ai continué pour les autres.

JSM : Vous avez une clientèle homme qui vient se faire du sur mesure ?

Oui c’est une clientèle plutôt jeune qui aime être originale.

JSM : Parlez nous de votre dernière collection qui est entièrement ou presque en noir et blanc ?

Je voulais justement sortir de ma zone de confort puisque dans les précédentes collections j’ai beaucoup travaillé les couleurs. Je trouve que le noir et le blanc sont des couleurs qui mettent en valeur la silhouette et qui peuvent se décliner énormément.  Avec ma dernière collection je sors des sentiers battus tout en gardant mon identité.

JSM : Quels sont vos projets ?

Pour le moment je travaille avec la télévision Belge en faisant les costumes mais aussi du journalisme. Je prévois aussi de participer à des fashion-week à l’étranger tout en continuant à faire ce que je fais, toujours en me diversifiant.

JSM : Vous prévoyez d’ouvrir un Showroom en Tunisie ?

Pour le moment j’en ai un petit chez moi en attendant de savoir ou je vais me poser. Mais il y aura sûrement une structure plus grande pour permettre aux gens de visiter et de découvrir mes collections.

Le but ultime c’est de pouvoir rester et travailler en Tunisie, c’est mon pays que j’adore et qui me parle énormément. Je ne me verrai pas vivre ailleurs.

L’idéal c’est d’être installé ici avec la possibilité d’exporter mes créations à l’étranger.

JSM : Vous comptez « tunisifier » un peu plus vos créations ?

J’utilise parfois le style tunisien dans mes créations car je suis fier de notre patrimoine et je veux le transmettre dans mes croquis et dans mes créations, mais en même temps je ne veux pas me cantonner dans un style bien défini.

JSM : Si vous vouliez remercier quelqu’un, ou plusieurs personnes, ça seraient lesquelles ?

Pour commencer, je remercie Kais Thabet qui a toujours été là depuis le début, dans les défilés et les évènements, que ce soit du côté artistique mais aussi comme soutien moral.  

Je remercie aussi, Maysen Ben Cherifa qui est l’une de mes meilleurs amis, qui elle aussi a toujours été présentes pour moi. Ma mère, même si elle n’est plus là, qui est la raison pour laquelle je fais tout ça et qui m’a toujours soutenu. Mon père, ma tante Dorra El Almi et toutes les personnes qui ont été là pour moi, qui m’ont poussé et qui m’ont soutenu. 

Portrait Chinois :

Le bonheur parfait selon vous ?

Une vie personnelle, familiale et professionnelle épanouie.

Où et à quel moment vous êtes-vous senti le plus heureux ?

Quand la collection est sortie sur le podium et que j’ai pu voir le fruit de mon travail. 

Le principal trait de votre caractère ?

L’ouverture d’esprit

Celui dont vous êtes le moins fier ?

La maladresse. 

La qualité que vous préférez chez un homme ?

Le courage.

La qualité que vous préférez chez une femme ?

L’accomplissement personnel.

Quelle est votre plus grande peur ?

La solitude.

Qu’est-ce qui vous exaspère chez les autres ?

L’égoïsme. 

Qu’appréciez-vous chez vos amis ?

Leur présence et leur soutien inconditionnel.

Quel est le comble de la misère ?

La solitude

Quel est le comble de la bêtise ?

L’entêtement

Si vous étiez un sens :

L’ouïe

Si vous étiez une saison :

L’hiver.

Si vous étiez un pays :

La Tunisie 

Si vous étiez un lieu de vacances : 

La Tunisie

Si vous étiez un moyen de transport :

La moto

Si vous étiez une soirée idéale :

De sushis, des Dvd et une couette.

Si vous étiez un animal : 

Un oiseau

Si vous étiez une odeur :

Je suis fou du « Terre d’Hermès »

Si vous étiez un bruit :

Des bavardages


Si vous étiez une couleur :

Le violet

Si vous étiez la pièce d'une maison :

Le salon

Si vous étiez un plat :

Couscous au poulet

Si vous étiez une partie du corps :

Les yeux

Si vous étiez une danse : 

La danse classique car elle est très élégante.

Si vous étiez un instrument de musique :

Un piano

Si vous étiez une époque :

Les années 20 

Si vous étiez un livre :

Veronica décide de mourir.

Si vous étiez un mot :

Pardon.

Si vous étiez un coup de gueule :

Je casserai tout.

Si vous étiez un film :

Moulin Rouge

Si vous étiez un proverbe : 

« Ma yourid el Marou Yodrikouhou » Si on veut on peut !

Si vous étiez un péché :

La gourmandise.

Quel défaut doit avoir une femme pour vous plaire ?

De ne pas se prendre au sérieux, de se laisser aller et de ne rien calculer.

Comment vous voyez-vous dans 20 ans ?

Dans le meilleur scénario c’est avoir une stabilité personnelle, familiale et professionnelle, tout en restant en Tunisie et en ayant l’occasion de voyager, de découvrir d’autres choses et d’être toujours aventureux.


Propos recueillis par Neïla Azouz
]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-du-styliste-tunisien-hichem-naffati.16.3314.htmlTue, 28 Apr 2015 00:04:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-du-styliste-tunisien-hichem-naffati.16.3314.html
<![CDATA[Interview exclusive de l’actrice Dorra Zarrouk]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-de-lactrice-dorra-zarrouk.16.3037.html
Considérée comme la Monica Bellucci du monde arabe Dorra Zarrouk ne finit pas de surprendre grâce à sa beauté mais surtout et avant tout grâce à son grand talent, à son intelligence et à sa modestie déconcertante. 
Diplômée d’une des plus grandes universités de Beyrouth de sciences politiques, gagnante du titre de meilleure actrice en 2012, artiste fétiche des plus grands réalisateurs égyptiens, considérée comme l’une des plus belles femmes du monde arabe, et actrice hors paire, elle enchaine les rôles aussi importants que différents au cinéma et la télévision égyptienne qui l’ont désormais adoptée et introduite dans le cercle exclusif des actrices les plus en vogue du moment.

Nous l’avons rencontré lors de son passage en Tunisie, sa ville natale ou elle a élégamment présenté la cérémonie, très glamour, des Journées cinématographiques de Carthage.

Généreuse, souriante, sincère et pleine de peps, notre Dorra nationale se dévoile et nous parle ouvertement de sa carrière, ses ambitions, ses rêves et ses projets…

Interview Dora Zarrouk Part 1



Interview Dora Zarrouk Part 2



Portrait chinois Dora Zarrouk



Propos recueillis par Neïla Azouz

]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-de-lactrice-dorra-zarrouk.16.3037.htmlMon, 08 Dec 2014 00:12:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-de-lactrice-dorra-zarrouk.16.3037.html
<![CDATA[En vidéo : Interview exclusive avec Yasmine Hamdan]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/en-video--interview-exclusive-avec-yasmine-hamdan.16.2992.htmlYasmine Hamdan est née à Beyrouth au Liban en 1976.  Les déplacements professionnels de son père l’amènent à  passer son enfance entre Abu Dhabi, la Grèce et le Koweit. Elle retourne ensuite au Liban, où elle obtient une licence de pyschologie en 1998.  Peu avant, en 1997, elle fonde avec Zeid Hamdan (avec qui elle ne partage aucun lien de parenté) le duo Soapkills, qui devient l’un des premiers groupes électroniques du Moyen-Orient.  S’ensuivront 3 albums, en 1999, 2001 et 2005. Quand le groupe se sépare en 2005, elle s’installe à Paris où elle rencontre Mirwais. Ils vont donner naissance tous deux au projet Yas qui se concrétise par la parution de l’album Arabology en 2009, nouvel essai de trip hop à l’orientale. Elle collabore ensuite avec CocoRosie. La chanteuse décide ensuite de mener une carrière en solo et avec le concours de Marc Collin (Nouvelle Vague), elle sort un album éponyme en 2012, qui, remanié en 2013 (avec 5 nouvelles chansons) en vue de sa sortie internationale, s’intitule Ya Nasset est distribué sous le label Crammed Discs.

Nous avons rencontré Yasmine lors de son concert donné à l’occasion du festival Pop In Djerba. Elle est apparue tel un soleil rayonnant en pleine nuit, pétillante et douce elle salut tout le monde avec une modestie et un grand sourire plus qu’attachant. Ouverte à toute les discussions, passionnante et passionnée elle nous raconte dans cet interview sa conception de la musique, ces inspirations, sa vision du monde et de ses nuances, tout restant  attachée à ses racines et à son expérience récoltée au fil des voyages et des rencontres qui l’enrichissent chaque jour un peu plus, lui permettant ainsi de créer une musique hors du temps, hors du commun…



Propos recueillis par Neïla Azouz

]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/en-video--interview-exclusive-avec-yasmine-hamdan.16.2992.htmlTue, 11 Nov 2014 00:11:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/en-video--interview-exclusive-avec-yasmine-hamdan.16.2992.html
<![CDATA[Interview exclusive avec Dhafer El Abidine ]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-dhafer-el-abidine.16.2868.htmlJet Set Magazine a rencontré l’acteur Dhafer El Abidine à l’occasion de ses vacances en famille en Tunisie, son pays natal ou il revient dès qu’il peut pour voir sa famille et se ressourcer. Ponctuel à la seconde près Dhafer s’est présenté avec une barbe de 3 jours à l’italienne et un sourire charmeur comme à l’accoutumée.

Nous avons profité de cet interview pour évoquer, sa carrière et ses projets, dont son rôle dans le dernier film de Tom A Hanks Hologram For The King qui sortira en 2015 ainsi que de ces rôles dans Engrenages (série sur Canal +) et celui de transporteur dans la 2ème saison de la série d’action que l’on connait tous.

Il nous aussi parlé de son rapport avec ses personnages et de son travail qui l’a propulsé au devant de la scène en Egypte...

Et en évoquant Dali dans Maktoub, Dhafer nous réponds ainsi « je ne sais pas s’il y aura un Maktoub 5, la fin est restée ouverte  donc on peut tout supposer… ».

Cet acteur au grand charme s’émeut quand on parle de sa nouvelle vie de mari et surtout de papa, en nous disant que sa vision des choses a complètement changé après l’arrivée de la petite Yasmine aujourd’hui âgée de 4 ans et demi…

Regardez l’interview dans son intégralité dans cette vidéo :
 





Portrait Chinois

Ton idée du bonheur ?

La famille

Le principal trait de ton caractère ?

La persévérance

Ton principal défaut ?

Un peu trop émotionnel, parfois je prends les choses un peu trop à cœur.

Le métier que tu serais incapable de faire ?

N’importe quel métier qui me forcerait à rester dans un bureau.

Le métier que tu aurais aimé faire ?

Footballeur

Qu’est ce qui t’exaspère chez les autres ?

Le non respect des libertés des autres

Quel est la tache de la vie quotidienne que tu détestes faire ?

Bricoler

La qualité que tu préfères chez un homme ?

La parole

La qualité que tu préfères chez une femme ?

La finesse

La dernière fois que tu as pleuré ?

Quand j’ai vu le film de Raja Laamari « Le printemps Tunisien », il ya des scènes qui m’ont ému…

Tu n’étais pas en Tunisie au moment de la révolution, comment as-tu perçu ça de loin ?

J’étais à Londres et ma famille ici en Tunisie, je ne savais pas vraiment quoi penser, comment ça allait finir, il y avait de l’inquiétude, de la peur… mais je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait vu les infos qu’on avait via internet et les réseaux sociaux… il y a eu beaucoup d’émotions différentes. Tout ce que je peux dire, c’est que j’espère que les buts de la révolution seront atteints. Il faut que les mentalités changent car c’est la base de tout et c’est un travail de longue haleine.

Quel est ton parfum ?

Je change souvent mais aujourd’hui je porte Hugo Boss

Ta couleur préférée ?

Le bleu

Quel est le genre de musique que tu aimes écouter ?

J’écoute de tout mais je sais ce que je n’aime pas comme le RAP ou le Hardcore.

Dans quel pays aimerais-tu vivre tes derniers jours ?

La Tunisie

Quel est le dernier film que tu as vu et ce que tu en penses ?

Le Printemps Arabe de Raja Laamari, j’ai aimé la façon dont elle a traité le sujet de la révolution, avec beaucoup de finesse et de réalisme.

Le bruit que tu n’aimes pas entendre ?

Le bruit de la rue

Si tu pouvais te payer un luxe tous les jours, lequel ça serait ?

C’est de concilier vie professionnelle et vie de famille.

Quel est ton idole de jeunesse ?

Au cinéma, Robert De Niro, Al Pacino…

Que trouve-t-on sur ta table de nuit ?

Une lampe

Ta devise dans la vie ?

Il faut rêver

Si tu pouvais inviter 4 personnages historiques à dîner, ça serait lesquels ?

Hannibal, Ibn Kholdoun et Bourguiba, ça suffit amplement !


Propos recueillis par Neïla Azouz
]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-dhafer-el-abidine.16.2868.htmlWed, 03 Sep 2014 00:09:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-dhafer-el-abidine.16.2868.html
<![CDATA[Interview de Khaled Houissa : Etre acteur est un métier à part entière, ça ne s’improvise pas !]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-de-khaled-houissa--etre-acteur-est-un-metier-a-part-entiere-ca-ne-simprovise-pas.16.2819.html
Dans cet interview, il nous parle de ses débuts, des ses expériences et de ses projets…

 

JS : Racontez nous vos débuts ?

KH :
Depuis l’âge d 12ou 13 ans on faisait du théâtre amateur j’ai joué dans plusieurs pièces dans le cadre de l’école puis du lycée, jusqu’à l’année du bac. C’était une expérience fort sympathique mais surtout très enrichissante.
Après avoir eu mon bac, je me suis consacré à mes études de commerce et gestion, et j’ai un peu laissé le théâtre de côté.

Par la suite quand je suis parti finir mes études en France, j’ai intégré un groupe dans des altiers de poche ou j’ai fait de l’improvisation, j’ai appris comment construire un personnage, j’ai travaillé sur les vocalises mais toujours dans un cadre amateur.

En 2005 quand suis revenu en Tunisie, le seul espace culturel prédisposé à accueillir les acteurs en herbe ou des amateurs de théâtre était  celui du TEATRO de Taoufik Jebali et Zeyneb Ben Farhat ou j’ai pu être encadré par des professionnels tels que Atef Ben hassine, Khaoula Htef, Ghazi Zoghbani, Naoufel Azara…. Ce qui m’a permis d’apprendre les ficelles du métier. Cette expérience m’a permis de jouer dans plusieurs pièces de théâtre telles que Manifesto Essourour, Echakabat, Le pain quotidien…

En 2010 j’avais envie de voir d’autres horizons ce qui m’a amené à faire un stage d’un mois avec Fadhel Jeaibi.
Entre temps je commençais à m’intéresser au cinéma et j’ai décroché un rôle dans le court métrage Ghouroub de Fathi Doghri, puis est venu le film de Nada Hfayedh Hkayat Tounsia suivi de Jeudi après midi de Mohamed Dammak et puis les feuilletons et la télé.

JS :Donc vous êtes acteur professionnel ou est ce que vous avez une autre activité par ailleurs ?

KH : Je suis acteur professionnel mais j’ai aussi une petite boite de commerce international. 
Dans notre pays on ne peut malheureusement pas gagner sa vie juste en faisant l’acteur et malgré ça je consacre presque tout mon temps à l’acting.

JS : Dans quelle branche vous sentez vous le plus à l’aise, le théâtre, le cinéma, la télé ?

KH : Le cinéma et le théâtre. Le théâtre parce que je considère que c’est l’art le plus complet, il englobe tout. Au théâtre, on est entier, on ne peut pas mentir, refaire ou couper au montage contrairement au cinéma et à la télé.
Je pense qu’un bon comédien n’est pas forcément un bon acteur, il peut être excellent sur scène mais ne passe pas au cinéma et vice versa. Etre acteur est un métier à part entière, ça ne s’improvise pas !

JS : Choisissez vous vos rôles, ou est ce que vous décidez par rapport au projet dans sa globalité ?

KH :
On n’est pas encore arrivé à ce stade, au choix des rôles. L’acteur en Tunisie n’a pas vraiment le choix et pour cause, on n’a pas vraiment de productions dramatiques, d’ailleurs cette année on n’a eu que deux fictions, du coup le choix et vite fait. 

Peu de gens choisissent d’investir dans les projets audiovisuels et cinématographiques, on a vu la naissance de plusieurs chaines privées qui n’ont pas de vraies lignes éditoriales, on ne comprend pas réellement pourquoi elles sont là. Elles importent et achètent des vieux feuilletons égyptiens ou syriens au lieu de dégager un budget et d’investir dans des travaux tunisiens et originaux.
Ces chaines auraient pu investir dans de nouveaux projets locaux, créer la concurrence pour rehausser le niveau et encourager les jeunes à présenter des projets à la hauteur.

JS : En parlant de concurrence,  est ce qu’elle existe entre les acteurs  tunisiens ?

KH : Sûrement, je pense que c’est légitime mais c’est quand ça devient déloyal que le bas blesse.
Et cela rejoint ce que j’ai dit, si on avait une vraie industrie cinématographique, il y aurait une part de gâteau pour tout le monde et personne ne serait jaloux de personne même si la jalousie et la concurrence existent aussi à Hollywood.

JS : Est-ce que vous écrivez, des histoires, des scénarios… ?

KH : Oui j’écris depuis toujours, ce sont plutôt des projets d’écriture. Ce ne sont pas des scénarios car là aussi ça ne s’improvise pas, c’est un métier à part entière.
D’ailleurs cette année avec Naouret Lahwe, on s’est éloigné de l’individualisme, et de la plume unique puisque Najib Ayad a voulu que ça soit un travail de groupe pour avoir un scénario riche proposant plusieurs axes qui se rencontrent.
Je pense que ce n’est pas possible d’écrire 30 épisodes tout seul, et si c’est le cas on trouvera toujours une défaillance quelques part.

Le scénario de Naouret Lahwa a été écrit par 3 jeunes scénaristes qui sont Feriel Kallel, Sana Bouazizi et Riadh Somai, c’est ce travail de groupe qui fait aussi le succès du feuilleton.  Il faut donner la chance aux jeunes car il y en a beaucoup qui ont du potentiel. 

JS : Comment a été le tournage et le rapport avec le réalisateur Medih Belaid ?

KH : Medih Belaid vivait aux Etats Unies puis en France, il a eu des expériences au moyen orient et dans les pays du golf, riche de ses expériences étrangères, il revenu avec un regard nouveau, une technicité différente.
Hamdi possède une autre qualité que j’apprécie, c’est son rapport avec les acteurs, il nous met à l’aise, ne nous stresse pas, il sait ce qu’il veut, il parle calmement, il est à l’écoute, il prend en considération les idées et met en valeur tous les acteurs car chaque rôle est important.

Nous avons de jeunes talents, cinéastes, réalisateurs, acteurs… qui sont excellents et qui peuvent donner un souffle nouveau et un coup de fraicheur à la scène culturelle tunisienne.

JS : Le téléspectateur tunisien n’est pas vraiment habitué à voir certaines choses à la télé comme la brigade de police que vous représentez dans le feuilleton,  comment avez-vous travaillé sur ça ?

KH :  Je prends l’exemple de l’axe qui me concerne, celui de la brigade de lutte contre la criminalité, c’est une brigade d’élite, détachée d’El Gorjani et liée directement au ministère de l’intérieur. Elle existe réellement et sa mission consiste à s’occuper des affaires criminelles compliquées. C’est une équipe d’investigations techniques qui emploie de jeunes diplômés formés à l’étranger.
Je le sais parce que je les ai rencontrés et j’ai discuté avec eux, ils sont aguerris et ils ont le don de débusquer le crime sans pour autant employer la violence.

JS: Pourquoi voit-on la photo du président déchu Ben Ali sur le mur de votre bureau dans Naouret Lahoua ?

KH :
Parce qu’on voulait situer le feuilleton avant la révolution pour montrer que les histoires taboues dont on ne pouvait pas parler existaient réellement. On voulait aussi mettre le doigt sur les malversations, les combines et les intrusions haut placées.

JS : Est-ce que ce trafic d’organes a réellement existé en Tunisie ?

KH : Nejib Ayed le producteur exécutif a fait lire le scénario à la police et au ministère de l’intérieur et ces derniers ont confirmé l’existence de ces affaires.
Le feuilleton a été proposé avant la révolution mais la demande d’autorisation  a été refusée.

JS : Le feuilleton est étalé sur combien d’épisodes ?

KH : 23 épisodes.

JS : Quels sont vos projets futurs ?

KH : Je prépare le feuilleton « Hekayet Tounsya » qui sera la continuité du film de Nada Hafaiedh. Ça sera des épisodes de 26 minutes diffusés tout au long de l’année et le tournage est prévu pour début octobre 2014.
Les histoires et les personnages vont se développer mais il y aura aussi des nouveautés dans le casting et la trame.

Le but c’est d’en faire un feuilleton qui durera plusieurs années tel que les feux de l’amour ou autre, c’est l’approche que veulent adopter Slim Hfaiedh, Khaled Fenniche et Tarak Thabet afin d’avoir une production tunisienne de bonne qualité hors ramadan.

J’ai aussi un projet de film italien.
J’ai été en Egypte en décembre dernier ou je devais jouer un rôle dans un feuilleton qui s’intitule « El Yaoum El Akhir » de Mhamed Yousef mais le problème c’est que j’étais obligé de rester deux mois sur place pour me familiariser avec la langue égyptienne, ce qui ne coïncidait pas avec le tournage de Naouret Lahwa, du coup j’ai préféré attendre.

Je dois retourner en Egypte avant la fin de l’année pour reprendre mes contacts et voir comment tout cela va se passer…

Portrait chinois :

JS : Votre idée du bonheur ?
KH : Etre en bonne sante, bien entouré et  à l’aise financièrement.

 JS : Si vous pouviez voire qu'une seule personne pour le reste de vos jours qui est-ce que vous choisiriez?
KH : Ma mère

JS : Un métier que vous seriez incapable de faire ?

KH : Travailler dans l’administration.

 JS : Quel comportement humain vous n'arrivez jamais à comprendre ?

KH : L’hypocrisie

 JS : Quelle tâche de la vie quotidienne vous ennuie le plus ?

KH : Faire les courses.

JS : Votre mauvaise habitude ?

KH : Nerveux

JS : La dernière fois que vous avez  pleuré ?

KH : Quand on a tourné à Sidi Othmane là ou sont logés les enfants de la rue, il y avait une atmosphère lourde et triste, j’ai été très touché par la vision des conditions de vie des enfants la bas.

JS :  Avez-vous des travers qui énervent tes amis ?

KH : Je dis ce que je pense et parfois ça peut vexer.

 JS :Votre parfum ?
KH :
Je change souvent de parfum, mes préférés sont M7 de Yves Saint Laurent, Clinique…

JS : Un bon moyen pour vous défouler ?
KH : Du sport, Jogging et tennis

JS : Dans quel pays aimeriez-vous vivre vos derniers jours ?

KH : La Tunisie.

 JS : Le dernier film que vous avez vu et ce que vous en pensez?

KH : J’ai revu Le Pianiste et j’ai adoré comme les fois précédentes.

 JS : Un bruit qui vous énerve ?

KH : Les cris, je ne supporte pas ça !

JS : Si vous pouviez vous payer un luxe régulièrement, lequel ce serait ?
KH :
Être bien entouré des gens que j’aime.

 JS : Que trouve-t-on sur votre table de nuit ?

KH : Un bouquin, mon portable et mes lunettes 

JS : Si vous étiez sur une île déserte et que vous ne pouviez emmener que trois choses, lesquelles ce serait ?

KH : Un bouquin, mon portable et mes lunettes 

JS : Que pensez-vous du monde de la Jet Set ?

KH : C’est beau à voir mais je regarde de loin. C’est un monde superficiel et le côté artistique est beaucoup plus profond que ça.

JS : Comment vous voyez vous dans 20 ans ?

KH : Etre un acteur riche de ses expériences, toujours marié avec des enfants un peu plus grands…


Propos recueillis par Neïla Azouz









 
 
 



 







]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-de-khaled-houissa--etre-acteur-est-un-metier-a-part-entiere-ca-ne-simprovise-pas.16.2819.htmlWed, 23 Jul 2014 00:07:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-de-khaled-houissa--etre-acteur-est-un-metier-a-part-entiere-ca-ne-simprovise-pas.16.2819.html
<![CDATA[Interview Ahmed Loubiri directeur artistique du Festival EPHEMERE !]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-ahmed-loubiri-directeur-artistique-du-festival-ephemere.16.2816.htmlDirecteur artistique du fameux club le Calypso depuis 2006, Ahmed  Louribi connait et a ramené les plus grands Dj’s de la planète. Installé au Canada depuis quelques années, il est revenu cette année avec un concept de festival unique et original ou tous les arts se confondent et se rencontrent pour le plus grands plaisir des amateurs de musique électronique et d’arts décalés…

Dans cet entretien, il nous explique en détails son concept ainsi que le programme du Festival EPHEMERE qui aura lieu à La Playa HAMMAMET le 12 et le 13 aout 2014.
 





JS : Comment vous est venu l’idée de ce festival ?

AL : C’est une idée qui germe depuis pas mal de temps. J’ai assisté à plusieurs festivals à l’étranger et je me suis dit pourquoi ne pas créer un festival de ce genre en Tunisie.
J’ai commencé avec le concept des soirées Hype dont je suis le co-fondateur en Tunisie, et là on lance le festival Ephémère.

JS : Pourquoi l’avez-vous appelé Ephémère ?

AL : Parce qu’il ne dure que 2 jours, mais on compte en faire un rendez-vous annuel pendant lequel on réunira plusieurs artistes que ce soit des Dj’s, des musiciens, des artistes visuels…
On ne voulait pas se mettre de barrières, le festival vit, change et se développe que ce soit dans le style musicale ou par rapport aux arts et artistes qui y participeront.

JS : Quel est le concept de ce festival ?

AL : C’est un concept beaucoup plus développé que la Hype, ça s’étale sur 2 jours et on aura 5 Dj’s internationaux par jour avec deux scènes différentes.
La première scène placée en plein air présentera 5 Dj’s internationaux avec deux artistes tunisiens et la deuxième scène sera placée dans une salle fermée avec une ambiance complètement différente, et elle accueillera des artistes tunisiens de la scène alternative avec du Hip Hop, du rap…
Le but des deux scènes, c’est d’offrir aux festivaliers plusieurs choix de musiques et de spectacles, il y en aura pour tous les gouts

JS : Vous prévoyez combien de festivaliers ?

AL : Le site peut accueillir 4000 festivaliers par jour.
L’avantage du site, c’est qu’il est immense et qu’il possède plusieurs espaces différents qui nous permettent d’offrir une ambiance de village, on y retrouve deux scènes, de la  place pour danser, des stands de nourriture, des espaces de détente, des bars, une piscine, la plage… Tout ce qu’il faut !

JS : Comment se procurer les billets ou les pass ?

AL : On a déjà vendu 300 billets en prévente à prix réduit (70DNT les 2 jours)  et les billets sont partis en un quart d’heure, et là on a lancé la vente des billets (60 DNT par jour) dans plusieurs points de vente qui sont :

-    La Marsa : Agence de voyage Travel Discover Thailand (cité les pins)
-    Carthage : (Caf’Art » à l’espace Md’Art
-    Lac : Agence de voyage Travel Discover Thailand.
-    Tunis : Librairie Al Kitab.
-    Menzah : Maison des Art
-    El Nasr : Librairie « La passion du Lib’rere »
-    Sousse : Passengers designstrore.

JS : Est-ce il y a des packs ?

AL : Il y a des pass d’un jour (60DNT par jour), des pass pour les deux jours (90 DNT), il y a aussi la possibilité de prendre les pass avec l’hébergement (180 DNT)  et avec le transport (195 DNT).

JS : Est-ce qu’il y a des packs et des espaces VIP de prévus ?

AL : Oui , ce sont les Packs confort,  on en a prévu 300 (120DNT par jour) qui offrent un accès rapide sans faire la queue, ils bénéficieront aussi d’un bar privé, de toilettes privées et des zones de confort privatisées.

JS : Allez vous vous déplacer avec ce festival, le présenter dans d’autres régions ?

AL: L’organisation d’un festival demande énormément de temps et de logistique, ce qui rend impossible le fait de le refaire plusieurs fois dans l’année.

JS : A part les Dj’s, quels genres d’artistes seront présents ?

AL : En fait Ephémère est un festival de musique et d’art. Il y aura de l’art visuel avec 4 performances qui sont :

-    Du mapping 3D et Vjing réalisé par le collectif DELAB qui ont concocté une scénographie inspirée des losanges du festival.
-    Des graffitis en live assuré par l’artiste Vajo.
-    Une installation immersive réalisée par Ghazi Frini : la salle sera recouverte d’écrans sur lesquelles il y aura des projections sur les 4 murs.
-    Une installation avec un parcours interactif réalisée par l’artiste plasticien Malek Gnaoui ou il y aura de capteurs qui interagiront avec les festivaliers.

On est réellement dans les arts numériques par excellence. L’idée c’est de créer une connexion entre plusieurs formes d’arts. Ce n’est pas un festival 100% clubbing ou l’on danse et puis c’est tout, on a voulu que le public voit et découvre d’autres formes d’arts, quelque chose de différent !

Notre approche c’est d’être entre le clubbing et le culturel, on voulait donner l’occasion à ces artistes de s’exprimer et de s’exposer dans un espace nouveau et différent.

Propos recueillis par Neïla Azouz
]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-ahmed-loubiri-directeur-artistique-du-festival-ephemere.16.2816.htmlMon, 21 Jul 2014 00:07:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-ahmed-loubiri-directeur-artistique-du-festival-ephemere.16.2816.html
<![CDATA[Interview Najla Ben Abdallah : Je suis comme Feriel persévérante et ambitieuse ! ]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-najla-ben-abdallah--je-suis-comme-feriel-perseverante-et-ambitieuse.16.2785.htmlFemme active, hôtesse de l’air, actrice et mère de deux adorables petites filles, Najla Ben Abdallah est une femme comblée. Lors de notre rencontre ce qui m’a surpris le plus, c’est l’incroyable délicatesse et l’apparente douceur qui se dégagent de cette actrice qu’on connait surtout dans le rôle de Feriel la machiavélique. Najla était radieuse et pimpante de fraicheur avec sa longue chevelure attachée, ses yeux espiègles de couleur miel-vert et sa tenue casual.

 Elle s’est prêtée avec plaisir aux jeux des questions  et nous a parlé d’elle, de ses projets et de sa vision de la vie.

Et, quand je me trompe et que je l’appelle Feriel, elle me remercie amusée en disant qu’elle est désormais habituée à ce genre de confusion !






JS : Y-a-t-il eu une évolution depuis votre tout premier rôle et celui de Maktoub 4?

NBA : Avec l’expérience, les choses sont devenues plus faciles, je suis beaucoup plus à l’aise face à la caméra et surtout face à des acteurs qui avant m’impressionnaient.

Et puis je suis devenue beaucoup plus exigeante avec moi-même, maintenant je vois mes défauts, je m’autocritique et j’avance, alors qu’avant je ne supportais même pas de me voir.

JS : Vous avez fait du théâtre, du cinéma et de la télé, avez-vous envie de persévérer dans l’un d’eux ?

NBA : J’ai envie de faire du théâtre, mais c’est un métier prenant qui demande beaucoup de temps chose que je n’ai malheureusement pas. Je le ferai c’est certain, mais pas tout de suite !

JS : Pourquoi n’avez-vous pas le temps ?

NBA : J’ai une fille et je viens d’avoir  un petit bébé, je suis hôtesse de l’air et en même temps j’ai des rôles dans des feuilletons et des films, du coup je n’ai plus beaucoup de temps à consacrer à autre chose pour le moment.

JS : Vous arrivez à allier tout ça ?

NBA : C’est dur mais c’est faisable…

JS : Quelles sont les différences et les points communs entre Najla et Feriel dans Maktoub ?

NBA : Primo Najla n’est pas la femme de Youssef Becheikh, deuxio je ne suis pas aussi méchante, je le suis peut être un peu mais pas autant que Feriel.

Il y a aussi certain points communs comme la persévérance, Feriel ne lâche rien et fait tout pour avoir ce quelle veut, moi aussi je le suis mais nos buts sont différents…

Je comprends son ambition car je suis une personne très ambitieuse, j’estime que la vie sans ambitions n’a aucun gout. Il faut toujours viser plus haut.

JS : Comment va évoluer le rôle de Feriel, est-ce qu’on va la voir se repentir ou regretter ce qu’elle a fait ?

NBA : Non elle ne va pas revenir en arrière et elle ne va pas regretter ni se repentir, elle estime que ce qui est fait est fait.

JS : Est-ce qu’on verra une Feriel plus clémente ou moins méchante ?

NBA : Je pense que même étant très méchante, le public aime ce personnage, car le tunisien aime bien ce genre de rôle avec un caractère bien trempé.

D’ailleurs quand j’ai lu le scénario et que j’ai vu son évolution par rapport à l’année dernière, j’ai adoré car elle a tenu bon, elle n’est pas tombée dans le piège de celle qui se repentit, qui fait de la peine ou qui ne sait plus quoi faire.

JS : Est-ce qu’on va voir un retournement de situation par rapport à votre personnage ?

NBA : Pas vraiment, ce qui est sur c’est qu’elle ne va pas se faire prendre une deuxième fois.

JS : Avez-vous d’autres propositions de feuilletons ou de long métrage ?

NBA : Oui j’ai des propositions, je participe à des castings, il y a des choses qui me conviennent et d’autres pas.

Vous savez pour décrocher Le RÔLE, il faut tout tenter mais pas tout accepter. Le jour où je trouverai le rôle qui me conviendra j’espère réussir le casting et être prise.

JS : Depuis votre rôle dans Maktoub, les gens vous reconnaissent dans la rue, on peut dire que vous appartenez désormais au star système tunisien. Comment vivez-vous cela ?

NBA : Jusque là je n’ai pas eu de mauvaises surprises, les gens sont très gentils. Au début ils m’observent, voient comment je me comporte puis viennent me parler, mais c’est toujours très courtois et encourageant. Sauf sur Facebook où les lâches se lâchent…

JS : Y-aura-t-il un Maktoub 5 ?

NBA : Vu les nouvelles histoires et les nouveaux personnages je pense que oui. Mais concernant Feriel je ne sais pas, mais pourquoi pas…

JS : Vous aimez votre métier d’hôtesse de l’air ?

NBA :  Ce que je veux que les gens comprennent c’est que j’adore mon métier et je le fais avec grand plaisir. Depuis que j’ai eu ma fille je suis clouée au sol et l’avion me manque. Mes collègues, mes amis, même le rythme fou de ce métier, tout me manque.

Je ne pourrais pas lâcher ce métier sauf si j’ai les moyens de partir en voyage deux à trois fois par semaines.

JS : Que pensez vous de la Jet Set et est ce que vous aimeriez appartenir à ce monde ?

NBA :  Oui et non, c’est un milieu assez fascinant mais votre vie privée sera celle de tout le monde. C’est pour cela que je ne sors pas souvent, je ne suis pas très mondaine justement pour préserver ma vie personnelle et avoir le bonheur de partager des moments avec des amis sans avoir la presse sur le dos.

Portrait Chnois :

JS : Quel est votre idée du bonheur ?

NBA :  Argent, famille et vie professionnelle prospère.

JS : Si vous ne pouviez voir qu’une seule personne pendant le restant de votre vie, qui choisiriez-vous ?

NBA :  Mes Filles

JS : Quel est le métier que vous seriez incapable de faire ?

NBA : Politicienne

JS : Quelle est la plus vieille chose que vous possédez ?

NBA :  Mon album photos.

JS : Comment étiez vous petite puis adolescente ?

NBA :  Petite j’étais très hautaine, madame je-sais-tout, je ne voulais pas jouer avec les enfants de mon âge car je les trouvais trop gamins. Adolescente j’étais un vrai garçon manqué, je n’ai commencé à comprendre que j’étais une fille que quand j’ai rencontré mon mari.

JS : Quel comportement humain vous n’arrivez pas à comprendre ?

NBA :  Le racisme.

JS : Quelle tache de la vie quotidienne vous ennuie le plus ?

NBA :  Laver la vaisselle.

JS : Avez-vous des mauvaises habitudes ?

NBA :  Le matin, au réveil je n’aime pas qu’on me parle.

JS : Qu’est ce que vous accumulez inutilement ?

NBA :  Les invitations.

JS : La dernière fois que vous avez pleuré ?

NBA : Je ne pleure presque jamais. J’ai juste pleuré pendant ma grossesse à cause des hormones et à un moment où j’étais mal à l’aise c’est tout. Je n’ai pas la larme facile.

JS : Avez-vous des travers qui énervent votre entourage ?

NBA :  Je suis quelqu’un de très insistant.

JS : Votre parfum ?

NBA :  Eau de Shalimar de Guerlain.

JS : Votre couturier préféré ?

NBA :  Valentino

JS : Un bon moyen pour vous défouler ?

NBA : Je crie, je chante, je danse, je délire…

JS : Dans quel pays aimeriez-vous vivre vos derniers jours ?

NBA : La Tunisie malheureusement…

JS : Le dernier film que vous avez vu et ce que vous en pensez ?

NBA : Bastardo et j’ai bien aimé.

JS : Un bruit qui vous énerve ?

NBA : Quand quelqu’un mange la bouche ouverte ou en faisant du bruit. Je ne le supporte pas.

JS : Si vous pouviez vous payer un luxe régulièrement, lequel ce serait ?

NBA :  Avoir un chauffeur.

JS : Votre idole de jeunesse ?

NBA : Marilyne Monroe, c’est une femme que j’admire, car malgré une vie triste et courte elle a fait de grandes choses.

JS : Que trouve-ton sur votre table de nuit ?


NBA :  Pour le moment : lingettes, couches, une bouteille d’eau, des magazines ou une tablette pour m’occuper si le bébé se réveille.

JS : Un talent que vous n’avez pas du tout ?

NBA :  Je peux tout apprendre… tout est possible !

JS : Quelles sont les trois choses que vous emmèneriez sur une ile déserte ?

NBA :  Mes deux filles et mon mari.

JS : Comment vous voyez vous dans 20 ans ?

NBA :  Je me vois encore actrice avec des rôles différents bien sûr, retraitées de Tunisair mais encore jeune avec plein de projets.


Propos recueillis par Neïla Azouz


]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-najla-ben-abdallah--je-suis-comme-feriel-perseverante-et-ambitieuse.16.2785.htmlWed, 16 Jul 2014 00:07:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-najla-ben-abdallah--je-suis-comme-feriel-perseverante-et-ambitieuse.16.2785.html
<![CDATA[Interview du photographe Slown : La photo autrement !]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-du-photographe-slown--la-photo-autrement.16.2526.htmlSlown dépeint le monde ou plutôt son monde avec une vision onirique et artistique. Photographe de la génération numérique, il a appris la technique photographique en vacances de manière autodidacte, avant de devenir photographe professionnel, réalisateur ou encore concepteur d’émission web... Entretien avec un artiste épanoui…



JS: Pourquoi avez-vous choisi le pseudo « Slown » et pas votre vrai nom ?

S: C’est une histoire qui a démarré à mon adolescence à l’âge de 16 ans, je voulais créer ma propre entité, me démarquer. Ne pas être le fils ou le père de quelqu’un mais un personnage à lui tout seul. Par la suite c’est devenue ma marque de fabrique en tant que Slown le photographe et après le réalisateur.

JS: Comment avez-vous découvert la photographie ?

S: C’est venu un peu par hasard comme la réalisation d’ailleurs, ce sont des choses auxquelles je n’y avais pas pensé quand j’étais jeune. A l’âge de 17 ans je suis parti avec mes parents en vacances dans le sud tunisien et vu que je m’ennuyais un peu, mon père m’a donné un appareil photo numérique, c’était mon premier d’ailleurs, et il m’a dit « prends des photos des paysages ».

J’ai pris des photos de tout mais surtout de moi, des « selfie », ce qui m’a permis de faire une sorte de thérapie et ça m’a vraiment aidé à m’accepter, à m’apprécier et à faire la paix avec moi-même. Par la suite j’ai commencé à photographier mes amis, qui ont montré mon travail à des profs dans les beaux-arts et c’est là que Nadia Khiari de Willis From Tunis m’a contacté pour m’encourager à faire des études de photographie parce qu’elle a vu un vrai potentiel. Et vu qu’un conseil pareil ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd, je me suis inscrit à l’EAD pour prendre des cours de réalisation parce qu’il n’y avait pas encore d’école de photographie en Tunisie. 

Entre temps je continuais la photo, j’ai ouvert un petit studio, j’ai participé à tous les concours de photo en Tunisie, j’en ai gagné quelques un et perdu d’autres. 
A la fin de mes études de réalisation j’ai décidé de partir à Montréal pour faire des études de photographie pures et dures.

JS: Dans quelle école vous étiez à Montréal ?

S: J’ai été dans une école privée ou j’ai trouvé une formation de deux ans axée sur la photo commerciale et esthétique. 

JS: Avez-vous un style particulier, des influences ?

S: Je n’ai jamais eu de vraies influences culturelles, photographiques, je fonctionnais à l’instinct. J’ai réalisé après que j’avais un style particulier car on reconnaissait mon travail et mes photos sans que je révèle mon nom. 

JS: Qu’est ce que vous aimez prendre en photo ?

S: Mes gouts changent avec l’âge, au début j’aimais beaucoup les portraits, le côté plastique de la photo. Prendre une personne et la transformer en un objet ensuite j’ai dépassé le côté plastique pour arriver à l’esthétique, comme les photographie de mode de luxe.

Par la suite j’ai découvert la photo d’art, les photos abstraites que j’affectionne particulièrement. Et dernièrement j’ai découvert la photo des paysages, chose que je n’aimais pas à la base, mais que j’ai appris à apprécier. J’aime sublimer un endroit, le prendre en photo comme si c’était un portrait et non un paysage tout simple.
Vous avez réalisé une série de portraits des réalisateurs tunisiens que vous avez exposés en 2013, racontez-nous l’histoire de cette expo.

Quand je suis rentré de Montréal il y a un an, l’association des réalisateurs du film tunisien préparait la deuxième rencontre et ils avaient comme projet de faire une exposition photo. Ils m’ont contacté en me disant qu’ils voulaient réaliser 20 portraits simples de réalisateurs tunisiens, ce qui en soi n’était pas très intéressant car faire une expo avec des portraits comme on en voit partout n’avait aucun intérêt. Et j’ai proposé une idée dans l’esprit des réalisateurs américains comme Hitchcock, Woody Allen ou encore Tim Burton qu’on reconnaît à leur silhouette.

 J’ai demandé aux réalisateurs de choisir chacun un endroit qui les représente et je me suis déplacé pour essayer de m’inspirer de leur personnalité et créer une photo carrée qui montre la stature du réalisateur. On a fait ça l’année dernière et on a refait l’expérience cette année avec une expo qui a très bien marché.
On espère recommencer l’année prochaine et pourquoi pas organiser une grande exposition ou il y aurait tous les réalisateurs tunisiens de toutes les générations.

JS: Et concernant la réalisation ?

S: J’ai fait des études de réalisation et j’ai toujours eu envie de faire des films. L’année  dernière j’ai eu ce qu’on pourrait appeler par une inspiration divine, j’ai écrit un scénario, j’y ai tout mis pour faire un court métrage. Là il est sorti et il s’intitule, « le Temps, la mort et Moi ». Il a eu de bonne critique ce qui m’enchante.

JS: Quel est l’histoire du film ?

S: C’est l’histoire d’un jeune homme qui vit à Montréal et qui est opprimé par le temps représenté par un personnage à part entière, ça parle aussi des rapports avec la mort car cette dernière devient une amie et n’est plus une finalité mais une solution. Et à un moment donné le héros rencontre l’amour et ça dérape… 
C’est un petit court métrage un peu surréaliste d’une durée de 6 minutes…

JS: Il a été tourné à Montréal ?

S: Oui il a été tourné à Montréal avec des acteurs de plusieurs nationalités, le héros est colombien, on a une tunisienne, un québécois, un français et une libanaise et chaque acteur parle la langue de son pays d’origine pour souligner l’universalité de l’Amérique du nord parce que c’est un film qui parle surtout de cette partie du monde.

JS: Parlez-nous de la Web Tv que vous avez créée. Quel est le concept ?

S: J’ai fait une Web Tv juste après la révolution car je trouve qu’il n’y a pas assez de médias francophones en Tunisie. Moi je suis 100% tunisien et francophone et je suis décomplexé par rapport aux langues, j’en parle plusieurs et parmi elles le français et je trouve hypocrite les arabophones qui viennent crier au scandale alors que dans les pays comme l’Arabie saoudite ou autre, on trouve des chaines complètement anglophones.

Avec cette réflexion j’ai décidé de créer une émission en langue française, un peu décalée, dans l’esprit de canal, et qui parlerait de la Tunisie, de la nouvelle vie politique tunisienne, et de l’histoire aussi, parce que je me suis rendu compte qu’au canada par exemple, on connaissait très peu la Tunisie sinon pas du tout.
J’ai monté un petit documentaire qui parle des 3 millions d’années d’histoire en 6 minutes avec une introduction à la vie politique de l’époque. C’est une émission un peu satirique que j’ai réalisé en 2012 juste après les élections.
Pour revenir à votre expo de photographie, où est ce qu’on peut la voir ?

L’expo se passe actuellement à Ibnou Kholdoun et elle va se déplacer entre plusieurs régions de la Tunisie. 

JS: Ce sont les mêmes réalisateurs ?

S: Non, chaque année il y a 20 réalisateurs différents, de cette façon on aura les anciens et les plus jeunes pour réaliser une palette de réalisateurs de tout horizon.

JS: Quels sont vos projets ?

S: Je vais essayer de démarcher dans la communication pour diversifier mon travail, je prépare quelques projets d’expo et j’ai envie de tourner un peu partout avec mon film.
J’ai aussi le projet d’un nouveau film qui parlera d’amour et je ne vous en dirai pas plus…(rire).


Propos recueillis par N. Azouz

]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-du-photographe-slown--la-photo-autrement.16.2526.htmlTue, 25 Feb 2014 00:02:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-du-photographe-slown--la-photo-autrement.16.2526.html
<![CDATA[Interview en vidéo de Maram Ben Aziza: Je voudrai jouer dans un film d'action!]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-en-video-de-maram-ben-aziza-je-voudrai-jouer-dans-un-film-daction.16.2488.htmlJS : Racontez nous vos débuts, le métier d’actrice était un rêve de petite fille?

MBA : Oui, depuis petite ma mère disait à tous le monde que j’allais devenir comme Sharihane, je dansais tout le temps devant le miroir, et j’adorais ça.

J’ai commencé  avec la danse et la troupe de Sihem Belkhodja avec laquelle j’ai grandi, par la suite j’ai fait du théâtre au lycée et j’ai toujours voulu passer à la télé, c’était un rêve récurrent.

J’ai aussi été photo model dès l’âge de 15 avec FATALES, et un jour, par hasard, Sami voit ma photo sur Jet Set Magazine, il a fait ses recherches et m’a contacté pour jouer le rôle de Salima dans Maktoub 1.

Au début j’avais du mal à rentrer dans la peau du personnage car il ne me ressemblait pas du tout mais par la suite avec Maktoub 2 et 3 j’ai pu maitriser complètement toutes les facettes de Salima.

JS : Vous n’avez jamais eu le trac devant la caméra ?

MBA : Pas vraiment car j’étais déjà habituée à poser devant un objectif. J’aime la caméra et je fais ce métier par plaisir pas par obligation.

JS :Après Maktoub vous avez aussi joué au cinéma pour des films tunisiens et étrangers. Comment étaient ces expériences ?

MBA : J’ai travaillé dans plusieurs films tunisiens ici à Tunis tels que Hakayat Tounsya, Sauve qui peut avec Fathi El Haddaoui dans le sud tunisien, j’ai aussi joué dans le film Or Noir de Jean Jaques Annaud ou j’ai fait la connaissance de l’actrice Feraida Pinto qui est devenue par la suite une amie. J’ai aussi tourné en Syrie alors qu’il y avait la guerre…. J’ai aussi repris un peu la télé avec mon apparition dans la sitcom Happy Ness avec Lotfi El Abdelli que j’adore. Toutes ces expériences m’ont enrichie et m’ont fait grandir faisant de moi une meilleure actrice avec plus de bagages et encore plus de confiance.

JS :Parlez nous de vos projets futurs, ce que vous êtes en train de préparer ?

MBA : Nous sommes en train de préparer une émission qui s’intitule « Relooking Extrême ». Une émission de Télé-réalité différente de tout ce qu’on a vu en Tunisie. C’est la première fois qu’on aura recours à la chirurgie esthétique. On prendra en charge les candidates du début à la fin en suivant leur parcours pas à pas jusqu’à arriver au résultat final. Nous aiderons des jeunes femmes à réparer les défauts qui les gênent dans leur quotidien et on les aidera à se sentir mieux physiquement et mentalement. Elles seront suivies par des médecins tunisiens et des professionnels du métier.

JS : Cette émission est prévue pour quand ?

MBA : Septembre 2014.

JS : Pour revenir au rôle de Salima que l’on verra pendant le mois de Ramadan dans Maktoub 3. Est-ce que vous avez participé à l’écriture avec Sami El Fehri, est ce qu’elle évoluera, si oui comment ?

MBA : Le rôle évolue d’une saison à une autre et on évoluant j’ai aussi appris à faire ce qu’on me dit tout en gardant la spontanéité des idées qui surgissent sur le coup pendant le tournage. Ce qui est important à souligner c’est que c’est un travail d’équipe.

JS : Vous êtes actrice mais aussi une femme d’affaires puisque vous avez créé votre marque MARAMODE. Parlez nous de ce projet.

MBA :MARAMODE a commencé à la base avec les faux bijoux. A ma sortie de l’école des arts et métiers, on avait un projet de fin d’année à proposer, et je me suis dit pourquoi ne pas le réaliser. J’avais les moyens et les idées, il fallait juste foncer et c’est ce que j’ai fait. Par la suite j’ai décidé d’introduire le prêt à porter il y a de cela 2 ans avec le premier défilé organisé au Sindbad en collaboration avec Jet Set Magazine.

Depuis, j’ai contacté plusieurs designers étrangers chez lesquelles je commande des pièces uniques que je choisis pour mes clientes. C’est comme si je faisais les boutiques pour chaque  cliente, une sorte de shopping à la carte.

JS : En parlant de mode, vous êtes considérée comme une icône de la mode en Tunisie car vous trouver toujours le truc original qui va faire la différence. De quoi ou de qui vient l’inspiration ?

MBA : Je m’inspire de tout ce qui m’entoure que ce soit internet, magazines ou émissions de mode à la télé, je regarde tout, je lis tout et parfois je me mets devant mon dressing que j’appelle « ma fripe » et je créé une tenue bizarre. J’aime avoir un style différent, ne pas passer inaperçue, et ce que j’adore c’est quand les autres adoptent le même style.

JS : D’ailleurs nous avons tous été très étonnés par votre nouvelle coupe de cheveux. Qu’est ce qui s’est passé ?

MBA : Je suis quelqu’un de très nerveux contrairement à ce qu’on pourrait croire. Et quand je m’énerve je me retourne contre ma propre personne, mes affaires… On a tous des jours sans !

Le matin d’un jour sans, j’ai décidé de changer complètement de tête, j’ai appelé mon coiffeur en urgence et je lui demandé de ramener son rasoir électrique. Au début je voulais me raser presque à zero et teindre mes cheveux en gris platine. Mon coiffeur a hésité à la faire et m’a proposé une autre coupe à la Justin Beiber ce qui m’a valu toutes les photos comparatives sur Facebook avec mon frère jumeaux Justin.

JS : Est-ce que toute cette notoriété vous dérange ?

MBA : Je suis devenue immunisée par rapport aux « qu’on dira-t-on ». Ça m’a touché au début, j’ai pleuré, je me suis cloitrée à la maison, j’ai réagi, mais maintenant ça me passe au dessus la tête, s’il ya des personnes méchantes et malsaines qui ont du plaisir à insulter les gens, grand bien leur fasse !

Cela dit suite à la vidéo qui est sortie sur Facebook et qui a fait le buzz grâce au simple vol d’un téléphone, il y a eu un impact positif, car les gens pensaient que j’étais plus Salima que Maram, ils m’ont vu sous un jour différent ce qui, au final, est une très bonne chose.

J’ai choisi d’être dans ce domaine, c’est mon travail et j’assume.

JS : Cela ne vous dérange pas, qu’on vous associe toujours à un seul rôle, notamment celui de Salima de Maktoub ? Vous n’aimeriez pas jouer un autre rôle qui pourrait vous ôter cette étiquette ?

MBA : Si j’aimerais, bien sûr ! Pour l’instant  je n’ai pas le choix, je suis dans le projet de Sami Fehri pour qui le rôle de Salima est essentiel.
 
Mais même si je voulais ou pouvais, je ne vois malheureusement pas de scénarios ou de projets qui m’attirent. On ne tourne pas grand-chose pour l’instant.

JS : Avez-vous eu des propositions de l’étranger ?

MBA : Oui de l’Égypte mais en toute sincérité ça ne me donne pas envie, je suis plutôt à l’européenne et je ne pense pas me trouver à mon aise dans l’industrie du cinéma égyptien.  

JS : Vous deviez travailler avec la nouvelle télé Telvza TV et ça ne s’est pas fait. Pourquoi ?

MBA : On m’a contacté pour présenter une amission hebdomadaire. A l’époque j’avais préparé avec mon équipe  une idée d’émission et un pilote qui n’ont pas été retenus car ils avaient besoin seulement de moi. J’ai adhéré à l’idée et j’ai réécrit avec leur équipe un autre projet d’émission puis j’ai laissé tomber car il y a eu énormément de malentendus. Masi ce que je n’ai pas du tout apprécié c’est qu’après un départ qui s’est fait en toute amitié et sans incidents, je me retrouve à entendre des histoires de la part de la direction de la chaine qui insinuent le fait que j’ai été remplacée alors que je suis partie de mon propre chef. Je leur souhaite à tous bonne continuation !

JS : D’où vient l’idée de « Allo Maa » ?

MBA : C’est une idée de Salma Fehri qui a voulu faire quelque chose d’originale en montrant différemment une femme dans une cuisine. C’était une expérience très sympathique.

JS : Quel est le rôle qui vous tient à cœur, que vous aimeriez jouer dans le futur ?

MBA : J’ai envie de jouer le rôle d’une vraie et authentique méchante, j’aimerai aussi incarner une jeune femme pauvre et surtout ce que je voudrai c’est jouer dans un film d’action.

JS : Vous écrivez des scénarios ?

MBA : J’aime écrire, d’ailleurs j’aimerai écrire un livre sur moi et ma vie, mes expériences… mais je me dis que je dois peut être attendre encore un peu.

JS : Ouvrons une petite parenthèse sur votre vie privée, vous allez fêter quelque chose d’important l’année prochaine, votre mariage ?

MBA : Oui c’est officiel, je suis engagée avec quelqu’un depuis pas mal de temps et l’année prochaine on concrétisera notre union avec le mariage. On est encore en pleins préparatifs.

JS : Quel message donnez-vous à nos lecteurs ?

MBA : Vivez votre vie même si la vie est devenue difficile de nos jours. Fixez-vous des objectifs et essayez de les atteindre. 



                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Propos recueillis par N. Azouz



Portrait Chinois :

Le bonheur parfait selon vous ?

MBA : L’amour

Où et à quel moment vous êtes-vous senti le plus heureux ?

MBA : Il y a beaucoup de moments mais ceux que je préfère c’est quand je suis avec mon frère.

Le principal trait de votre caractère ?

MBA : Je sais me faire respecter

Celui dont vous êtes le moins fier ?

MBA : Je suis susceptible.

La qualité que vous préférez chez un homme ?

MBA : Qu’il soit cultivé et intelligent

La qualité que vous préférez chez une femme ?

MBA : Débrouillarde, bosseuse et qui a confiance en elle.

Quelle est votre plus grande peur ?

MBA : Qu’il arrive malheur à ma mère.

Qu’est-ce qui vous exaspère chez les autres ?

MBA : La méchanceté gratuite.

Qu’appréciez-vous chez vos amis ?

MBA :L’honnêteté. 

Quel est le comble de la misère ?

MBA : Les enfants qui mendient dans la rue et la maltraitance des animaux.

Quel est le comble de la bêtise ?

MBA : Mes bêtises (sourire)

Si vous étiez un sens :

MBA : Le goût

Si vous étiez une saison :

MBA : Le printemps 

Si vous étiez un pays :

MBA : La Tunisie est un pays qui possède tout ce qu’il faut, il est juste mal exploité. Et mon deuxième coup de cœur c’est Paris.
 
Si vous étiez un lieu de vacances : 

MBA :Sania c’est entre l’Australie et la Chine. J’ai pu voir dans cette region du monde une nature et des paysages à coupe le souffle. 

Si vous étiez un moyen de transport :

MBA : Une grosse moto.

Si vous étiez une soirée idéale :

MBA : Soirée DVD entre filles

Si vous étiez un animal : 

MBA : Un chien et un cheval

Si vous étiez une odeur :

MBA : La vanille

Si vous étiez un bruit :

MBA : Celui du piano

Si vous étiez une couleur :

MBA : Bleu turquoise

Si vous étiez la pièce d'une maison :

MBA : Un dressing

Si vous étiez un plat :

MBA : Couscous au mouton

Si vous étiez une partie du corps :

MBA : Le cœur

Si vous étiez une danse : 

MBA : La danse classique

Si vous étiez un instrument de musique :

MBA : Le violon

Si vous étiez une époque :

MBA : Les années 20

Si vous étiez un livre :

MBA : Les livres de Guillaume Musso

Si vous étiez un mot :

MBA : Maram parce que ça signifie ce que je suis 

Si vous étiez un coup de gueule :

MBA : Je casse mon téléphone

Si vous étiez un film :

MBA : Le temps d’un automne

Si vous étiez un proverbe : 

MBA : Trop bon, trop con !

Si vous étiez un péché :

MBA : La paresse, j’adore dormir mais si je dors trop c’est signe de déprime…

Quel défaut doit avoir une femme pour vous plaire ?

MBA : J’aime l’autorité.

Comment vous voyez-vous dans 20 ans ?

MBA : Une femme d’affaires, mariée avec 3 enfants, un foyer bien tenu et un rapport extraordinaire avec mes enfants.

Un mot pour conclure ?

MBA : J’espère comme tout le monde avoir toujours ce que je mérite. J’espère que les gens dépasseront leurs préjugés et feront l’effort de me connaitre au delà de l’image qu’ils se sont fait par rapport à mes rôles. 
]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-en-video-de-maram-ben-aziza-je-voudrai-jouer-dans-un-film-daction.16.2488.htmlWed, 05 Feb 2014 00:02:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-en-video-de-maram-ben-aziza-je-voudrai-jouer-dans-un-film-daction.16.2488.html
<![CDATA[Interview exclusive avec Blake Lively, l’actrice la mieux payée au monde en 2013]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-blake-lively-lactrice-la-mieux-payee-au-monde-en-2013.16.2395.html

En 2011 la carrière deBlake Lively semblait au point mort. Le retour au sommet en est d'autant plus spectaculaire. Selon le magazine économique américain People With Money et sa très attendue liste des « actrices les mieux payées du monde » publiée mercredi (25 décembre). Blake Lively, 26 ans, dominerait largement le classement des avec des revenus estimés à près de 82 millions d'euros. 

Dans cette entrevue, elle nous parle de sa carrière et de sa vie avec un naturel désarmant.

R.M : Comment vous-gérez votre emploi du temps, quand vous tournez plusieurs projets en même temps comme c’était le cas avec Savages et Gossip Girl ?

B.L : Pendant 4 mois, j’ai travaillé 7 jours sur 7. Je prenais des vols de nuit, je passais d’un plateau de tournage à un autre. Très mauvaise idée (rires). Mais j’ai pu apprécier les différents environnements. Gossip Girl se résume à un exercice de mémorisation. Pas besoin de réfléchir à l’évolution du personnage. C’était donc assez relaxant de revenir du tournage de Savages où c’était un travail créatif. Je suis heureuse d’avoir eu l’opportunité de faire les deux


R.M : Parlez nous de O et de votre approche du personnage dans Savages

B.L : J’aime me cacher derrière les personnages qui ne me ressemblent pas. Je porte des vêtements qui n’ont rien à voir avec les miens, ma coiffure est différente, je change mon accent, mon attitude. Mais dans Savages, mon personnage, O, est une californienne du sud comme moi. Elle porte des vêtements que je choisirais. En faisant mes courses, j’ai donc acheté un vêtement pour moi et un autre pour mon personnage. C’était à la fois choquant et excitant car je ne suis pas du tout le personnage. Je n’ai pas envie de l’être. C’est l’une des expériences les plus bizarres de toute ma vie.


R.M : Comment choisissez-vous vos rôles ?

B.L : Je m’ennuierais à mourir si je devais toujours jouer le même genre de personnage
J’aime les rôle qui offrent un challenge, qui soient originaux, hors des sentiers battus.
Et si je ne travaille pas, je trouve toujours quelque chose à faire, comme prendre des cours de français. L’année dernière, j’ai vécu pendant un an en France entre Nice et Monaco et j’ai fréquenté l’Institut de Français pour apprendre l’une des plus belles langues du monde, le français. Je recherche toujours quelque chose que je ne sais pas faire et j’apprends. 

R.M : Beaucoup de jeunes filles, fans de la Serena de Gossip Girl, voient en vous un modèle de réussite à suivre. C’est une sacrée responsabilité quand on y pense, non ?

B.L : Franchement ? Je suis terrifiée quand des parents viennent me trouver en me disant que leur fille de 9 ans regarde Gossip Girl et qu’elle est en adoration devant mon personnage. J’ai envie de leur dire : enregistrez les épisodes et attendez qu’elle soit un peu plus grande, c’est tellement scandaleux ce qui s’y passe ! Il m’est arrivé d’interpréter des personnages abjects. Mais dans un film, il y a un début, un milieu et une fin : le scénario aide à comprendre les raison pour lesquelles cette femme ou cet homme en est arrivé là, de manière à ce que l’on puisse éprouver une certaine empathie pour elle ou pour lui. 

Dans Gossip Girl, j’ai l’impression que même si je commets des horreurs dans une saison, on me pardonnera dans celle qui suit. J’ai beau savoir que cette réalité-là existe dans certains milieux, ce n’est pas du tout comme cela que j’ai grandi. J’ai été élevée dans une famille plutôt stricte qui m’a inculqué un certain sens moral. J’ai toujours été très encadrée, très protégée. Et je n’ai jamais été tentée de faire des bêtises, des trucs qui pourraient me compromettre. La seule chose qui me fait vraiment craquer c’est le chocolat. Je peux en consommer de manière tout à fait déraisonnable (rire).

R.M : Quelles sont vos actrices préférées ?

B.L : Je regardais le film Eve l’autre jour et lorsque je vois les performances des actrices  Bette Davis à Ann Baxter et même l’apparition de Marilyn Monroe, je suis en admiration. Je suis même intimidée. Pour les icônes c’est Katharine Hepburn mon actrice préférée. Elle était plus forte que n’importe quel homme autour d’elle. Pourtant, elle incarne la féminité dans toute sa splendeur.

R.M : Et comment c’est de vivre loin de la ville d’où vous êtes originaire, Los Angeles à New York ?
On peut avoir une vie très agréable à New York. J’adore l’architecture, l’art et la culture. Alors qu’à Los Angeles, tout est fermé à 23h, vous pouvez prendre un taxi à New York et aller au restaurant comme s’il était 20h. De plus, je travaille pour le job de mes rêves.


Propos recueillis par Ramzy Malouki
]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-blake-lively-lactrice-la-mieux-payee-au-monde-en-2013.16.2395.htmlThu, 26 Dec 2013 00:12:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-blake-lively-lactrice-la-mieux-payee-au-monde-en-2013.16.2395.html
<![CDATA[Interview exclusive avec Matt DAMON]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-matt-damon.16.2374.htmlCette fois, nous vous servons une bonne interview toute fraiche avec le roi des rôles à gros budgets, Monsieur Matt Damon. Héros des temps modernes dans Jason Bourne, chasseur de trésor dans The Monuments Man ou dompteur d’animaux sauvages dans Nouveau Départ, il nous parle de sa vie, ses amis et ses engagements personnels…

R.M : Comment choisissez –vous vos rôles ?

M.D :  C’est génial de faire un film comme « nouveau départ » ou « Promised Land » mais j’aime aussi tourner dans des films à gros budgets, ces divertissements qui sortent pendant l’été. Pour moi ce genre de film a besoin d’avoir une âme, une trame intéressante car même s’ils sont légers et divertissants, il faut qu’ils plaisent aussi, pour que le public s’en souvienne un peu plus que quelques semaines plus tard. 

R.M : Quels ont été vos meilleurs moments depuis que vous avez entamé votre carrière au cinéma ?

M.D :  Ma vie a réellement changé avec le film « Good Will Hunting ». Je n’avais jamais été aux Golden Globes, et je me suis retrouvé pendant la cérémonie assis juste devant la scène. Je me souviens avoir vu Jack Nicholson assis derrière moi et quand on a gagné le Golden Globe - je savais que mon père regardait l’émission avec mes amis- Je voulais dire quelque chose et j’ai hurlé : « Papa, j’ai une meilleure place que Jack Nicholson ! »

R.M : Vous vous transformez d’un film à l’autre. Cela vous amuse de travailler sur votre look ?

M.D :  L’essayage de costumes est ce qui m’ennuie le plus. Quand j’arrive aux chaussures, je choisis toujours les plus confortables parce qu’à l’image personne n’y fait attention. Mais pour incarner l’amant de Liberace (Michael Douglas) dans Ma vie avec Liberace (1), je portais des vêtements insensés, beaucoup de maquillage et quatre perruques différentes selon les époques, et tout cela m’a aidé à composer une manière de me tenir, de marcher.

R.M : Vous vous intéressez à la mode ? Êtes-vous une Fashion victime ?

M.D :  J’ai toujours voulu être à l’aise dans mes vêtements. Mon père me dit toujours : « tu sais, pour être bien il faut être à l’aise dans ses pompes ». J’ai probablement pris son conseil à la lettre, mai je pensais quand même être à la mode, jusqu’à ce que je revois mes photos du lycée (rires…). Je pense que la vie est une longue période de mauvais choix vestimentaires. On ne s’en aperçoit que 15 ans plus tard. Mais je n’ai aucun problème à porter des costumes, surtout pour aller aux cérémonies hollywoodiennes.

R.M : Vous et George Clooney  êtes les meilleurs amis du monde, il est comment en vrai ?

M.D :  Cela fait 12 ans qu’on est amis et franchement je ne lui trouve aucun défaut. Peut-être qu’il en a, mais je ne les vois pas. C’est une personne merveilleuse, incroyablement généreuse et c’est un des meilleurs réalisateurs avec lesquels j’ai travaillé. On collabore pas mal ensemble d’ailleurs on vient de terminer le tournage du film « The Monuments Men » qui sortira en mars de l’année prochaine. Je sais que ce que je vais dire peut paraitre banal, mais Geroge est tel qu’on le voit, il est toujours naturel et ne fait pas de « chichi ».

R.M : Et avec Ben Afleck, vous êtes toujours aussi proche ?

M.D :  Bien sûr. Nous sommes voisins à Los Angeles, nos femmes sont amies et nous travaillons très souvent ensemble, entourés d’un groupe d’amis et de collaborateurs proches qui nous suivent à travers tous nos projets. L’opinion de Ben m’est très précieuse.

R.M : Dans "Promised Land", vous jouez le rôle de Steve Butler, un personnage sympathique, mais vraiment pas "good guy". Jusqu'à ce qu'il bascule, comme si le bien était un choix  irrésistible. Est-ce le cas pour vous?

M.D :  Pas vraiment ! Les cinéastes me voient comme « l’homme de la porte à côté » le "boy next door". Ce qui est intéressant, c'est que certains inversent cette image. Quand on a fait Le Talentueux Mr Ripley par exemple, Anthony Minghella était surexcité par le fait que la plupart m'associait à ces personnages gentils et positifs de Will Hunting, L'Idéaliste, Il faut sauver le soldat Ryan... C'était un peu la même chose avec Jason Bourne Il a l'air d'un bon gars, jusqu'à ce qu'il découvre qui il était vraiment.

R.M : Comment vous – vous préparez pour vos rôles ? 

M.D :  Pour Promised Land par exemple, l'écriture a servi de terrain de préparation. J’ai rencontré des personnes qui font le même travail que Steve, je leur ai demandé comment ils se comportent quand ils débarquent dans ces petites villes, comment ils s’y prennent pour convaincre les gens…

R.M : Et pendant le tournage ?

M.D :  Quand on commence dans ce métier, on est un tant soit peu égoïste. On croit que tout tourne autour de nous. Mais avec l’expérience, on comprend que c'est la caméra qui compte. Si elle filme ma nuque en amorce, pour cadrer la personne qui se trouve en face de moi, l’important, c’est celui qui est en face. Mon boulot, c'est de me placer exactement sur la petite croix rouge qui est au sol. Si je la rate, le plan est raté. C'est un travail collectif, je demande au « chef op » de me déplacer, me pousser…. comme du football américain.

R.M : L’humanitaire vous tient à cœur, parlez nous de vos actions caritatives.

M.D : J’ai fait le film Elysium car j’ai senti que c’était juste. Je suis impliqué dans l’organisation water.org pour qui le but est avoir de l’eau pour tous. Elysium montrait la pauvreté d’un côté et l’opulence de l’autre. C’est un film de science-fiction qui se passe ailleurs, mais il traite d’un sujet actuel. La différence entre quelqu’un qui n’a qu’un dollar par jour vivre, et toi et moi, assis, ici à Beverly Hills.

Propos recueillis par Ramzy Malouki 
]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-matt-damon.16.2374.htmlMon, 16 Dec 2013 00:12:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-matt-damon.16.2374.html
<![CDATA[Interview exclusive avec Bradley Cooper ]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-bradley-cooper.16.2363.html
Nous avons rencontré l’homme le plus sexy de la planète lors de son passage à Los Angeles. Bradley Cooper nous a accordé une interview exclusive et nous a parlé de ses projets passés et futurs notamment son dernier film  d’animation Les Gardiens De La Galaxy qui sortira l’été prochain et ou il doublera la voix de Racoon le raton-laveur. 

R .M : Parlez nous de votre film Happiness Therapy. 

B.C :Nous avons tourné ce film en 34 jours. David O. Russell travaille exactement comme au théâtre. Il est capable de tourner la caméra vers l’autre acteur en plein milieu d’un plan serré. Cela donne une vraie énergie qui n’existe pas sur d’autres tournages. On se sentait tous dans le même environnement. C’est presque athlétique de travailler sur un film de David O.Russell

R.M : On vous a déclaré l’homme le plus sexy du monde, qu’en pensez-vous ?

B .C : A chaque fois que quelqu’un m’en parle, je l’enregistre et j’écoute l’ensemble tous les matins en me réveillant juste pour l’entendre (rires…). Je ne lis pas les potins mais je reçois des emails à ce propos. Les gens de mon lycée adorent me montrer ce qui est écrit sur moi. C’est affolant. J’ai entendu dire que je cherchais un baby-sitter pour mon chien ou un spa. C’est complément fou !

R.M : Vous pensez que la série very bad trip aura son 4ème volet ?

B.C : Je pense, hélas, qu’il n’y aura pas de 4ème ni de 5ème volet. Todd Philips l’a dit à maintes reprises. Le 3ème c’est le dernier. 

R.M : On a découvert que vous parliez bien la langue française. Vous pensez collaborer avec le cinéma français ?

B.C : J’ai étudié pendant un semestre dans le sud de la France à Aix En Provence. Lorsque je faisais la promo de Very Bad Trip à Paris je me suis dit : je devrais essayer de donner les interviews en Français. Personne ne l’avait mentionné avant mais je donnais déjà des entretiens en Français depuis 3 ans. J’adore Alain Chabat avec qui on évoque la possibilité de faire un film tous les deux avec Mélanie Laurent. Oui j’aimerais bien faire un film en langue française. 

R.M : Parlez nous de votre nouveau film  Les Gardiens de la Galaxie. Vous avez accroché dès le début ?

B.C : Je n’étais pas du tout familier avec le comic book et j’ai vraiment aimé, j’aime ce personnage. Il est incroyable. Vous savez, on a débattu pour savoir s’il pouvait avoir parfois un accent cockney. 

R.M : Est-il vrai que vous aimez la solitude?

B.C : Enfant, je n’aimais guère me retrouver seul. Cela a changé depuis que ma carrière a pris son essor. J’ai passé récemment une semaine entière tout seul à Paris. Je dormais jusqu’à midi et je me baladais à pied tout l’après-midi au centre-ville. Je faisais de la moto, seul la nuit, jusqu’à 2 h du matin, lorsque les rues étaient désertes. Cela m’a permis de faire le point sur ma vie.

R.M : Vous avez 38 ans. A quand une famille?

B.C : J’espère que la vie me fera ce cadeau. J’adorerais être papa, car je sais à quel point mon père était heureux et fier de moi. Il a disparu récemment et avoir une famille était sa plus grande joie. Cela devrait être la prochaine étape naturelle de ma vie d’homme.

R.M : Vous imaginez-vous marié et papa dans les cinq prochaines années ?

B.C : Marié et papa? Je laisse faire le destin. D’ici cinq ans, je me vois bien me lancer dans la mise en scène pour réaliser mon premier long-métrage.

Propos recueillis par Ramzy Malouki  

]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-bradley-cooper.16.2363.htmlTue, 10 Dec 2013 00:12:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-exclusive-avec-bradley-cooper.16.2363.html
<![CDATA[Interview avec le Chef de Cuisine Ali Dey Daly]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-avec-le-chef-de-cuisine-ali-dey-daly.16.2277.html
Ali Dey Daly est un jeune homme surprenant, attachant et surtout gorgé de talent. Il a su faire de son métier, un art qu’il maitrise, chérit et développe en toute sérénité.
Nous l’avons rencontré lors de ses vacances à Tunis, et nous avons profité de sa disponibilité pour réaliser cet entretien qui vous fera découvrir une autre facette du métier de chef de cuisine qui continue de jour en jour à charmer un très large public.

JS : Comment êtes vous tombé amoureux de la cuisine ?

ADD : Ma première véritable passion ce n’est pas la cuisine, c’est plutôt comment faire plaisir aux autres et j’ai découvert que la cuisine était une très bonne manière pour le faire.
Haut comme trois pommes, je concoctait déjà avec ma mère des petits plats pour la famille et les invités de mon père qui ne manquaient presque jamais , puis à l’âge de 11 ans j’ai fait mon premier stage d’été en cuisine ici en Tunisie et quand mes amis se prélassaient à la plage, moi j’épluchais les oignons… mais j’ai adoré le faire chose qui a fortement étonné plusieurs de mes comparses.

Puis c’est à l’âge de 14 ans que mon aventure a officiellement commencée. A l'époque j'étudiais au lycée et j’ai décidé de quitter après une longue discussion avec mes parents, qui je le reconnais, ont été très compréhensifs, et ce afin d’entamer un stage de cuisine à l’école de tourisme et hôtellerie à la Charguia où j’ai fait un CAP  de cuisine et par la suite un BEP de cuisine ce qui m’a permis de travailler en Tunisie.

A l’âge de 15 ans j’ai effectué mon premier stage à l’hôtel Abou Nawas Tunis avec une brigade de 50 personnes pendant 4 mois. Par la suite j’ai effectué un stage d'été au restaurant La Closerie ou je me suis vraiment régalé car j’avais un bon poste en cuisine ce qui m’a permis aussi de m’adonner à la création.
Puis j’ai été à l’ex Spoon Villa Didon, au restaurant le Golf ou j’ai été formé par le Chef Elyes Somaï et chez Yvan à la Maison blanche Tunis.
Et à l’âge de 18 ans j’ai déposé mon dossier à l’institut Paul Bocuse à Lyon. C’est à ce moment là que le vrai grand challenge a commencé !

JS : Comment fait-on pour être accepté chez Bocuse ?

ADD :  C’est assez compliqué car ils ne prennent que 25 étudiants par an, c’est l’équivalent d’un étudiant sur dix.
Chez Bocuse il ne faut pas seulement savoir cuisiner, car aujourd’hui un bon chef doit avoir une ouverture d’esprit, une culture générale et culinaire développée et une créativité sans limites...
J’ai intégré l’institut fin 2008, ou j’ai fait mon bachelor en art culinaire et management de la restauration, une formation considérée comme la meilleure au monde dans les arts culinaires, puis j’ai réussi à intégrer les meilleures maisons gastronomiques françaises telles que le Plaza Athénée au fameux restaurant 3 étoiles d’Alain Ducasse" Alain Ducasse au Plaza Athénée". A l'époque c’était le deuxième 3 étoiles de ce grand chef qui par la suite en a ouvert un autre à l’Hôtel Meurice.
C'est ainsi que j'ai découvert un monde coriace ou il fallait être concentré et très méticuleux 16h par jour non stop, car derrière une belle assiette, il y a des semaines de travail, de création, de dégustation…

Après le Plaza Athénées j’ai intégré la cuisine de l’hôtel Le Meurice un 3 étoiles qu’on retrouve dans le prestigieux guide Sanpellegrino, ce dernier cite les meilleurs 50 restaurants au monde. Là j’étais avec le chef étoilé Yannik Alléno titré meilleur chef au monde 2008, un chef plus jeune et avec plus de fraicheur dans sa cuisine à la différence de Ducasse qui lui préfère la cuisine française et méditerranéenne.

Vous savez, chaque chef a son style, et c’est justement trouver son style qui est la chose la plus dure pour un cuisinier. Aujourd’hui on peut reconnaitre la touche et l’identité de chaque chef en regardant tout simplement le plat, chacun a ses méthodes de cuisson, son dressage et son choix de vaisselle.

Après un an passé à l’hôtel Meurice, j’ai travaillé pour le magazine YAM, une revue exclusivement destinée aux chefs professionnels et à une cuisine très pointue, et c’est à partir de là que j’ai commencé à travailler sur l’image, avec des  shooting photos, des nouvelles recettes et des créations innovantes… mais le plus dur ce n’est pas seulement de réaliser un plat mais de l’écrire par la suite, car chaque plat doit raconter une histoire, on doit expliquer toute son évolution.

Après Meurice, je suis retourné à l’institut Paul Bocuse pour intégrer le premier Master en Art Culinaire au monde. Mon père étant fatigué je ne voulais pas trop m’éloigner de la Tunisie.
Je voulais approfondir mes études dans la création de nouveaux concepts de restaurants, mais aussi  pour m'adonner à l'art culinaire dans sa globalité, car l’implication d’un chef n’est pas seulement d’être en cuisine, mais aussi de se concentrer sur tous les autres aspects tels que le choix de la vaisselle, la nappe, la décoration…

JS :  vous créez quels sortes de concepts ?

ADD : Je créé différents concepts, pas seulement gastronomiques mais aussi des Fast Food de luxe, le but étant de faire découvrir la bonne cuisine à tout le monde car de nos jours aller dans un 3 étoiles Michelin devient de plus en plus difficile…

JS :  Par la suite, vous êtes allé à la découverte du monde , racontez nous..

ADD :  J’ai été embauché par le Groupe Le Duff pour ouvrir les 5 premières Brioche Dorée à Shanghai. Ce n’est pas de la grande gastronomie, mais l’expérience d’implanter 5 restaurants en 4 mois, de les ouvrir et de les faire tourner dans un pays qu’on ne connait pas, était un superbe challenge. Il fallait s’adapter aux habitudes culinaires du pays, car en Chine, ils n’ont pas de farine et ne mangent pas de pain. Donc il fallait créer de nouveaux process, étudier le palais de la population et adapter le pain aux saveurs locales avec notre farine de blé traditionnelle.
Dans chaque pays que j 'ai eu la chance de visiter, les produits et la matière première sont totalement différents, il faut prendre en compte la saisonnalité, le climat mais aussi les traditions, la culture et les goûts locaux.
C’est un métier ou il faut surtout être curieux pour s’imprégner de toutes ses différences et les comprendre.

Après 5 mois à Shanghai, une ville extraordinaire ou j’ai pu découvrir énormément de choses, je suis retourné en France pour finir mon Master et en parallèle je travaillais toujours en tant que consultant développeur de concept et de toutes les cartes de restaurants.

JS :  En quoi consiste votre rôle de consultant et développeur de concepts ?

ADD :  On est trois dans l'équipe et chacun est spécialisé dans un volet bien précis, ce qui nous rend parfaitement complémentaires.
Le premier est spécialisé dans la gestion et Contrôle des coûts, le deuxième dans la partie salle, et moi dans la partie culinaire. On arrive et on refait le restaurant, on refait toute l’offre, on remet en place une nouvelle carte gastronomique ou un peu moins pointu, ça dépend.

JS :  La cuisine est un art mais aussi des techniques. Donnez nous des exemples ou un secret de chef !

On peut développer un produit de plusieurs façons différentes, cru, cuit, mi-cuit, fumé… je peux vous donner l'exemple du fameux œuf parfait, qui cuit à 62,3 degrés pour que le jaune et le blanc coagulent en même temps. Par la suite c’est le client qui le casse dans son assiette. Et c’est ainsi qu’on arrive à mettre en valeur un produit pas cher et le transformer en un met délicieux.

JS :  Comment ça se passe, est ce que vous créez de nouveaux concepts ou est ce que vous actualisez les anciennes enseignes qui ont besoin d’un petit coup de fraicheur ?

ADD :  On travaille avec des gens qui ont déjà des restaurants ou des hôtels en route depuis plusieurs années, dans ce cas on passe 5 ou 6 semaines et on refait toute la gamme toujours en respectant l’ADN de l’établissement.
Par ailleurs il y a d’autres investisseurs qui veulent investir dans de nouveaux concepts ou hôtels et là c’est un process totalement différent qui est plus long en termes de temps.

JS :  Ce sont des gens du métier qui font appel à vous ou est ce des hommes d’affaires qui préfèrent appeler des professionnels pour mettre en place le projet ?

ADD : Les deux ! On peut trouver des hommes d’affaires qui ont beaucoup d’argent et qui ne savent pas ou le mettre et ça peut être aussi des professionnels qui ont envie de rénover.

JS :  Vous êtes parti en Scandinavie pour ça ? Parlez-nous-en ?

ADD :  Je suis parti passer 4 mois en Scandinavie, afin de créer une carte pour de l’événementiel haut de gamme en Norvège. Par la suite j'ai intégré le Gastronimic Institut où j'ai eu la chance d'observer la préparation de plusieurs grands chefs pour le concours du Bocuse d’OR, qui est le prix le plus important du métier et qui se fait tous les deux ans à Lyon. C’était une étape importante car je pense participer a ce prestigieux concours dans les prochaines années.

JS :  Dans la sphère culinaire, vous avez le statut de Chef ?

ADD :  Ça dépend dans quelle structure. Maintenant, j’ai le statut de Chef Cuisinier et Chef consultant mais si je retourne travailler dans une structure plus importante ou un restaurant étoilé, je serai plutôt assistant ou sous-chef.

JS :  La vaisselle prend aussi énormément d’importance dans l’art culinaire ?

ADD :  La vaisselle est devenue un élément essentiel de l’art culinaire. D’ailleurs j’ai la chance de travailler avec Haviland qui est l’une des plus importantes marques de porcelaine au monde, c’est le Hermès de la vaisselle. Je collabore avec leur designer pour lancer leur nouvelle collection d’assiettes tous les ans autours d’un repas à la Rue Royal à Paris.
Notre travail consiste à créer avec le designer une collection design, pratique et intéressante pour les autres chefs.

JS :  Vous avez participé à quelques émissions culinaires ici en Tunisie, comment voyez vous votre métier dans notre pays ?

ADD :  Je n'aime pas le dire mais rares sont les gens passionnés de cuisine en Tunisie qui aimeraient en faire un métier, on peut les compter sur les doigts d’une main. C’est aussi pour  cette raison que j’ai envie de faire découvrir ce métier et encourager les passionnés.

Il faut savoir que quand on a un BTP on a l’équivalent d’un bac, ce qui permet par la suite d 'intégrer n’importe quelle école professionnelle. Il faut juste être sûr de vouloir faire la profession qu’on a choisi.

Ce que j’ai remarqué depuis quelques temps, c’est que mon entourage commence à s’intéresser à ce que je fais, à vouloir comprendre ma formation, les étapes à franchir, quel futur peut on avoir dans ce métier… et cela me fait énormément plaisir car quand j’ai fait ce choix, j’ai eu droit à beaucoup de critiques, des interrogations et ce sont justement les mêmes personnes qui maintenant s'intéressent à mon parcours…

JS :  Que pensez-vous de cet engouement qu’il y a par rapport à votre métier, les émissions de télé, les chefs stars. Est-ce que ça sert en bien votre métier ?

ADD :  Je pense que depuis 2007 il y a eu une montée fulgurante et une grande tendance dans le monde entier par rapport à la cuisine, les gens ont commencé à avoir l’envie d’apprendre et surtout de savoir comment et qu’est ce qu’ils mangent. Ils n’ont plus le temps de faire à manger pendant des heures, ils veulent quelque chose de bon, de beau et de rapide.
Il existe plusieurs émission de télé et de magazines qui parlent de cuisine et je pense que c’est une bonne chose car c’est aussi un moyen de s’informer et de savoir ce qui se passe ailleurs. Ça nous aide aussi à raconter ce qu’on fait et à nous faire connaitre.


JS :  Après ce grand tour culinaire, ou allez vous atterrir maintenant ?

ADD :  je suis chef d'une grande et luxueuse brasserie de luxe parisienne La Villa. 37 avenue de Friedland Paris 8éme.

JS :  C’est quoi vos projets personnels, va-t-on voir une enseigne ADD ?

ADD :  Dans 36 mois j’ai prévu de monter un projet de restaurant gastronomique ici en Tunisie mais je ne veux pas précipiter les choses, je veux avoir un bon emplacement, monter une bonne équipe et bien ficeler le projet.

JS :  Parlez nous de votre concept, concrètement qu’est ce que vous avez en tête ?

ADD :  Je veux faire deux choses, la première c’est un restaurant gastronomique ou je vais m’épanouir réellement, avec un concept minimaliste, simple et c’est ce qui sortira de la cuisine qui va être la star.

En Tunisie on a un terroir très riche où j’ai réussi à trouver des produits extraordinaires mais qui sont malheureusement très mal distribués. On a du mal à avoir quotidiennement tous les produits des plats qu’on propose dans le menu, c'est pour cela qu'il faut réunir les bons fournisseurs pour avoir la qualité requise.
Le deuxième projet consiste à créer une petite connexion de restaurants, des petits bistrots qui se ressemblent tous mais où l’on mange différemment, ça sera plutôt destiné au grand public. Le but c’est de les faire voyager et de leur faire plaisir avec des plats simples et bons.
J’espère surtout que la situation du pays se stabilise car on a besoin de ça pour pouvoir foncer et monter des projets.

JS :  Vous allez remettre la cuisine tunisienne au gout du jour, ou est ce que vous allez proposer une cuisine plus internationale ?

ADD :  La cuisine tunisienne n’est pas mon point fort, mais ce que j’ai envie de faire c’est y apporter mon savoir faire pour la développer avec mes propres techniques. On va surement retrouver la cuisine tunisienne mais qui sera travaillée d’une autre manière.
Vous savez l'un de mes plats  tunisiens préférés c’est le couscous et en Tunisie on mange un couscous différent dans chaque région et dans chaque maison, j’ai même goûté un couscous aux escargots, une association qui ne me serait jamais venue à l’idée… et avec ma mère on est en train d’écrire un livre sur ce plat aux multiples saveurs.

Ce que je veux aussi faire en Tunisie c’est réunir les chefs, car on a cet esprit de concurrence très ancré qui limite les échanges alors que notre métier est essentiellement basé sur le partage.

                                                                                                                                                                                                                                                      Propos recueillis par N. Azouz

Portrait Chinois :

Le bonheur parfait selon vous?

En vacances dans une villa à l’île Maurice

Le principal trait de votre caractère?

Social 

Celui dont vous êtes le moins fier?

Je n’en ai pas

La qualité que vous préférez chez un homme ?

La sympathie

La qualité que vous préférez chez une femme?

La beauté

Quelle est votre plus grande peur?

M’éloigner de ma famille

Qu’est-ce qui vous exaspère chez les autres?

L’hypocrisie

Qu’appréciez-vous chez vos amis?

Leur esprit de fête

Quel est le comble de la misère?

Faire la cuisine dans le désert sous un soleil de plomb

Si vous étiez un sens?

Le toucher

Si vous étiez une saison?

Le printemps

Si vous étiez un pays?

Le Bresil

Si vous étiez un moyen de transport?

Un voiture avec chauffeur 

Si vous étiez une soirée idéale?

Une grosse bouffe avec les amis et proches

Si vous étiez un animal?

Un pelican

Si vous étiez une odeur?

L’odeur de la truffe

Si vous étiez une couleur?

Le rouge

Si vous étiez la pièce d'une maison?

Le hall d’entrée

Si vous étiez un plat?

Des cuisses de grenouille en persillade

Si vous étiez une partie du corps?

Au milieu des seins

Si vous étiez un instrument de musique?

Une trompette

Si vous étiez une époque?

La belle époque

Si vous étiez un mot?

Je

Si vous étiez un coup de gueule?

Je suis très calme mais j’en fais de temps en temps 

Si vous étiez un film?

Instinct

Si vous étiez un péché?

La gourmandise

Quel défaut doit avoir une femme pour vous plaire?

L’imperfection de la perfection
]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-avec-le-chef-de-cuisine-ali-dey-daly.16.2277.htmlThu, 24 Oct 2013 00:10:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-avec-le-chef-de-cuisine-ali-dey-daly.16.2277.html
<![CDATA[Interview Sawssen Maalej : J’ai envie de passer derrière la caméra…]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-sawssen-maalej--jai-envie-de-passer-derriere-la-camera.16.2220.htmlJS : Nous nous sommes rencontrés il y a 10 ans après le feuilleton Hsabat ou 3kabet, au moment où vous deviez commencer une nouvelle expérience au théâtre. Puis on vous a vu comme chroniqueuse, comédienne… vous êtes une artiste polyvalente mais est ce que vous avez un domaine de prédilection ?

S.M : c’est vrai j’ai fait de la télé, du cinéma, de la radio, j’ai touché à tout avant de pouvoir faire mon choix, maintenant je me considère plus comme actrice de cinéma. 
 
JS : Vous êtes une des rares artistes qui a su jongler entre différents rôles sans vous cantonner dans une image précise. Est-ce voulue ?

S.M : oui j’essaie toujours de varier les genres et les personnages, car pour moi un comédien qui joue toujours le même rôle n’est pas réellement un comédien et je fais bien la distinction entre acteur et comédien.
Le métier d’acteur ne m’intéresse pas vraiment c’est plutôt celui du comédien qui me correspond car ce dernier est appelé à avoir une palette, à varier, à avoir un point de vue certes mais aussi à servir tous les personnages quelque soit leurs histoires.

JS : Vous êtes plus attirée vers la comédie ou les rôles dramatiques ?

SM : En fait j’ai penché vers la comédie à un moment ou on commençait à s’installer dans un climat de répression. C’était la fin du règne de Ben Ali et ce n’était plus possible de se faufiler entre les mailles du filet.
Le genre comique me permettait de toucher à des sujets, à parler et à exprimer des choses qui étaient difficiles à faire passer avec le genre dramatique ou journalistique. C’était pour moi un moyen détourné pour dire et parler de choses qui me tenaient à cœur.

JS: c'est vous qui choisissiez vos sujets et vos textes ou est ce le travail d'une équipe ?

SM : c’était plutôt le travail d’une équipe de rédaction et à sa tête le rédacteur Nizar Marzouk  qui lui préparait « l’ours » et faisait le travail journalistique concernant l’invité. Moi je corrigeais derrière, j’y mettais mes vannes et préparait le tout à ma sauce.

JS : c’est vous qui avez créé vos personnages ?

SM : on avait commencé avec 3 personnages, les 3 facettes de la femme dans notre société, puis quand ça a commencé à marcher on a pu introduire de nouveaux personnages selon l’invité.
Comme Nessma a un public assez varié, cela m’a permis de faire des recherches afin de toucher le plus de spectateurs possible.

JS : il y a eu d’ailleurs une forte polémique concernant un sketch que l’on a qualifié de osé. Racontez nous brièvement cette mésaventure.

SM : En fait je n’avais pas fait exprès ce jour là, j’ai juste oublié un mot qui a changé tout le sens du texte. J’avais pris une vieille poésie faite sur Bourguiba et j’ai juste changé le nom de ce dernier par Faouaz sauf que j’ai fait la gaffe de ne pas prononcer ce fameux mot qui par la suite a provoqué tout ce brouhaha.

JS : pourquoi l’aventure Nessma s’est arrêté pour vous ?

SM : le lancement de l’émission s’était très bien passé en mai 2009, on a été très bien accueilli et on a eu d’excellents résultats au mois de Ramadan, et bien sur quand arrive la réussite arrivent aussi les problèmes derrière, la censure… et petit à petit ça a commencé à tourner au vinaigre, sachant que j’ai quand même essayé d’aller pus loin dans ce que je voulais exprimer, au niveau des sujets et des textes. 
C’était aussi une expérience éprouvante pour moi, car il fallait pondre des sujets tous les jours, les développer, les rédiger, travailler le personnage et surtout réussir à garder un certain niveau.

Je devais fournir de la matière tous les jours, en faisant attention aux sujets délicats qui pouvaient heurter la  susceptibilité de quelques personnes, et cela était un exercice que j’avais du mal à accepter.

En plus sur le plan personnel, je suis devenue maman de deux filles qui commençaient à grandir et à demander plus d’attention, ce qui m’a aussi encouragé à prendre un temps de réflexion concernant ma carrière.

Je n’avais jamais arrêté de travailler auparavant et j’avais vraiment besoin de ce break, j’ai attendu la fin du contrat avec Nessma, j’ai terminé le tournage de NSIBTI LA3ZIZA et je me suis retirée dans le but de prendre du recul.

Et puis avec tout ce qui se passait dans le pays, les campagnes de dénigrement et de lynchage devenaient de plus en plus nombreuses et réelles, mais derrière je n’ai pas vu une réelle cohésion de groupe, ou de solidarité.
Au départ pour le lancement et pendant le démarrage d’un projet, tout le monde est soudé, par la suite quand arrive le succès, tout s’éparpille. C’est un problème que l’on rencontre souvent en Tunisie. Les problèmes ont commencé à s’installer au sein même de l’équipe et de la chaine, ont suivi les évènements du 14 janvier et c’est là que j’ai décidé d’arrêter pendant un moment.

JS : Vous avez arrêté pendant combien de temps ?

SM : Presque une année, ne comptons pas l’année 2011 qu’on peut considérer comme sabbatique pour la scène culturelle tunisienne. On n’a fait que des manifs, des pétitions, des marches… 
D’ailleurs à l’époque, j’ai ramé pour pouvoir monter une action, réunir les artistes, les intellectuelles sous un projet qui pourrait raisonner, mais malheureusement je me suis confrontée aux limites du pays, de l’intellectuel tunisien qui vivait sous la dictature de Ben  Ali, la précarité du corps de métier, et je me suis rendue compte que je menais seule ma bataille.
Il est vrai qu’il y avait des bloggeurs, des avocats, des gens de l’opposition, mais des indépendants et des artistes, je n’en ai pas vu. Et c’est là que je me suis rendue compte qu’on ne peut pas mener une bataille tout seul. 

JS : Comment était la reprise ?

SM :Je pense que toute la scène culturelle en a pris un coup, ça n’a pas été une réelle révolution culturelle, il n’y avait pas de leader, les intellectuels ont été pris d’assaut par la rue, par les chômeurs, les jeunes, et tout le monde a été dépassé par la situation. C’est d’ailleurs après quelques mois de la révolution qu’on commencé à revoir les artistes et les intellectuelles sur les écrans.

JS : Il y a quand même eu des réunions entre intellectuels afin de régler la situation des artistes en tunisie ?

SM : Pour moi, il était trop tard. Si on n’a pas pu résister à la dictature, on ne peut pas prétendre pouvoir changer les choses en 6 mois. J’avais compris qu’on était très loin de la réalité. Les artistes étaient totalement mis à l’écart, d’ailleurs c’est pour cela qu’il a fallu 3 ans pour reprendre une activité culturelle « normale ».

JS : Qu’est ce que vous pensez de la nouvelle scène artistique tunisienne, avec tous ses nouveaux talents, entre rappeurs, chanteurs, acteurs… ?

SM : La plupart des artistes qui ont émergé pendant l’année 2011 vivaient tous ou presque à l’étranger, tel que Bendirman, Si lemhaf, Amal Mathlouthi… les seuls qui arrivaient encore à proposer quelque chose, c’était les jeunes. Les moins jeunes se sont retrouvés avec un cumul et beaucoup de travail à fournir afin de faire la paix avec cette période difficile, mais aussi pour digérer ce qui s’est passé.
Le mouvement populaire qu’il y a eu entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011 a été essentiellement mené par les jeunes et les villes intérieurs, ce qui fait que les artistes se sont retrouvés totalement à l’écart.

JS : Vous pensez que les moins jeunes étaient hors-sujet ?

SM : Il y a de ça, mais il y a aussi un vide qui s’est créé car il n’ya avait plus de création, j’avais l’impression que tout le monde avait démissionné en attendant ce qui allait se passer, du coup c’est normal qu’ils n’arrivent plus à suivre le mouvement à partir du moment où ils ne sont plus dedans.
En tant qu’artiste, il faut aller dans la rue, se faire une  idée, une opinion, un point de vue, mais tout ça n’a pas eu lieu car l’éponge a été jetée trop vite. 

JS : Vous écrivez les textes de vos happenings. Est-ce que vous écrivez ou participez aussi à l’écriture de scénario de film ou autre ?

SM : J’ai fait des ateliers, j’ai des projets de scénario qui sont en cours mais vous savez l’écriture est un exercice qui nécessite une prise en charge totale, mentale et physique et puis avec ce qu’on a vécu ces dernières années, il faut un minimum de temps de recul.

Il est vrai que mon expérience dans l’écriture se limitait à 10 min de happening, ce qui est différent d’un scénario avec un synopsis, une histoire… à l’époque on était tous absorbés  par la scène politique et tout ce qui nous arrivait, du coup j’ai voulu attendre encore un peu, temporiser jusqu’à ce que je reprenne ma place.

JS : comment était le retour au travail ?

SM : J’ai repris le cinéma, car à l’époque j’avais décidé d’arrêter la télé pour un moment, vu que je faisais une quotidienne pendant un an et demi, je voulais laisser le public respirer.
Et je me suis retrouvée sur des projets d’amis, comme Brahim Letaief « Hez Ya Wez », Mohamed Dammak « Jeudi Après Midi », et Tarak Khalladi et Sawsen Saya « 9 avril » qui a été primé lors des dernières JCC , chose que j’ai adoré faire.
J’ai continué à défendre ce que j’ai toujours défendu, je continue mon petit bout de chemin, après on ne peut plaire à tout le monde.

JS : Choisissez-vous vos rôles, et participez-vous à l’écriture de ces derniers ?

SM : Je participe essentiellement à l’écriture des textes, chose qui n’était pas évidente à l’époque ou les scénarios étaient fermés, ou on ne pouvait pas toucher à une virgule. 
Je crois que j’appartiens à une génération qui a bataillé pour faire changer ce schéma classique. Les mentalités ont beaucoup changé, la scène culturelle commence à prendre conscience des limites du modèle dans lequel on était.
On a arrêté d’avoir cette vision primitive ce qui a engendré une autre dynamique de travail, d’échange, des réflexions…
Pour répondre à la question, oui il m’est arrivé de refuser des rôles qui ne me convenaient pas.
C’est l’univers tout entier du réalisateur ou du scénariste qui me séduit, après ce sont l’histoire et les idées véhiculées, si je trouve que ça me ressemble et que je peux apporter un plus, si l’histoire colle plus ou moins avec la comédienne que je suis, et ma vision de ce que je fais, là je fonce.
J’ai du évidemment mettre de l’eau dans mon vin ces dernières années, car on est encore dans une période de construction, on doit toujours batailler et défendre nos idées. Il y a comme un remise en question totale, mais je me prête à ce jeu là, j’essaie de me renouveler même au niveau de mon état d’esprit et de mon approche par rapport à ce que je fais et aux sujets traités grâce à cette liberté d’expression qu’on a décroché.

Je suis quelqu’un qui se remet en question tout le temps, je ne veux pas me retrouver dans un moule fermé, basculer dans le rôle du comédien à un seul personnage, mais tout en prenant en considération tous les aléas de ce métier qui est encore précaire et qui n’a malheureusement pas de structuration.

JS : Parlez nous de l’année 2013. Comment se déroule-t-elle professionnellement parlant ?

SM : après avoir temporisé et vu la redistribution des cartes arrivent les projets de 2013 avec la télé, que j’avais désertée quelque temps. Il est bien entendu que les idées et les projets devaient avant tout préserver mon intégrité, mon indépendance et mon droit de regard en tant que comédienne et artiste. 

Concernant les fictions ou « soap », j’avais arrêté car j’avais fait de rôles qui ont été très bien accueillis, j’avais avancé dans un certain genre que j’estime avoir bien servi, par la suite je me suis consacrée à un autre style qui était le genre comique, du coup plus on avance plus c’est difficile de maintenir le cap. Et je ne voulais pas revenir avec un travail qui ne serait pas à la hauteur.

Au début je ne pensais pas reprendre la télé avant la proposition de Mourad Bechikh, et je dois avouer que c’était une proposition qui ne se refusait pas, d’abord parce que Mourad est un ami qui de surcroit est un cinéaste reconnu. L’idée générale du scénario m’avait plu même s’il y avait quelques lacunes. Et puis le casting a joué un rôle important puisqu’il y avait des monstres sacrés de la fiction tunisienne comme Fethi El Haddaoui, Wajiha El Jandoubi, Hichem Rostom … par la suite ma réponse positive est venue naturellement, car je me sentais en famille et avec des professionnels du métier.

JS : Vous avez trouvé vos marques assez vite ?

SM : En fait ma seule angoisse était que je me sente blasée, je me dis toujours que si j’atteins ce stade j’arrête le métier. Mais une fois dans le bain j’ai tout de suite retrouvé la flemme et j’avoue qu’on était dans une dynamique que je n’ai jamais ressenti à la télé, c’est ce qui m’a encouragée et boostée. Le casting était bon, l’équipe technique aussi et surtout les moyens étaient là. Je me suis vite retrouvée comme un poisson dans l’eau.

JS : Parlez nous de Happy Ness.

SM : J’avais vu le long métrage de Majdi Semiri « Fausse Note » que j’ai aimé, j’ai trouvé ça audacieux et courageux de sa part vu son âge, même si lui n’a pas très bien vécu l’expérience suite à des critiques difficiles à encaisser.

Et petit à petit une amitié et une complicité s’est installée entre nous, je l’ai encouragé à aller de l’avant et par la suite est venue l’idée de Happy Ness. Majdi contacte Lotfi El Abdelli qui est aussi un ami et un collègue de longue date, il lui propose un brouillon de projet, lotfi a proposé l’idée du couple et m’a proposé à son tour, c’est venu naturellement… 

JS : comment vous travaillez sur ce genre de projet ?

SM : sur ce genre de projet, l’apport du comédien est indispensable, si le comédien ne s’amuse pas, le spectateur non plus n’aimera pas, d’ailleurs c’est pour cela qu’on travaille beaucoup avec des ateliers d’écriture en binôme avec les comédiens.  Et puis vous connaissez tous Lotfi pour pouvoir imaginer l’ambiance du travail, ça rigole tout le temps, c’est des vannes à ne plus en finir… parfois on se lance même des défis « cap ou pas cap » pour dire telle ou telle chose...
La sauce a vite pris avec une équipe jeune, fraiche et pleine d’ambitions et d’enthousiasme, et je pense que c’est cet environnement là que le spectateur a ressenti à l’écran.

JS : que pensez-vous du fait de passer dans deux feuilletons en même temps avec des rôles aussi différents l’un de l’autre ?

SM : pour vous dire la vérité, je n’aurais pas aimé que ça passe en même temps, mais malheureusement, on n’a pas de droit de regard sur les diffuseurs et sur les grilles. 
On pourra le faire le jour ou on aura installé un vrai star system, une machine bien huilée de production avec une législation et un professionnalisme à la hauteur de cet art. 
En Tunisie on a adopté le modèle financier égyptien et syrien qui nous a sorti du style vieillot dans le quel était confiné le cinéma et la télé, sauf que sur le plan artistique on est encore à la traine, on manque de scénaristes, d’idées, de comédiens, de réalisateurs…
  
JS : Avez-vous eu des propositions pour travailler à l’étranger, en Egypte par exemple ? Est-ce une idée qui vous attire ?

SM : J’ai beaucoup de respect pour ce qui se fait en Egypte ou en Syrie mais j’ai toujours eu une sorte de blocage. Pour moi jouer l’égyptienne ou la syrienne ne me permettrait pas d’exprimer ce qui me tient à cœur. Il est évident que si j’avais eu une proposition de Chahine ou d’un autre grand réalisateur je n’aurais pas hésité. J’ai été approchée par Khairi Bichara réalisateur et ancien monteur de Ahmed Zaki et de Faten Hamama qui m’a proposé un rôle, j’ai commencé à étudier l’idée mais ça n’a pas encore abouti.
C’est une expérience et un exercice enrichissant mais j’ai aussi pas mal de projets et de propositions ici en Tunisie ou je me sens très bien.

JS : La plupart des tunisiens regardent la télé tunisienne uniquement pendant le mois de Ramadan, pourquoi à votre avis ?

SM : Parce qu’on ne lui propose rien en dehors du mois de ramadan. La demande existe c’est l’offre qui fait défaut.
Il suffit de faire son travail, de créer et de changer les reflexes archaïques de la télé publique.

JS : Quels sont vos projets futurs ?

SM : Il y a des projets de cinéma mais là j’ai vraiment envie de changer de cap, j’ai envie de passer derrière la caméra, de voir les choses d’un regard nouveau tout en gardant la même dynamique.
Je ne suis pas une comédienne carriériste, je n’ai pas d’agent ni de plan de carrière bien établi, je garde toujours cet esprit amateur qui m’a emmenée vers ce que je fais. Je suis quelqu’un de passionné qui vit mal le fait d’être enfermé et je ne cours pas derrière les cachets, j’aime ce que je fais et ça me suffit largement.

JS : Quand allons-nous vous revoir sur nos écrans de cinéma ou télé ?

Pour la rentrée je vais plutôt me consacrer à l’écriture.

JS : Ça sera des projets de comédies ?

SM : J’ai toujours jonglé entre les deux et ça sera le cas pour l’écriture aussi. 

JS :Si une de vos filles vous annonce qu’elle veut faire le même métier que vous, comment réagiriez-vous ?

SM : Si elle a un vrai talent ça me ferait plaisir, c’est toujours flatteur d’avoir un enfant passionné par quelque chose. Dans ce cas j’essaierai de l’encadrer et de lui donner les moyens pour bien mener sa quête, je ferai de mon mieux pour lui éviter quelques chemins détournés et lui faire profiter de mon expérience tout en lui laissant son indépendance pour qu’elle sache choisir et assumer derrière.

Il faut surtout insister sur la formation car c’est là la clé de la réussite.

Propos recueillis par N. Azouz

Portrait Chinois

Le bonheur parfait selon vous ?

L’amour

Où et à quel moment vous êtes-vous senti le plus heureux ?

Quand je prends mes filles dans les bras.

Le principal trait de votre caractère ?

Tolérante .

Celui don vous êtes le moins fier ?

Nerveuse

La qualité que vous préférez chez un homme ?

Être un homme un vrai (rejoulia)

La qualité que vous préférez chez une femme ?

L’intelligence

Votre plus grande peur ?

Perdre quelqu’un que j’aime

Qu’est-ce qui vous exaspère chez les autres ?

L’autosuffisance

Qu’appréciez-vous de plus chez vos amis ?

Leur générosité

Quel est le comble de la misère ?

La solitude

Quel est le comble de la bêtise ?

L’ANC

Si vous étiez un sens ?

L’odorat

Si vous étiez une saison :

Le printemps

Si vous étiez un pays :

La Suisse

Si vous étiez un lieu de vacances :

Ibiza

Si vous étiez un moyen de transport :

Un tramway

Si vous étiez une soirée idéale :

400 personnes avec de la musique et de la bonne bouffe

Si vous étiez un animal :

Un poisson

Si vous étiez une odeur :

El fell

Si vous étiez un bruit :

Le bruit des vagues.

Si vous étiez une couleur :

Le rouge.

Si vous étiez la pièce d'une maison :

L’intimité de la salle de bain

Si vous étiez un plat :

Les œufs brouillés.

Si vous étiez une partie du corps :

La langue

Si vous étiez une danse :

Le tango

Si vous étiez un instrument de musique :

Une harpe

Si vous étiez une époque :

Les années 20, 30

Si vous étiez un livre :

Risalet el Ghofran

Si vous étiez un mot :

Amour

Si vous étiez un coup de gueule :

Z…

Si vous étiez un film :

Dancing in the dark

Si vous étiez un proverbe : 

« illi 3inou benouah yebdeh mesbe7 » 

Si vous étiez un péché :

La paresse

Quel défaut doit avoir une femme pour vous plaire ?

Un peu fou

Comment vous voyez-vous dans 20 ans ?

Je serai moi-même avec un petit peu plus de rides.

]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-sawssen-maalej--jai-envie-de-passer-derriere-la-camera.16.2220.htmlWed, 28 Aug 2013 00:08:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-sawssen-maalej--jai-envie-de-passer-derriere-la-camera.16.2220.html
<![CDATA[Interview Malek Laabidi : La cuisine, une passion !]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-malek-laabidi--la-cuisine-une-passion.16.2171.htmlMalak Laabidi jeune femme de 28 ans diplômée des grandes écoles puis de celles de cuisine, elle a parcouru le monde et côtoyée les grands chefs pour le plus grand bonheur des papilles venues déguster ses plat au sein de son nouvel établissement Le Bô M situé dans le quartier du Lac.
Malak est une jeune femme pleine de fraicheur mais aussi de rigueur, elle nous parle dans cette interview de son expérience, de ses projets et de ses rêves.

Racontez nous comment avez-vous atterrie dans le domaine de la cuisine et de la restauration ?

J’ai toujours voulu faire de la cuisine, sauf que quand on obtient son bac avec mention, il est difficile de convaincre la famille que ce que je voulais faire c’était cuisiner...

J’ai aussi été reçue dans une école de commerce en France, du coup tout était tracé, je suis donc partie en France, j’ai fait ma prépa et j’ai intégrée une grande école de commerce, l’INT Management, en parallèle je faisais l’université de Paris Dauphine et au moment où j’ai eu mon diplôme j’ai décidé de reparler à mes parents concernant mon avenir.

Mon père à l’époque m’avait promis de financer mes études de cuisine si j’obtenais mon diplôme, tout en se disant qu’à l’âge de 22 ans j’allais me rendre compte que c’était un métier ingrat et que j’allais peut être abandonner.

Il a quand même tenu sa promesse et m’a aidé financièrement pour que je puisse intégrer l’institut Paul Bocuse à Lyon.

Il faut savoir que l’institut Paul Bocuse est une école très particulière d’un professionnalisme chevronné, il faut tenir le coup car c’est très agressif et très physique comme métier, il est par exemple formellement interdit de s’assoir !

Il fallait réapprendre à se servir de ses mains, à être délicat, agile, rapide et très précis dans ses gestes pour espérer atteindre le niveau de qualité requis.

Comment avez-vous fait pour intégrer l’institut Bocuse ?

Il faut avoir un bon dossier, un bon bac mais il y a énormément de reconvertis comme moi, il y avait 80% de reconvertis dans ma classe par exemple.

Il y a des spécialités ?

C’est une formation cuisine, donc on fait de la pâtisserie, de la cuisine, de la boulangerie, de l’œnologie, des cours de fromagerie et management.

Vous avez fait combien d’année ?

3 ans chez Bocuse et au cours des 3 ans, la 2ème année j’ai fait un stage de 6 mois chez Ducasse au Plazza Athénée à Paris et la dernière année j’ai travaillé chez Potel et Chabot le traiteur haut de gamme parisien avec qui on a fait la Garden Party de l’Elysées, les loges VIP de Rolland Garros…

Suite à mon stage de fin d’étude , j’ai été engagée chez Potel et Chabot ou j’ai travaillé pendant 1 an et demi en cuisine mais aussi en tant que chargée de projet grâce à ma double formation qui m’a permis de jongler assez facilement entre les deux. J’ai aussi fait plusieurs stages à Londres…

Et deux mois avant la révolution, je décide de rentrer à Tunis.

Pourquoi cette décision ?

J’ai passé en tout 8 ans à l’étranger, et un jour je n’en pouvais plus, j’avais envie de rentrer. Et comme ça allait bien au pays et que rien n’annonçait vraiment ce qui allait se passer, j’ai pris la décision de revenir au bercail 

Et vous aviez une idée de ce que vous alliez faire une fois rentrée ?

Vu ma formation assez riche, les idées ne manquaient pas, j’avais en tête d’ouvrir un magazine de cuisine, ou encore un point de vente avec uniquement des choux et des éclairs avec des déclinaisons à l’infini, ça bouillonnait dans ma tête !

Une fois rentrée qu’est ce vous avez fait ?

J’ai été contactée par Nessma Tv pour qui j’ai animé la rubrique culinaire de l’émission « Mamnou3 3arjel » et en parallèle j’ai lancé le magazine Sannafa avec Senda Baccar. Par la suite j’ai trouvé ce local qui était pour moi une opportunité inratable.

Parlez nous du Bô M et de son concept ?

J’avais surtout envie de faire une cuisine de produits et de saisons. Et coup de chance je trouve Hafedh, un chef extraordinaire et passionné qui a travaillé dans des palaces, qui connait la rigueur et la qualité, mais en plus qui a envie d’innover.

Quand je lui ai dit qu’on allait changer le menu tous les 2 jours, il ne m’a pas dit non, même si techniquement ça paraissait impossible.  Vous savez un menu fixe demande un certain temps d’adaptation en cuisine, alors  s’il change tous les 2 jours la cuisine pourrait avoir du mal à gérer. Mais on a quand même entamé l’aventure avec des menus variés, raffinés, élaborés avec des produits bons et frais. Il fallait penser les plats et les réaliser comme il le faut et le génie du Chef Hafedh a été dans la gestion de la cuisine qui maintenant s’est habituée au rythme du changement.

D’ailleurs la brigade est essentiellement composée de gens qui ont travaillé au Li Bai et dans d’autres restaurants haut de gamme car ils ont déjà la finesse du geste qui est essentielle dans les plats que nous servons.

Il vous arrive d’avoir envie de rentrer en cuisine et de dire c’est moi la chef aujourd’hui ?

C’est très rare que je le fasse comme ça sur un coup de tête, vous savez la cuisine professionnelle et un monde d’hommes et il est difficile surtout en Tunisie de prendre totalement le contrôle, mais je travaille énormément en binôme avec le chef, c’est lui qui gère l’information et les ordres avec la brigade.

Vous êtes plus portée sur la pâtisserie ou la cuisine ?

Sur la cuisine de manière générale, d’ailleurs à la base je voulais faire soit de l’agriculture soit de la cuisine, car j’aime le produit.

Ma cuisine c’est plus une cuisine de saison, je n’aime pas par exemple manger des fraises en septembre et surtout j’adore transformer le produit. La pâtisserie c’est différent, comme on dit la pâtisserie c’est de la chimie et la cuisine c’est de l’alchimie ! Il faut être très précis !

Qu’est ce qui vous inspire en cuisine ?

On visite le marché avec le chef un matin par semaine et on achète les bons produits qu’on trouve et c’est à partir de là qu’on crée nos menus Business Lunch. Mais je m’inspire de tout, ça pourrait être les couleurs d’un tableau, la gourmandise de quelqu’un ou encore des recettes anciennes que je transforme.

Prochainement, nous allons participer avec Aly Dey Daly qui a fait la même école que moi, au lancement d’un blog culinaire d’une tunisienne qui vit en France. Elle nous demande de revisiter 3 plats traditionnels tunisiens. Et c’est exactement ce genre de choses qui m’inspire.

Quel est le programme de la semaine au Bô M ?

Pendant toute la semaine, nous servons le Business Lunch dont le menu change tous les 2 jours. Les après midi c’est plutôt des encas gourmands salés et sucrés et le dimanche nous avons le brunch.

Pourquoi le Bô M ?

A la base, le restaurant s’appelait le M, parce que tous les noms de mes associés commencent par cette lettre et puis j’aimais bien le concept de la lettre unique, je trouve ça assez inoubliable.

Une semaine avant l’ouverture, le patron d’un nouveau restaurant m’appelle pour me dire qu’il s’est approprié le nom, du coup j’ai du cogiter pour trouver autre chose et on a trouvé le Bô M qui s’est avéré être génial.

Parlez nous de la déco, vous avez insisté sur quoi ?

Je voulais que la déco ressemble à la cuisine que j’allais faire, naturelle, gouteuse, fraiche.
J’ai choisi deux matières, le bois et l’acier. Le premier pour le côté naturelle et le deuxième pour le côté brut, car c’est ce que je voulais, je ne voulais pas de cuisine romantique à rallonge. Il fallait que ça soit clair et concis.

Le défi était surtout de mettre en confiance les gens et les habituer à manger quelque chose de différent dans un endroit reposant.

Est ce que vous avez prévu des collaborations avec des artistes ?

C’est exactement ce qu’on cherche à faire avec Lina notre chargée de communication afin de trouver des événements qui correspondent à cet esprit d’échange. Le plus important c’est que la cuisine reste au centre de l’événement, pas une simple location d’espace.

C’est un concept qui vit !




Propos recueillis par Neïla Azouz 















]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-malek-laabidi--la-cuisine-une-passion.16.2171.htmlTue, 11 Jun 2013 00:06:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-malek-laabidi--la-cuisine-une-passion.16.2171.html
<![CDATA[Matali Crasset, designer architecte : « Partir de la culture du lieu pour pouvoir associer avec le contemporain »]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/matali-crasset-designer-architecte---partir-de-la-culture-du-lieu-pour-pouvoir-associer-avec-le-contemporain.16.2134.htmlMatali Crasset, designer architecte : « Partir de la culture du lieu pour pouvoir associer avec le contemporain »

La grande designer architecte française Matali Crasset était à Tunis pour dédicacer le 4 mai à la librairie « Culturel » à El Menzah 6 le livre qui lui est consacré et intitulé : « Matali Crasset works » paru chez Norma Editions. « Jetset » l’a rencontré. Interview avec une designer et architecte qui a conçu en Tunisie « Dar Hi » à Nefta et qui développe dès 1990 le refus de la forme pure avec la modularité, l’appropriation, la flexibilité et le réseau.

JS : Dans la conception de « Dar Hi » à Nefta, l’écologique et le moderne côtoient le sable, les palmiers et la vie au Sahara. Comment vous ressourcez vous pour réaliser vos œuvres en design intérieur et extérieur ?

Mme Matali : Pour ce qui est de « Dar Hi » justement, et pendant trois ans, je revenais régulièrement à Nefta par l’intermédiaire du propriétaire du lieu, pour comprendre mieux la culture et prendre des ingrédients afin de pouvoir associer avec le contemporain.

JS : Entre la recherche, les expositions, la scénographie, l’architecture, les objets et le mobilier, vous créez et vous imaginez. Comment explorez-vous les nouveaux territoires ?

Mme Matali : Il existe deux modes : celui lié à la base designer industriel et celui de travailler la scénographie. Cela se fait graduellement. Il s’agit de scénarios de vie, de créer des expériences…

JS : Que pensez-vous de l’architecture tunisienne d’aujourd’hui et ce qui pourrait la menacer ?

Mme Matali : Généralement cela se situe au niveau du traditionnel, du moderne et du vernaculaire. Le plus intéressant serait le lien avec la culture architecturale.

JS :  A-t-on absolument besoin aujourd’hui en Tunisie, que vous connaissez, de faire encore plus dans le design pour rendre la vie plus facile et plus calme ?

Mme Matali : Cela dépend de la manière avec laquelle on fait le design. A chaque fois qu’on le réalise, on se pose la question de savoir à quoi il servirait ? Comment il nous aide à vivre ? L’engouement est de regrouper et de défendre un design tourné vers l’accompagnement dans le contemporain et comment vivre aujourd’hui et pousser les choses vers le contemporain.

JS : Pourriez-vous nous parler de votre surnom de « Jeanne d’Arc du design » ?

Mme Matali : C’est une coupe atypique que je défends et qui me correspond parfaitement. Et puis, Jeanne d’Arc est une femme et dans le métier que je fais, le secteur est tenu beaucoup plus par les hommes. C’est pourquoi je ne veux pas être timide, mais aller de l’avant dans ce que je fais.

JS : Comment définissez-vous aujourd’hui la vie urbaine ?

Mme Matali : Je vis à Paris. J’ai choisi la ville car il y’a des choses à y faire, des défis à relever et à faire ensemble. L’urbain est compliqué et difficile à gérer. Il faut donc organiser les choses et avoir accès à la diversité que nous avons autour de nous. Un urbain richement constitué.

JS :  Vous concevez votre habitation au milieu des gens. Pourquoi ce choix ? Est-ce-là un nouveau scénario de vie domestique ?

Mme Matali : J’habite dans une ancienne usine où avec les habitants, j’ai pu reconstituer un village.

JS : Quel est votre message aux architectes et autres designers tunisiens selon votre propre expérience et compte tenu de l’état actuel des choses ?

Mme Matali : Dans chaque projet, il existe un pas, un accompagnement. Ce n’est pas là où je souhaite aller. Les enjeux sont ceux de mettre notre savoir-faire pour faire évoluer notre société. A petites doses, je défends une petite échelle pour des petites poches d’existence.

JS : Quels sont vos projets réalisés récemment, ou ceux à venir ?

Mme Matali : J’ai un projet au Sénégal avec un village qui se situe dans une zone privilégiée. On va y découvrir le lien particulier avec le tourisme responsable, avec des enjeux écologiques équilibrés.


                                                                                                   Propos recueillis par BL

]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/matali-crasset-designer-architecte---partir-de-la-culture-du-lieu-pour-pouvoir-associer-avec-le-contemporain.16.2134.htmlMon, 06 May 2013 00:05:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/matali-crasset-designer-architecte---partir-de-la-culture-du-lieu-pour-pouvoir-associer-avec-le-contemporain.16.2134.html
<![CDATA[Interview Lotfi Elabdelli : son spectacle Made In Tunisia Is Back et ses projets...]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-lotfi-elabdelli--son-spectacle-made-in-tunisia-is-back-et-ses-projets.16.2083.htmlInterview lotfi Elabdelli

Vous venez de présenter votre nouvelle version de Mad inTunisia intitulée « Is back », parlez nous des nouveautés.

Ce n’est pas une nouvelle version, c’est une version remaniée. Je l’ai appelé « Is back » parce que j’avais arrêté de jouer pendant quelques mois, vu les problèmes que j’ai eu depuis cet été.

Vous avez eu l’envie de vous retirer complètement ?

Oui j’ai eu l’envie d’arrêter complètement, puisque ma vie était menacée. J’ai vu des gens m’attaquer avec des sabres, me menacer de mort…

D’ailleurs quand je raconte mes déboires à mes amis étrangers ils restent pour la plupart bouche bée, ils ne comprennent pas que des problèmes pareils puissent arriver à un artiste, à une personne qui vent des vannes. Tout ce que je peux dire c’est qu’il y a encore des pays de dictature où la vanne est considérée comme une arme dangereuse, du coup on veut m’abattre avec de vraies armes, avec une vraie violence.

Comment l’envie est elle revenue ?

Ça a pris 5 mois pour que le calme revienne relativement, je suis parti travailler sur des films à l’étranger, j’ai vu du pays et puis le fait de remonter sur scène a commencé sérieusement à me manquer, surtout en voyant les désastres qui nous assaillent tous les jours et devant lesquels je ne peux pas ne pas réagir. Mais c’est aussi grâce aux gens et au public qui ne cessent de m’encourager à reprendre la scène.

Quand j’ai décidé de reprendre, j’ai présenté une mise à jour du spectacle, un petit rafraichissement.

En fait j’ai un fil conducteur central qui me permet de changer autant que je veux, de broder autour et de nuancer mon spectacle.

Puis il y a tellement de choses qui changent avec ce nouveau gouvernement,  que je ne sais plus où donner de la tête !

On a remarqué que votre retour est assez virulent face à la politique du pays. Parlez-nous-en.

Ils excellent dans la connerie humaine et dans l’illogique, ce qui en fait une très bonne matière pour mon travail. On ne peut les combattre qu’avec l’humour satirique qui amuse la galerie mais qui montre aussi la médiocrité qu’on nous sert tous les jours que le bon dieu fait. Si on entre dans leur jeu, on finira par déprimer, se shooter aux antidépresseurs, ou encore se bruler vif !

Quand on voit ce qui se passe, on remarque clairement que le désespoir est revenu au pays, le fait de ne pas voir le bout du tunnel et de ne pas savoir où on va  perturbe énormément la quiétude qu’on voulait tant après la révolution. En plus aux problèmes sociaux, la politique actuelle a fait de nous des ennemis, ils ont divisé le peuple, les opinions et ils ont encouragé la violence et ravivé la peur. D’ailleurs à chaque fois que je vois mon public au théâtre, je ne manque jamais de le remercier, car même sortir le soir est devenu un acte de courage !

Vous êtes considéré comme un artiste engagé, qui ose critiquer ouvertement la scène politique. Est-ce que vous pensez que cela pourrait faire bouger les choses même à petite échelle ?

Je n’ai pas la prétention de changer les choses, mais j’estime que si je peux rendre le sourire aux gens, les faire rire et les soulager, c’est déjà une grande victoire face à ceux qui vendent la peur et la terreur.

Je suis juste l’alarme du peuple, je ne peux pas arrêter le voleur, mais je peux le signaler !

Je crois que les membres du gouvernement devraient réaliser les responsabilités qu’ils ont et ce qu’ils représentent, il faut qu’ils soient respectables et présentables avant tout.

Et puis il y a des moments ou il faut me prendre au sérieux et d’autres non. C’est mon métier !

D’ailleurs vous jouez un peu avec ça, on ne sait pas sur quel pied danser !

Oui il faut que la surprise soit toujours présente, l’ennui ne doit jamais trouver sa place, sinon je deviendrai comme un produit consommé qui n’a plus aucun intérêt. Et cela n’est possible qu’avec énormément de travail et de technicité mais aussi grâce à une bonne culture sociale et internationale qui permet d’avoir le recul nécessaire pour savoir sur quelle ficelle tirer.

Parlez-nous des nouveautés de votre spectacle.


On y trouve tout ce qu’il y eu de nouveau dans la scène politique, à part quelques personnages que je trouve antipathiques et sans intérêt ! Il y aura donc parmi d’autres :  Mustpha Ben Jaafar qui ne m’a rien inspiré pendant 2 ans mais pour qui je viens de trouver une histoire qui a énormément plu au public, il y a aussi Laarayadh dont j’imite la voix et la posture… ou encore Mohamed Jebali qui est devenu un axe assez important du spectacle avec l’histoire de sa démission et la phrase culte qu’il a dite « je vais démissionner mais je travaillerai encore plus ! » une phrase que même les américains essayent encore de déchiffrer (rires).

Et Toumya elle y est aussi ?

S’il y a bien une concurrence aujourd’hui ça serait elle ! J’espère qu’on pourra faire un duo ensemble pour ce ramadan (rires). On est d’ailleurs en train de se battre avec Jaafer El Gasmi pour elle.

Je pense qu’elle jouera aussi dans Maktoub, elle pourra même avoir le rôle principal féminin !

Il y a aussi Le Calypso qui négocie pour la prendre cet été grâce à sa réflexion « assahar »… les festivals du rire aussi veulent la booker ! Il faut juste qu’elle réalise une affiche avec une date et vous verrez que le public affluera !

Tout ce que je peux lui dire c’est «  Bravo Madame ! Continuez comme ça ! Vous êtes une grande surprise pour le peuple tunisien qui vous attend impatiemment pour ce ramadan. » (rire)

Quels sont vos projets ?

Juste après cette tournée, je vais commencer le tournage d’une série tunisienne avec Sawsen Maalej, puis je retourne à Malte pour finir le tournage du film franco-maltais Simshar  qu’on avait commencé en été. Le film relate l’histoire  véridique de Simon dont je joue le rôle, un marin qui a survécu à un accident en mer pendant lequel il a perdu plusieurs membres de sa famille, son périple a duré huit jours avant qu’il ne soit retrouvé presque en fin de vie…  l’histoire de ce marin porte en elle aussi celle du calvaire de l’immigration clandestine. Une histoire touchante que j’ai la chance de raconter…

Pourquoi le tournage s’est fait en deux parties ?

Il nous fallait tourner en été pour la partie en mer car ça impliquait des méthodes de tournage complètement différentes, et au printemps on tournera la partie terrestre.

On a remarqué que vos rôles au cinéma sont pour la plupart assez sérieux. Pourquoi ? On ne vous propose pas des rôles humoristiques ou c’est vous qui n’en voulez pas ?

On me propose souvent des rôles humoristiques, mais au cinéma je préfère choisir des rôles plus sérieux et ce pour avoir un bon équilibre. Je ne me considère pas comme un comique, je suis acteur avant tout. Même si j’ai réussi à créer un spectacle humoristique, cela ne veux pas dire que je ne sais faire que ça. Je suis un comédien qui vient du théâtre et qui est acteur de cinéma. Je préfère faire rire au théâtre et de temps en temps faire des rôles humoristiques, et puis jouer autre chose au cinéma et à la télé. C’est beaucoup plus enrichissant pour moi et pour mon expérience, car les deux sont difficiles, et rares sont ceux qui réussissent à switcher entre les deux.

D’ailleurs j’ai commencé ma carrière d’acteur avant ma carrière humoristique, le tout c’est de trouver le bon équilibre.

Vous avez écrit ou eu des propositions d’écriture de scénario ou autres ?

J’écris pour mon spectacle dont c’est la 3èmeversion, on m’appelle parfois pour coécrire mais je ne l’ai jamais réellement fait, je respecte chaque métier et je pense que c’est un métier à part entière.

Que pensez-vous de l’évolution de votre carrière ?

Même en rêve je ne pensais pas que j’allais trouver autant de portes ouvertes, que j’allais avoir une carrière à l’étranger, que j’allais être reconnu par mon travail.

J’ai eu plusieurs propositions de travail en France, dans des théâtres avec des cycles de 6 et 8 mois, mais pour se faire il faut être sur place et s’éloigner du pays, ce qui me rebute un peu car je tiens à rester auprès de ma mère qui n’a que moi. Il y a toujours des sacrifices à faire, mais le bonheur de ma mère c’est aussi le mien.

Et cela ne me frustre pas spécialement  puisque je pars chaque 2 ou 3 semaines pour jouer dans quelques théâtres, enrichir mon expérience et me faire plaisir.

Vous jouez la totalité de votre spectacle en français ?

Non j’ai exactement 25 min en français, car traduire tout un spectacle demande énormément de temps et de rodage.

Que pensez-vous de l’évolution du monde artistique tunisien ?

Je ne pense pas qu’il y a eu une réelle évolution, je ne vois pas encore qui peut prendre la relève après Raja Ben Ammar ou Jeaïbi. Je ne vois pas de nouveaux artistes sensationnels sur la scène théâtrale, cinématographique ou télévisuelle. 

Vous pensez que ça peut évoluer ou au contraire régresser ?

Le problème justement c’est qu’il n’y a pas la politique de l’artiste en Tunisie, le ministère de la culture n’est pas actif, le gouvernement en entier ne donne pas beaucoup d’importance à ce domaine, du coup l’artiste doit tout faire tout seul. Pour l’instant c’est un métier encore difficile à réaliser dans notre pays.

Est-ce que vous aussi avez constaté qu’il y a un ras le bol général par rapport aux discours politiques ?

Oui c’est vrai, les gens en ont marre, mais il faut justement savoir comment leur parler des choses qu’ils détestent, comment les amener à en rire et surtout à réagir.

Vous êtes comme ont dit chez nous « weld houma arbi » et vous connaissez bien le tunisien, parlez nous du changement que vous avez constaté.

Les gens sont malheureux ! Ils sont lésés de tous les côtés, financier et moral, en ajoutant à ça l’insécurité totale ressentie qui touche directement toutes les couches sociales.

C’était mieux avant ?

La révolution s’est faite sur la base d’un changement meilleur, mais c’est gens là ne sont même pas capables de garder le peu de bien qu’on avait.

Et je me dis que 2 ans c’est trop peu, il nous faudra en gros 10 ans pour remarquer une réelle amélioration. Du coup nous serons une génération sacrifiée et ceux qui suivront en profiteront.

Vous pensez que la censure reviendra, du moins politique ?

Elle est revenue d’une certaine manière.  Dans la rue les gens me disent de faire attention, d’éviter, de me protéger ; ma famille aussi a peur pour moi. Mais il faut s’armer de courage et ne pas céder à la peur, car si moi je me tais, d’autres suivront…

Vos projets pour l’été, vous serez sur les planches du festival de Carthage, ou à Hammamet ?

Carthage c’était un fantasme d’artiste, j’y ai joué deux fois à guichet fermé et on peut dire que j’ai réalisé mon fantasme, je préférerai remonter sur la scène de Carthage avec une autre pièce, une nouvelle production.

Concernant mes projets en été, rien n’est encore sur.

Un dernier mot pour nos fidèles lecteurs ?

Ce n’est pas mon dernier mot ! J’ai encore beaucoup de choses à dire…


Propos recueillis par Neïla Azouz 


]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-lotfi-elabdelli--son-spectacle-made-in-tunisia-is-back-et-ses-projets.16.2083.htmlTue, 19 Mar 2013 00:03:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-lotfi-elabdelli--son-spectacle-made-in-tunisia-is-back-et-ses-projets.16.2083.html
<![CDATA[Ragheb Alama lance son parfum NOTE D’AMOUR : Interview exclusive avec Ragheb Alama]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/ragheb-alama-lance-son-parfum-note-damour--interview-exclusive-avec-ragheb-alama.16.1864.htmlNous avons rencontré Ragheb Alama lors de sa visite en Tunisie pour le lancement de son parfum Note d'Amour* qui sera distribué uniquement et exclusivement chez les parfumeries Kisses. 

Comment avez-vous eu l’idée de créer un parfum ?

En réalité, c’est Meriem Ben Cheikh qui en a eu l’idée. Meriem travaille dans le milieu cosmétique depuis quelques années, et elle a su m’intéresser avec ce projet car sa façon de penser le parfum m’a tout de suite charmé.

Elle a travaillé dessus en prenant en compte mes envies, les fragrances que j’aime, ensuite elle est partie en France, a fait des essais puis elle m’a ramené plusieurs jus.

Comment avez-vous expliqué ce que vous vouliez exactement ?

Je voulais un parfum qui me ressemble, qui me va, je voulais que ceux qui mettent mon parfum sentent Ragheb Alama.

Elle m’a juste demandé ce que j’aimais comme fragrance et j’ai répondu : le jasmin Tunisien, le cèdre du Liban, l’ambre et le musc.

Ensuite, elle est partie essayer plusieurs mixtures à Paris et m’a ramené le fameux jus.

Elle m’a demandé de fermer les yeux et de le sentir, et là j’en suis tombé amoureux, c’était une fragrance magique. C’est une odeur qu’on ne peut pas ne pas aimer !

C’est ainsi qu’on a lancé le projet et par la suite MBC est devenu le sponsor principal de « Note D’amour* ».

Comment avez-vous choisi le nom ?

J’ai demandé à plusieurs personnes proches d’écrire un nom sur un bout de papier, on a mélangé le tout et c’est Note D’amour* qui a été choisi.

J’ai adoré ce nom, il me ressemble. Qui connait l’amour mieux que moi … ? (rire)

Et le packaging ?

On a beaucoup travaillé dessus, on voulait quelque chose de simple et de sobre.

Vous comptez créer un parfum pour femme ?

La réalisation d’un parfum féminin prend plus de temps, il a besoin de patience…

Pour le moment on est encore en train de travailler sur les fragrances, sur plusieurs jus et le lancement est prévu pour le mois de mai.

Vous avez choisi le nom ou ça sera aussi Note D’amour?

On est encore en train de travailler dessus mais ça sera un autre nom.

Comment voudriez vous qu’il soit ce parfum pour femme ?

Je veux qu’il ressemble à la femme que j’aime, elle est dans mon imaginaire, en moi.

Je veux qu’il soit assez fort, simple, qu’il reste sur la peau et qui dégage des ondes positives.

Il faut aussi qu’il soit naturel, sans produits chimiques comme Note D’amour*.

Quand on nous a annoncé que Ragheb Alama a créé un parfum, tout le monde pensait à un parfum pour femme vu le succès que vous avez auprès d’elle, mais surprise, c’est un parfum pour homme, pourquoi ?

C’est un parfum qui aime le corps de la femme, qu’il soit mis par une femme ou par un homme.

Quels sont vos projets futurs ?

Je viens de terminer une chanson qui s’intitule « ma bahazzarch » (je ne plaisante pas), il y aussi une autre chanson sur laquelle je suis en train de travailler et qui parle de la beauté de la femme quand elle est jalouse. La chanson s’intitule « Chou Mahdoumé »

Vous aimez la femme jalouse ?

Il y a deux façon d’exprimer sa jalousie, la mignonne et l’agressive, moi je préfère la première.

La sortie est prévue pour quand ?

J’ai déjà tourné le clip de la première et j’enregistre la deuxième, il y en a une troisième qui s’intitule « Yalla bina n3ich ».

Il y aura un nouvel album prochainement ?

Peut être un album de 6 ou 7 chansons oui.

Vous revenez bientôt en Tunisie ?

Je ne peux pas trop m’absenter de ce pays, j’aime la Tunisie et j’aime y venir et puis le public tunisien est unique !

*Le Parfum Note d'Amour est distribué en exclusivité chez les parfumeries Kisses ( Ennaser et Sousse )

Propos recueillis par Neïla Azouz

]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/ragheb-alama-lance-son-parfum-note-damour--interview-exclusive-avec-ragheb-alama.16.1864.htmlWed, 12 Sep 2012 00:09:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/ragheb-alama-lance-son-parfum-note-damour--interview-exclusive-avec-ragheb-alama.16.1864.html
<![CDATA[En exclusivité : Tout sur Diane Kruger par Ramzi Malouki]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/en-exclusivite--tout-sur-diane-kruger-par-ramzi-malouki.16.1852.htmlOn la surnomme la plus française des actrices allemandes. C’est vrai que la France a lancé sa carrière internationale. Mais aujourd’hui, Kruger, de son vrai nom Heidkrüger, fait partie des actrices hollywoodiennes dont on oublie les origines. les blockbusters Hollywoodiens, tels que Troie dans lequel elle est aux côtés de Brad Pitt ou Benjamin Gates avec Nicolas Cage en ont fait une actrice bankable. Mais Diane préfère les films d’auteur. On se souvient de Mon Idole, dans lequel elle donne la réplique à son fiancé de l’époque, Guillaume Canet. Elle a tourné pour Klapish et Carion entre autres. Celle qui rêvait d’être danseuse étoile a trouvé sa voie. Ancien top model de l’agence Elite, Diane Kruger a su gérer sa carrière cinéma. Venue à Hollywood présenter le film de Benoit Jacquot les Adieux à la Reine. Elle y interprète une magnifique Marie-Antoinette à l’aube de la Révolution Française. Le film est déjà sorti en Europe depuis plusieurs mois. C’est pour cette raison que nous avons décidé d’orienter cet entretien vers une conversation beaucoup plus informelle. Diane Kruger se confie pour Jet Set Magazine

R.M. : Tu te souviens de la première fois que tu es venue ici à Hollywood ?

D.k. : La première fois, c’était pour le film TROIE et c’était impressionnant ! Je n’avais même pas d’agent à l’époque car j’avais envoyé mon audition sur une cassette vidéo. Ensuite, il y avait tous ces agents qui voulaient me prendre sous leur aile, et c’était étouffant. Je me souviens de mon arrivée à Los Angeles. J’imaginais que le climat serait agréable. On était en novembre. Dès que j’ai atterri, il a plu et il faisait froid. Et moi qui n’avais pris que des savates ! (rires…). je me souviens être allée à l’agence CAA en shorts et en tongs, alors qu’il pleuvait des cordes. Ils ont du penser que j’étais folle. Mais tu sais, même Aujourd’hui, j’ai du mal à m’habituer à tout le système hollywoodien. C’est vraiment une industrie à part.

R.M. : Aujourd’hui, comment ça se passe avec ton agent américain ? tu as des consignes spécifiques pour tes choix hollywoodiens ?

D.k. : Je suis devenue actrice grâce à mon amour du cinéma et de son langage universel. Qu’il soit en français, allemand ou anglais. J’ai toujours rêvé d’être une actrice internationale, de ne pas être limitée par ma nationalité ou mon accent. Ce que je demande à mes agents américains avant tout, c’est d’être cool avec moi lorsque je décide de faire un tout petit film européen. Bien sûr, de leur côté, ils essaient de me trouver quelque chose d’intéressant à Hollywood, pour élargir mon horizon.

R.M. : Tu es allemande, tu as vécu à Paris, tu partages ta vie entre l’Europe et les USA. Comment tu gères tout cela ?

D.k. : J’habite plus ou moins à Los Angeles depuis 15 ans maintenant. Je suis allemande, mais ça fait 17 ans que je ne vis plus dans mon pays. C’est plus que la moitié de ma vie. Je me sens aussi très française et très américaine. Il y a plusieurs choses que j’aime aux USA, dont la façon de travailler et l’attitude pour faire les choses. Mais l’Europe me manque quand je reste à L.A. trop longtemps. La qualité de vie peut souvent être meilleure à Paris. Personne n’est à l’heure, tu as 6 semaines de vacances, et en tournage, l’atmosphère est très relax.

R.M. : Tu penses donc que la vie en Europe est plus civilisée qu’ici aux Etats-Unis ?

D.k. : Pas forcément civilisée, mais dans cette industrie du cinéma, disons qu’on s’intéresse un peu moins à l’aspect business en Europe. Je ne sais pas si c’est vraiment une bonne chose, mais en Europe, c’est le réalisateur qui a toujours le dernier mot. Les producteurs, eux, sont là pour l’aider à accomplir sa vision. En revanche, à Hollywood, je pense que le réalisateur est le plus souvent engagé pour un projet sur commande. Mais, il y a plein d’aspects que j’apprécie à Hollywood et qui pourrait être mis en application en Europe.

R.M. : J’ai cru comprendre que c’est Romy Schneider qui t’a donné envie de faire ce métier. C’est vrai ?

D.k. : Absolument. J’ai toujours rêvé d’aller en France, d’avoir un petit copain français, de faire des films français et de fumer des cigarettes ! (rires…) Quand j’étais jeune, je trouvais que Romy Schneider avait une vie très romantique. Il y avait une lumière en elle qui me faisait rêver et je suis tombé amoureuse du cinéma français grâce à elle. Les français m’ont accueilli comme l’une des leurs. J’ai commencé ma carrière en France, j’ai pris des cours de théâtre en France et encore aujourd’hui, ils me considèrent comme leur fille adoptive. Quand je suis dans un super film, ils disent que je suis française et si n’est pas si génial que cela, ils disent que je suis franco-allemande ! (rires…)

R.M. : Quels sont les films de Romy Schneider que tu apprécies le plus ?

D.k. : Les Choses de la Vie et La piscine bien sûr. Et puis il y a tous les Sissi, puisque je suis allemande ! Mais il est également triste de parler de sa vie et de toutes ces choses qui ont changé pour elle à la fin. Je crois qu’elle faisait partie de ces actrices qui n’arrivent plus à différencier le travail de leur vraie vie. Mais elle a été une inspiration pour moi et grâce à elle, j’ai compris qu’aucun rôle ne serait plus intéressant que ma propre vie. Je crois que c’est la plus belle leçon.

R.M. : Tu as commencé comme mannequin et la mode n’a pas de secrets pour toi. tu as quelques conseils à donner à nos internautes ?

D.k. : Je leur conseille de jouer le côté minimaliste. Moins de choses. Et n’ayez pas peur de porter ce que vous voulez. C’est toujours le style personnel qui prime sur la mode en général. Beaucoup de gens ont peur de la mode et pensent que c’est superficiel. Ce que j’ai retenu de ma carrière de mannequin ? Il s’agit plus de ce qui fonctionne pour toi que ce que tu peux voir dans un magazine.

R.M. : Ce qui m’amène à la question qui se rapporte au film, Les adieux à la reine. Les costumes sont magnifiques mais est-ce que c’était un challenge de porter toutes ses robes ?

D.k. : La robe était très lourde mais c’est surtout la perruque qui était un challenge. Elle était faite à partir de crinière de chevaux, exactement comme à l’époque donc ce n’était pas très drôle à porter. Je comprends maintenant pourquoi tout le monde marchait très droit et très dignement. En fait, c’était pour ne pas faire tomber la perruque. (rires…). Les corsets aussi n’étaient pas drôles. J’avais constamment besoin de trois personnes pour aller de ma loge au plateau de tournage. (rires…)
]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/en-exclusivite--tout-sur-diane-kruger-par-ramzi-malouki.16.1852.htmlTue, 28 Aug 2012 00:08:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/en-exclusivite--tout-sur-diane-kruger-par-ramzi-malouki.16.1852.html
<![CDATA[Interview avec Salma Hayek]]>http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-avec-salma-hayek.16.1818.html« Salma ya Salama ». C’est ainsi, en chanson, que j’avais été accueilli la première fois où j’ai eu le plaisir de rencontrer Salma Hayek. Femme de caractère, réputée tenace, Salma a toujours assumé ses origines libanaises. Surnommée la star la plus exotique d’Hollywood, l’actrice mexicaine est la preuve qu’on peut réussir dans cette ville tout en gardant son accent. Evidemment, nombreuses sont celles qui ont suivi sa voie, à commencer par sa meilleure amie Penelope Cruz. Salma Hayek, qui célèbre ses 25 ans de carrière, dont 18 ans à Hollywood, revient sur les écrans dans SAVAGES, le nouveau film d’Oliver Stone. A 46 ans, l’actrice est au top de sa forme, et interprète une baronne de la drogue qui dirige son gang mexicain d’une main de fer. Un rôle sur mesure pour cette actrice qui travaille toujours autant, même si elle passe une bonne partie de l’année à Paris, avec son mari, l’homme d’affaires François-Henri Pinault, et leur fille Valentina Paloma, 5 ans.

R.M. : Comment as-tu créé ce personnage de baronne de la drogue ?

S.H. : J’ai pris pas mal de décisions personnelles sur son apparence. Oliver Stone m’a d’ailleurs posé beaucoup de questions sur mes choix avant de me faire confiance. Je voulais un personnage basé sur des femmes fortes et puissantes, dont certaines que j’ai rencontré dans ma vie. Pas forcément des actrices ! ELENA devait être très forte pour appartenir à ce monde-là, et ce genre de femmes se construisent une carapace. Tu as du remarqué que je ne change pas de coiffure ou de collier tout le long du film. Beaucoup de femmes se créent une image, comme ces femmes que l’on voit assises au 1er rang pendant les défilés de mode. Chacune à sa griffe que l’on reconnaît. J’ai donc énormément travaillé avec le décorateur et les costumiers pour créer ce personnage.

R.M. : j’ai trouvé ce personnage très paradoxal

S.H. : Oui, c’est le mélange de sa vulnérabilité et de sa force, car c’est une mère qui est prête à tout, y compris à se sacrifier pour ses enfants. Si elle n’était pas devenue ainsi, ils n’auraient pas pu survivre. Pour elle, elle voit tous ces crimes comme une preuve d’amour. Elle n’a jamais fait cela pour l’argent. Elle a du prendre la relève de son mari. Elle était déjà dans cette situation. C’était sa seule façon de survivre. Reprendre les affaires de la famille, même s’il s’agit de trafic de drogue.

R.M. : Justement, comment tu vois la situation actuelle au Mexique ?

S. H. : ça me brise le cœur. Il est important que ce film montre à quel point le trafic de drogues et la violence sont liés aux Etats-Unis. On a tendance à y voir un problème uniquement mexicain, mais il n’y a pas que mon pays. On nous parle des problèmes du Moyen-Orient, qui, géographiquement est loin de nous, mais il suffit de jeter un coup d’œil dans notre région. Les armes utilisées au Mexique viennent tout droit des Etats-Unis. Il est très important de parler de ce sujet et c’est exactement ce qu’a fait Oliver Stone dans ce film.

R.M : Comment est ce que tu arrives à rester connectée à la réalité ? Après tout, tu fais partie des 4% qui vivent une vie de rêve. Tu voyages en jet privé et fait ton shopping chez Gucci…

S.H : pas forcément ! J’arrive de Boston et j’ai pris une compagnie aérienne normale. (Rires). J’habite à Paris. J’ai une femme de ménage qui fait tout ce qu’elle peut. Elle part à 17h, et je prends la relève pour préparer le diner et tout le reste. C’est très bien, c’est ça la famille. Bien sûr, je me sens privilégiée de différentes façons, mais ce dont je suis la plus fière, ce n’est pas de vivre comme les 4%, mais comme les 1% qui ont réussi leur mariage ! Il n’y a que 1% des gens dans le monde qui a un mariage intact ! Je suis en bonne santé, je vieillis, mais pas si mal que cela. Ma fille est fantastique et c’est ça qui me rend heureuse. Voilà ce qui compte vraiment et qui me permet de garder les pieds sur terre.

R.M. : Tu fais les courses aussi ?

S.H. : Tu rigoles ? J’adore faire les courses ! J’adore allé au marché. Je ne le fais pas en me disant « Oh, je vais rester simple et aller au marché », non, j’adore vraiment cela. Je vais à la boulangerie, dans les supérettes…

R.M. : Tu prends le métro ?

S.H. : Avec mes valises ? Non ! (Rires). J’ai un chauffeur. Mais tu connais Paris. Il n’est jamais évident de trouver un taxi

R.M. : allez, on continue. Shopping ?

S.H. : Non, je ne suis pas accro au shopping. Mais j’aime être organisée, je m’occupe des plannings des autres et du mien. J’aime aussi faire la cuisine. Et surtout, j’essaie de rester le plus possible avec ma fille. Je suis une bonne mère mexicaine ! Je vais la chercher, je l’emmène à l’école, je fais des activités avec elle, avec ses amis, avec les cousins. Les repas se font en famille et quand tout le monde est couché, c’est là que je commence à travailler sur mes projets. C’est le soir à Paris et le matin, ici, à Los Angeles. Je m’occupe d’une société de produits de beauté et d’une compagnie de production. Je travaille tard. Je me réveille tôt mais mon mari est déjà parti travailler.

R.M. : quoi d’autre « Tu fais quoi quand tu n’es pas actrice ?

S.H. : Je suis une très bonne manager, je gère très bien les situations de crise même à distance. J’aime m’occuper de la maison, qu’elle soit confortable et qu’on s’y sente bien, élégante et pleine de couleurs. En réalité, mon mari est meilleur que moi pour ça, donc on fait ça ensemble. Nous n’avons pas de décorateurs, mais on n’a pas de conflits là-dessus. J’entends souvent que re-décorer la maison pouvait être une cause de divorce. Moi, je n’ai aucun problème. Je sais qu’il a plus de style que moi.

R.M. : Tu as un secret de beauté ?

S.H. : J’utilise mes crèmes !

R.M. : Tu prends des vacances en hiver ?

S. H. : Jamais ! Il va falloir m’y mettre, je suis la seule qui n’ai jamais fait ça.

R.M. : Tu ne vieillis pas, tu es toujours magnifique…

S.H. : Pour moi aussi, c’est frustrant ! (rires…)

R.M. : Qu’est-ce que tu aimes à Paris ?

S.H. : L’architecture. La cuisine et la musique.]]>
contact@jetsetmagazine.net (www.jetsetmagazine.net)Interviewshttp://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-avec-salma-hayek.16.1818.htmlTue, 24 Jul 2012 00:07:00 +0100http://jetsetmagazine.net/jetset,mag/interview-avec-salma-hayek.16.1818.html