Exposition « Couleur Jazz » à la galerie Essaadi à Carthage Hannibal

Multiples visions et rêves

Exposition « Couleur Jazz » à la galerie Essaadi à Carthage Hannibal

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Multiples visions et rêves

C’est une grande exposition picturale dédiée au Jazz et placée sous le titre de :  « Couleur Jazz » et réunissant quinze artistes plasticiens tunisiens qu’organise la galerie Essaadi, à Carthage Hannibal, depuis le 26 avril et jusqu’au 12 mai 2019.



Et aujourd’hui 30 avril, le monde célèbre la Journée internationale du Jazz initiée par l’UNESCO depuis 2011 « pour mettre en avant le Jazz et son rôle diplomatique d’unification des peuples partout dans le monde. » Cette exposition n’est pas seulement un hymne au Jazz, elle est un ensemble d’oeuvres en peinture, en sculpture et en mosaïque où chaque artiste tout en chantant le Jazz ou en s’en inspirant, nous offre à découvrir sa vision là-dessus.



Les styles diffèrent et se rencontrent. Les détails en relation avec la musique Jazz mettent en relief les musiciens, les instruments spécifiques, les atmosphères et les danses. Un piano est placé dans la salle d’exposition où en guise de pupitre, l’affiche de l’expo y est proposée. Il ne manquait que d’écouter du Jazz en sourdine, ou l’une de ses musiques connexes. Mais la musique « parlait » déjà à mesure que l’on avançait pour s’arrêter devant chacune des oeuvres.



Les couples de danseurs chez Néjiba Mâamer viennent annoncer le Tango argentin. Ali Zenaïdi avec un désir toujours renouvelé de recherche et de création, rend hommage au musicien, voire à celui du Jazz. Sylvain Montéléone s’arrête sur le détail d’un musicien qui « Jase en...Jazz. » Et sur un autre tableau, il raconte des « Dreams et des drums », soit des rêves vécus sur des sons et rythmes de drums, les instruments à percussions.



Kaouther Bouzaiene représente tout simplement une femme au violon et réalise une rencontre imaginaire entre « Lella El Beya et Dali. » Une rencontre on ne peut plus surréaliste. Sonia Ismail rend hommage, de son côté à Otis Redding. La rêverie est accentuée chez Hajer Ben Fadhel. Et c’est cette dernière qui semble se dégager de cette belle exposition à voir absolument pour vivre autrements des ambiances jazzy où l’improvisation est plus que permise.



B.L.