Vernissage à Ghaya Gallery de l\'exposition "Missing Memory"

A la recherche d'une mémoire manquante.

Vernissage à Ghaya Gallery de l'exposition "Missing Memory"

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A la recherche d'une mémoire manquante.


L'exposition de photos "Missing Memory" (Une mémoire manquante) de Maya Ines Touam qui "articule son travail autour d'une certaine imagerie féminine tantôt objective, tantôt mystifiée" et qui enseigne la photographie à Paris et Karim El Hayawan, artiste visuel et architecte d'intérieur basé au Caire, a démarré le 10 mars à Ghaya Gallery, à Sidi Bou Saïd et s'y poursuivra jusqu'au 5 avril 2019.


De prime abord, le visiteur est à la fois sublimé et comme pris au dépourvu tellement les travaux photographiques oscillent parfois entre la photo et la peinture et vice-versa. On s'y arrête, on se frotte les yeux et on vérifie encore plus. Mais y'a t-il une différence aujourd'hui entre ces deux expressions artistiques? Car ce qui compte dans l'art contemporain c'est la manière de voir et de concevoir une création artistique digne de ce nom où la recherche est de rigueur.


Maya Ines Touam propose des compositions où elle insiste sur les objets. Ces derniers, drapés et ornements féminins d'Afrique, quittent même l'espace de la photo pour apparaître au grand jour sur une table, par exemple. C'est l'éclatement de la photo elle-même. Une mise en scène qui privilégie la beauté et la volupté comme contenue dans les photos. Ces derniers sont présentés sans titre et sont principalement en diptyques, en triptyques et en polyptyques. Cette artiste "questionne les sociétés de consommation à travers des objets supposés sacrés ou chétifs" écrit Olfa Feki, commissaire de cette exposition.


Quant aux travaux de Karim El Hayawan, ils s'articulent autour de la ville du Caire, ses rues et ses intérieurs de maison et surtout sur l'immobilité qu'observe le photographe et nous en rend compte. Une "immobilité qui défie constamment le changement", comme l'écrit d'ailleurs l'artiste dans son mot de présentation de son exposition. Et à l'opposé de Maya, Karim attribut des titres à ses oeuvres photographiques. Karim El Hayawan "nous fait découvrir un monde perdu et oublié" selon Olfa Feki, la même commissaire de l'exposition.


Une belle exposition à voir et à découvrir.


B.L.