Projection de presse du film : « Kbal ma ifout ilfout » ( Avant qu’il ne soit trop tard ) de Majdi Lakhdar

Comment s’en sortir ?

Projection de presse du film : « Kbal ma ifout ilfout » ( Avant qu’il ne soit trop tard ) de Majdi Lakhdar

Comment s’en sortir ?

Figurant dans la sélection officielle hors-compétition des JCC, le premier long-métrage de fiction « Kbal ma ifout ilfout » (Avant qu’il ne soit trop tard » de Mejdi Lakhdar a été projeté pour la presse en ce 31 octobre à la salle Tahar Chériâa à la Cité de la Culture. Un film époustouflant.

Avec l’usage de la caméra subjective qui donne des plans subjectifs où l’acteur la regarde et non pas la personne se trouvant à ses côtés, « Avant qu’il ne soit trop tard » annonce son genre difficile qui tient son spectateur et lui fait peur. Le sujet parait anodin à première vue. Mais l’évolution rapide des événements où un père, couturier de son état, doit sauver sa femme et ses deux enfants d’une fin annoncée.

Les circonstances dans lesquelles il va se retrouver vont le contraindre à dévoiler un secret qu’il a toujours caché à sa petite famille. Il n’a, en outre, jamais déclaré son amour pour ses deux enfants étant persuadé qu’il a toujours raison et ne pourra jamais être dans la faute. Ses regrets vont-ils être superflus dans son combat contre la mort ? La fin du film reste ouverte sur l’espoir de gagner l’ultime bataille de survie.

Le débat qui s’ensuivit a porté principalement sur le genre du drame et du suspense, voire sur le genre catastrophe de ce film. Le premier film tunisien qui aborde ce genre. Cela n’est pas sans rappeler : « Dachra », d’Abdelhamid Bouchnak, qui a ouvert en 2018 la voie pour le cinéma de l’épouvante et de l’horreur en Tunisie. Les éloges fusaient successivement. Toutefois, le détail de la participation dans ce film d’acteurs célèbres comme Kamel Touati, ou Jamel Madani, dans des petits rôles a attiré l’attention d’un intervenant.

Le comédien Raouf Ben Amor a indiqué dans ce sens qu’aux USA, les stars d’hollywood participent dans des séries aux côtés de jeunes acteurs, mêmes débutants. La comédienne Rabiâa Ben Abdallah a qualifié de « Khanka » le tournage qui s’était passé dans de vrais conditions et sans grands effets spéciaux. Le bon jeu des acteurs a été également salué par plusieurs autres intervenants. Le réalisateur Majdi Lakhdar a expliqué que cela est le fruit de moults séances de répétitions effectuées avant le tournage.

Ce dernier a duré seize jours, selon le même interlocuteur. Il a d’ailleurs déclaré que son film, lu et vu au second degré, se rapporte à la situation difficile que traverse actuellement la Tunisie. Certes, le projet du film a démarré depuis 2012, mais faute de moyens financiers, il a mis six années pour être réalisé.

B.L.