Durant cette quarantième édition du festival international du film du Caire, le public égyptien était toujours au rendez-vous pour voir les films « Masri », toutes sections confondues.
Cela se passe essentiellement durant les séances « Gala » de fin d’après-midi et en soirée dans la grande salle de l’Opéra du Caire. Cette habitude est renouvelée Í chaque édition du festival quel que soit la qualité du film. Et Í l’instar du public tunisien lors des JCC, qui se « souvient » que le cinéma se voit dans les salles, les spectateurs égyptiens se ruent et se « tuent » pour avoir une place et soutenir leur cinéma.
Le cas du film : « Leil Kharigi » (Extérieur/ Nuit) du jeune réalisateur Ahmed Abdallah El Sayed, seul film égyptien sélectionné en compétition officielle, en est un exemple parfait. La grande salle de l’Opéra avait affiché complet. Nous nous sommes retrouvés au « Balcon », soit au « Poulailler » situé au quatrième étage, suite Í une réservation piégée.
Et cerise sur le gateau, la climatisation était glaciale, si bien que nous avons eu beaucoup de peine Í voir le film et Í le terminer dans u froid de canard devant un écran minuscule tellement loin que nous étions ! Et le film ?
C’est une œuvre qui a trop convaincu le public cairote. Une œuvre qui se voulait novatrice clignant de l’œil aux spectateurs dans la plupart des scènes. Une histoire « bidon » qui se passe durant une nuit rocambolesque. Le public a savamment dégusté ce film qui revient sur des aspects de la société égyptienne d’aujourd’hui.
Le cÍ´té comique et le rire froid y étaient de rigueur. Mais la réalisation un peu trop « novatrice » et quelque part Í l’envers a donné un résultat plutÍ´t négatif.
B.L.