Projection de presse à la Cité de la Culture des films d’ouverture des JCC

Pour la première fois de leur histoire, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ont produit cette année six courts-métrages autour du t

Projection de presse à la Cité de la Culture des films d’ouverture des JCC

Des pépites revisitées

Pour la première fois de leur histoire, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ont produit cette année six courts-métrages autour du thème : « Remake coup de cœur JCC « 1966-2019 » pour fêter la mémoire du festival qui est le slogan de cette 31ème édition. Une projection de presse de ces films a été organisée récemment à la salle Omar Khlifi, à la Cité de la Culture.

Les réalisateurs de ces films courts reprennent, à leur manière, chacune des histoires de films qui leur tiennent à cœur et qui ont marqué des sessions des JCC. Ainsi, Sonia Chamkhi, avec « Le temps qui passe », un court-métrage de 16 minutes, s’inspire de « Soleil des hyènes », de Ridha Béhi, qui avait marqué la septième édition des JCC en 1978. Mais, contrairement à ce qu’on attendait, il s’agit plutôt et heureusement d’un hommage au comédien Ahmed Senoussi à travers les souvenirs de son épouse et non moins comédienne de talent Hélène Catzaras.

Elle avait joué à ses côtés, dans : « Soleil des hyènes. » Le court-métrage : « Le temps qui passe » est une évocation sincère, calme et douloureuse de ce que fut Ahmed Senoussi, en tant qu’artiste et homme de théâtre et de cinéma. Quant au film : « Le réverbère-Baber House » », de Tarak Khalladi, d’une durée de 17 minutes, il s’inspire du « Réverbère » de Hammouda Ben Halima, l’un des trois oeuvres du film à sketches : « Au pays de Tararani», d’après des nouvelles d’Ali Douaji.

Certes, le réalisateur reprend comme il se doit les détails du film qui l’a inspiré. Mais la fin, voire la chute y est toute autre et toute surprenante. D’un autre côté et dans : « La Noire 2 », c’est un remake élaboré en 14 minutes par Habib Mestiri du long-métrage du réalisateur sénégalais Sembène Ousmane « La Noire de… » Qui avait remporté le premier Tanit d’or des JCC, en 1966. C’est une tentative de montage d’un spectacle en réinterrogeant le film qu’entreprend une actrice-chorégraphe, assistée par un réalisateur de cinéma. Une petite surprise attend le spectateur.

Dans « Le Mandat », un court de 17 minutes, Heifel Ben Youssef, revisite un autre film de Sembène Ousmane et qui porte le même titre. Le rêve d’une richesse tant espérée, constitue la trame du film reconstruit bien à la tunisienne sur des tons comiques. Quant au film « Essebâa » (Le septième) d’Alaeddin Abou Taleb, c’est un court de 14 minutes qui réinvente « La Noce » du Nouveau Théâtre. » Mais il s’agit là du septième jour de mariage d’un couple de caractères différents resté encore en désaccord. Tout cela se passe sur des tons doux-amers et d’humour froid.

Enfin, « Sur les traces de Saïda », de Faouzi Chelbi, repart sur les traces du long- métrage « Essaida » datant de vingt cinq ans, de Mohamed Zran. Durant 18 minutes, le flash-back est établi entre le passé et le présent pour évoquer ce film très touchant tourné dans le quartier populaire d’Essaida, à Tunis. On y retrouve des détails du long-métrage avec la réapparition de quelques-uns de ses personnages particulièrement le comédien Hichem Rostom et surprise : le réalisateur Mohamed Zran y joue un rôle.

B.L.