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Le cinéma en partage.
« Partager le cinéma. En vrai. En grand. » Tel est le slogan de la 33è édition du 33è festival international du film francophone de Namur en Belgique qui a démarré dans deux salles le 28 septembre et qui se poursuivra jusqu’au 5 octobre 2018 dans la capitale de la région de Wallonie.
A quelques minutes d’intervalle, le Président du festival Jean Louis Close et la Déléguée Générale Nicole Gillet ont été pour les allocutions d’ouverture Í la salle du « Caméo » et au Théatre de Namur, Í l’instar d’autres festivals européens qui organisent leur ouverture Í quelques heures d’intervalle, mais dans la même salle. Jean Louis Close a repris un extrait de l’éditorial du FIFF de Rudy Demotte, Ministre-Président du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et intitulé : « Le cinéma, reflet et acteur d’une société qui change. » Il y rappelle toutefois et en substance, que « le progrès, l’espoir, autant d’éléments qui ne peuvent cependant faire oublier que la crainte demeure également de mise pour une création cinématographique toujours aux prises avec le non-respect des droits de l’homme. »
Quant au film d’ouverture, il s’agissait du long-métrage franco-belge de fiction et en compétition officielle pour le Bayard d’or : « Nos batailles » de Guillaume Senez. Un film dont on attendait beaucoup, car il avait été Í la sélection officielle de la « Semaine de la critique » au festival de Cannes 2018, mais beaucoup de spectateurs et autres journalistes et critiques présents Í Namur étaient déçus par ce film. Son histoire se situe au premier degré au niveau de la narration et du jeu des comédiens. En fin de compte, ce sont deux histoires qui se superposent. Elles sont inhérentes au personnage principal du film, Olivier, rÍ´le joué par Romain Duris. La première est personnelle et la seconde est professionnelle et en relation avec la lutte syndicale. Le parallélisme est-il lÍ superflu ?
Car il s’y ajoute une troisième histoire, celle de la mère qui quitte le domicile familial et n’y revient plus. Elle laisse ainsi Olivier seul pour s’occuper de ses enfants, en plus de son travail. Plusieurs batailles restent donc Í gagner absolument. Mais un goÍ»t d’inachevé caractérise ce film qui ne surprend guère.
B.L.