4è édition de « Saha Chribtek » festival virtuel du film

Pour réfléchir individuellement et collectivement



4è édition de « Saha Chribtek » festival virtuel du film

Pour réfléchir individuellement et collectivement

Malgré le confinement et le couvre-feu en raison de la pandémie du COVID-19, le Goethe Institut Tunis organise depuis le 27 avril et jusqu’au 22 mai 2020 la quatrième édition de « Saha Chribtek », un festival du film en collaboration avec la plate-forme tunisienne de streaming en ligne « Artify » (www.artify.tn) Car ce festival s’est transformé en festival virtuel.

Une occasion pour la communauté Face book pour voir ou revoir chez soi des films de longs et de courts-métrages de fiction et documentaires dans plusieurs genres. Et mieux encore, des débats sont organisés le lendemain de chaque projection entre le public et les réalisateurs de films. Cet événement suscite, en effet, le débat Í  travers les thèmes qu’il aborde pour réfléchir individuellement et collectivement des changements avec lesquelles le monde change Í  la suite de cette crise mondiale sans précédent.

Ces thèmes abordent : « le changement climatique et la souveraineté alimentaire », la « migration forcée », « l’exclusion sociale » et « la protection des droits civils et des libertés fondamentales. » Après avoir évoqué du 27 avril au 3 mai le thème du changement climatique et de la souveraineté alimentaire, le festival « Saha Chribtek » aborde du 4 au 9 mai celui de la préservation des libertés politiques, individuelles et fondamentales. Ainsi, le 6 mai seront projetés les films de court-métrage : « The lovely life » de Rami Aloui, d’une durée de 22 minutes et 30 secondes et produit par le Maroc et l’Algérie et : « It’s a long way from Amphixios » de Kamel Alfajari, un documentaire expérimental palestinien. Le 7 mai aura lieu une séance de questions et de réponses avec ces deux réalisateurs et le 9 mai, un débat portera sur les droits civils.

Et du 11 au 15 mai, c’est la question de la migration forcée et des réfugiés qui sera proposée. Le 11 mai, le court-métrage de fiction de 11 minutes datant de 2017 et produit par le Danemark, le Royaume Uni et la Grèce : « A drowning man », de Mahdi Fleifel qui sera projeté. Le lendemain 12 mai, une séance de questions-réponses aura lieu avec ce réalisateur. Et le 13 mai, c’est le film de moyen-métrage documentaire de 50 minutes : « Derwicha » de Leila Beratto et Camille Millerand datant de 2018, une production algéro-française qui sera au programme. Le 15 mai auront lieu des questions et des réponses avec les deux réalisateurs et un débat sur la migration forcée et les réfugiés.

Enfin, du 18 au 22 mai, le thème de la marginalité et de l’exclusion géographique et sociale sera Í  l’ordre du jour. Ainsi, le long-métrage documentaire datant de 2012 « El Gort » de Hamza El Ouni sera visible le 18 mai, suivi le lendemain par une séance de questions-réponses avec ce réalisateur. Le 20 mai, c’est un autre long-métrage documentaire : « Subutex » de Nasreddine Shili qui date de 2018 qui sera en ligne. Le 21 mai, c’est la séance « Questions-réponses » qui a lieu avec le réalisateur. Un débat clÍ´turera ce festival et portera sur « la marginalité et l’exclusion géographique et sociale. » Du pain sur la planche en temps de confinement.

B.L.