Concert de Leila Albayati au Happy Hour du 4è Art

Le talent et la découverte.



Concert de Leila Albayati au « Happy Hour » du « 4è Art »

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Le talent et la découverte.

Les rendez-vous musicaux « Happy Hour » (Saa saͯda), une heure de chant en live au café du Théatre du « 4è Art », Í  Tunis, viennent de reprendre le 18 octobre avec la chanteuse française d’origine irakienne Leila Albayati. Une belle découverte.


Jouant Í  la guitare, elle était accompagnée au violon par Mounir Troudi qui est plus connu comme chanteur. Ce spectacle a permis Í  l’assistance de découvrir quelques fragments du travail, voire du talent de cette jeune artiste qui a appris Í  chanter en arabe des airs connus et compose des chansons en arabe, en français et en anglais qu’elle écrit elle-même. Et bien qu’elle n’ait rencontré Mounir Troudi qu’un jour avant le concert, elle a pu réaliser en sa compagnie une performance digne d’intérêt o͹ les improvisations et les ornementations n’avaient pas manqué. Mounir Troudi a également chanté en duo avec Leila Albayati et improvisé des vocalises.


Le concert a démarré avec « Lama beda yatathanna », un « Mouachah » andalou composé dans le mode « Nahawend » très connu et très apprécié par la majorité des mélomanes. La voix douce et entrainante de Leila se faisait remarquer d’autre part par un accent particulier au niveau de la diction des mots en arabe dialectal ou classique. Un style ? Peut-être bien. Mais cela faisait partie du spectacle. Cette chanteuse ne s’est pas arrêtée lÍ , puisqu’elle a composé une chanson o͹ les paroles sont un apprentissage des chiffres arabes. Un véritable exercice de compte et de style. Leila Albayati a alternait le chant en solo et en duo avec Mounir Troudi qu’on retrouvait dans un nouveau registre Í  l’occasion de cette rencontre impromptue.


Et faut-il signaler que l’artiste française qui revient et défend son origine et sa culture irakienne, voire arabe, a plusieurs cordes Í  son arc puisqu’elle est également cinéaste et actrice de ses propres films de court-métrage. Nous avons passé de beaux moments Í  l’occasion de ce « Happy Hour. »

 


B.L.