Des envolées joyeuses et de rêve
En partenariat avec l’ambassade de Pologne à Tunis, l’Octobre musical de Carthage a proposé le 27 octobre un récital de la pianiste polonaise de renommée : Katarzyna Musiat. Un spectacle de haute tenue.
Ce concert, suivi par un public assez nombreux, s’insérait dans le cadre de la célébration du 100è anniversaire de l’indépendance de la Pologne qui a retrouvé sa souveraineté le 11 novembre 1918. La pianiste Katarzyna Musiat était sobre et humble devant la musique.
Elle a joué une douzaine d’œuvres classiques d’auteurs polonais et espagnols dans un récital en deux parties. Et dès les premières notes, on se met à l’évidence que cette artiste est « une interprète de très haut calibre, douée d’une technique époustouflante et d’un talent extraordinaire », comme l’indique le « Chicago Classical Review. » Cette pianiste a donné, en effet, plusieurs concerts en Amérique du Nord, en Europe et en Asie o๠elle a fait une tournée dans sept villes en Chine.
Elle a débuté au Carnegie Hall de New York et a reçu moult prix et distinctions dans cette même ville, mais aussi à Cracovie, à Vancouver, à Vienne et à Montréal. Et sur son jeu, cette artiste dit en substance : « Lorsque je joue, je m’efforce de faire ressortir l’ame de la musique pour en partager la beauté naturelle ainsi que les profondes émotions avec mon public. » On ressentait en effet la fougue et la force de son jeu qui sortait de l’ordinaire.
Elle était imprégnée par la musique qu’elle jouait admirablement. Les petits mouvements de son corps exprimaient cette volonté et cette joie de jouer par petites touches. Elle « dominait » la situation.
Et en toute simplicité, elle faisait montre d’un talent fou non seulement à se surpasser, mais à dégager fidèlement la force et la beauté de chacune des œuvres interprétées. Chopin (1810-1849) avait eu la part belle du spectacle puisque ce dernier a démarré et a été clos par ce compositeur polonais principalement de pièces pour piano.
Les compositeurs espagnols Manuel de Falla (1876-1946) et Enrique Granados (1867-1916) étaient également au programme. Le public en redemandait et le rappel était nécessaire. Katarzyna Musiat a offert à ce public mélomane et fidèle de l’Octobre musical un autre morceau de Chopin, le « Prélude N° 4 Opus 28 » que notre oreille connait également comme chanson de Jane Birkin : « Jane B » inspirée et adaptée par Serge Gainsbourg qui joue selon lui « une petite musique, une musiquette. »
B.L.