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Une ode Í toutes les saintes tunisiennes
C’est au Théatre des Régions, Í la Cité de la Culture, que la 37è édition du festival de la Médina a démarré en cette soirée du 10 mai 2019 avec le spectacle « Lella » du groupe « El Azifet » sous la houlette d’Amina Srarfi.
Le nombreux public fidélisé aux concerts d’ « El Azifet » et du festival de la Médina pouvait Í peine trouver une place dans cette grande salle qui s’est avérée exigͼe pour ce genre de rendez-vous. Ce public allait découvrir ou redécouvrir la nouvelle version de ce spectacle crée en 2017 dédié aux femmes saintes de toutes les régions de la Tunisie Í travers les chants soufis qui leur sont consacrées.
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Un grand travail de recherche minutieux et de longue haleine entrepris par Amina Srarfi était proposé ce soir-lÍ . Amina a, en effet, sillonné toutes les régions du pays pour découvrir ces joyaux et les remettre au goÍ»t du jour. La comédienne Leͯla Chebbi a assuré la transition entre les séries de chants et de tableaux sous la forme d’un discours qui se situait entre le Slam et les histoires de F’daoui» en y apportant un jeu théatral subtil.
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En toute aisance, elle rappelait des mérites de ces femmes distinguées pour leur élévation spirituelle et restées comme modèles de vie, comme Essaida Manoubiya, Lella Salha, fille de Sidi Bou Saͯd et Ella Arbia, pour ne citer que ces saintes. Et il y avait sur scène Mamia Karoui, la doyenne des Maddahats dénichée par Amina Srarfi et qui a pu acquérir au plus vite l’adhésion des spectateurs épris par sa voix aigue et puissante.
Une autre Maddaha a également participé au spectacle. Il s’agit de la jeune Dajla Kader qui n’a point démérité avec une voix douce et puissante. Le public retrouvait des chants connus et devenus des succès comme : « Ya Saida ya naghara. » Ce dernier appartient au répertoire de la Tijania. La chanteuse Nebiha Karaouli était l’invitée de ce spectacle o͹ elle a proposé quelques chants soufis typiques au sud tunisien.
Une belle soirée bien rythmée et fournie en chants et louanges aux saintes tunisiennes et qui allait de pair avec le caractère religieux du moins de Ramadan..
B.L.