Touchant et plein d’humanité
Le second long-métrage de fiction de Néjib Belkadhi « Fi inaya » (Regarde-moi) a été projeté Í l’intention de la presse le 22 Octobre Í la salle « Madart » Í Carthage-Dermech. Un film touchant et plein d’humanité.
Avec « Regarde-moi », qui sortira sur nos écrans le 11 novembre et qui a été sélectionné en compétition officielle aux prochaines JCC, le réalisateur-scénariste Néjib Belkadhi aborde le thème des enfants malades d’autisme et ont des comportements insupportables Í la limite menant la vie dure Í leurs parents.
Et bien que son film soit tout Í fait différent de son premier : « Bastardo » et ses personnages parfois hors du commun, Néjib Belkadhi ne quitte pas les thèmes inhérents au social, voire aux cas sociaux. Il est dans le vif d’un sujet épineux o͹ Lotfi, le personnage principal, rÍ´le joué par Nidhal Saadi dans un registre tout Í fait différent de son rÍ´le dans la série télé : « Aouled Moufida. »
Il se débat pour « récupérer » son fils Youssef agé de neuf ans atteint d’autisme et qu’il n’a pas vu depuis six ans. Il travaille Í Marseille et est contraint Í rentrer pour réclamer la garde de son fils.
Le rÍ´le de ce dernier est admirablement joué par le petit Idriss Kharroubi bien dirigé qu’il est par le réalisateur.
Quant Í Sawsen Maalej, dans le rÍ´le de Sarra la femme de Lotfi, elle reste égale Í elle-même jouant avec aisance les situations de conflit ou de bonheur.
Mais le film insiste sur le détail du regard que ne peut adresser le petit Youssef Í son père non seulement du fait qu’il n’a pas connu, mais Í cause de cette terrible maladie congénitale qui ne lui permet pas d’être comme les autres enfants.
Et sans pour autant raconter le film, le père qui est pourtant un personnage bon vivant et « je m’enfoutiste » devient très tendre avec son fils lui trouvant même des « trucs » afin qu’il puisse le regarder et voir de ce fait la vie. « Regarde-moi » aborde humainement un thème social, celui d’une maladie encore incurable.
La fin du film reste d’ailleurs ouverte et peut-être sur de beaux lendemains ?

B.L.