Projection en avant-première de « Porto Farina » d’Ibrahim Letaief

Il y avait une foule immense Í  la salle du « Colisée » en cette soirée du 18 janvier 2019 Í  l’occasion de la projection en avant-première



Projection en avant-première de « Porto Farina » d’Ibrahim Letaief

Humour, nostalgie et destins d’une famille
Il y avait une foule immense Í  la salle du « Colisée » en cette soirée du 18 janvier 2019 Í  l’occasion de la projection en avant-première du nouveau long-métrage de fiction : « Porto Farina » d’Ibrahim Letaief.

Un événement pour lequel avaient couru plusieurs artistes, cinéphiles et représentants de médias, si bien que bon nombre d’entre eux, qui, plutÍ´t que de rester debout, étaient contraints Í  gagner le balcon situé au troisième niveau de la salle.

« Porto Farina » ne surprend pas seulement par sa simplicité, sa sincérité et la bonne qualité de son image et de ses plans, mais aussi par l’humour froid qui habite ses différents personnages. Ces derniers forment une galerie insolite et hilarante. Leur discours est tiré d’un langage rarement utilisé aujourd’hui qui met en exergue la spécificité du parler tunisien.

Quant Í  l’histoire et bien que cela ne soit pas indiqué dans le synopsis, elle est tirée des réalités sociales et familiales tunisiennes. Il s’agit de celles inhérentes Í  l’autorité du père, qui, ici, se nomme Fradj. Il est également le patron d’une flottille de pêche Í  Porto Farina. Un tyran en somme qui mène la vie dure Í  ses subordonnés pêcheurs.
Ce rÍ´le est savamment interprété par le comédien Mohamed Driss qui marque un retour au grand écran et qui n’a pas trop joué au cinéma, faut-il le préciser. Mais le film aborde plusieurs thèmes Í  la fois. Si bien qu’on ne saurait dire s’il s’agit de la nostalgie d’un temps révolu, ou des difficultés d’un mariage mixte, ou du mariage arrangé pour seulement procréer, ou des luttes sociales. Chacun pourrait y trouver son compte.

Et « Porto Farina », alors ? Ce choix renvoie Í  l’ancien nom de l’actuelle ville de Ghar El Melh o͹ a été tourné le film. Certes, il y’a lÍ  une filiation avec le port de pêche qui fait partie de l’histoire du film et peut-être un clin d’œil nostalgique que jette le réalisateur Í  une époque révolue de l’histoire de la Tunisie.


Les destins de membres d’une même famille et particulièrement celui d’Aly, fils de Fradj, rÍ´le joué par Mohamed Ali Ben Jemaa, s’avèrent tragiques.




B.L.