On les a appelé « Les rebelles »,ou encore les peintres de la rupture.
Peut-être parce qu'ils ont abandonné la dimension narrative de leur art pour en redécouvrir la forme et la couleur. Peut-être parce qu'ils se sont construits en s'opposant à leurs ainés,sans cependant jamais les renier.
Mahmoud Sehili,Nejib Belkhoja, Habib Bouabana et Nja Mahdaoui ont ouvert une voie nouvelle qu'ont suivie avec bonheur Rafik el Kamel, Gouider Triki, Abderrazek Sahli,et plus tard Faouzi Chtioui.
A leur manière, ils ont poursuivi la quête d'identité de l'art tunisien, et son enracinement dans un des grands mouvements de l'art pictural des années 60170.
Cette génération fut féconde,créatrice, profuse, et fascinante. Elle a cassé les codes, révolutionné l'art tunisien,et n'a pourtant pas tué les pères fondateurs. l'exposition est passionnante par ses références,ses rejets,et tout de même ses reconnaissances.
TGM Gallery a souhaité réunir ces artistes rebelles sur ses cimaises.
Alya HAMZA