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Un conte de fées moderne
Parmi les films-événement qui ont été projetés en avant-première mondiale aux JCC, « Fartattou Edhehab » (Papillon d’or), le second long-métrage d’Abdelhamid Bouchnak après « Dachra » est un voyage fantastique non sans quelques pointes d’horreur.
Notre jeune réalisateur persiste et signe dans le cinéma de genre en se plaisant à chacun de ses films court ou long à choisir un cinéma très peu ou pas du tout abordé en Tunisie. Dans « Papillon d’or », il nous raconte un drame fantastique dans une atmosphère lourde et parfois pas belle à voir.
Au détail des personnages dangereux et inabordables, à la limite, celui du policier et de son père que le spectateur hait au plus vite, vient comme un contrepoids à celui d’un enfant mystérieux, muet et qui risque de perdre la vue étant atteint d’une maladie grave des yeux.
Le visage du petit Rayen Dhaouadi qui joue le rôle de l’enfant, exprime au mieux les expressions et ne semble pas du tout avoir peur de la caméra. Et les paradoxes n’en finissent pas, dans la mesure où le policier coléreux, rôle bien servi par Mohamed Souissi, a un grand cœur. Il va permettre à l’enfant de découvrir des choses qu’il n’a encore jamais vues à travers la visite de plusieurs lieux et la rencontre d’une galerie de personnages aussi étranges que gentils, magiciens et fantastiques.
Un parcours des plus heureux à la fois réel et irréel pour cet enfant. Le réalisateur Abdelhamid Bouchnak, par le truchement des effets spéciaux et du montage, réussit à concrétiser les rêves de l’enfant. Ce dernier disparait en cours de route. Est-il devenu lui-même un personnage hors du commun ?
L’histoire reste très énigmatique comme poussée par les ingrédients des films fantastiques. Le réalisateur nous fait entrer dans le monde qu’il imagine et crée pour aboutir à un cinéma de genre dont il semble en devenir un spécialiste.
B.L.